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"Offrir
une vie meilleure à nos aînés" tel est le
titre de l'ouvrage de Fabrice Provin aux éditions Anne Carrière.
Interview de ce pionnier des services à la personne âgée.
Vous être
l'auteur du nouveau livre "Offrir une vie meilleure à nos aînés",
quel est son message principal ?
C'est un message fort, destiné soit aux personnes âgées
et leur entourage, pour leur dire que la vieillesse n'est pas une fatalité,
qu'il y a plein de possibilité, malgré la maladie et l'isolement,
de pouvoir continuer à vivre normalement même si on est âgé.
C'est aussi un message pour tout ceux qui veulent entreprendre, leur montrer
que c'est possible encore aujourd'hui d'avoir des projets.

Pour l'avoir écrit
?
C'est une belle rencontre entre mon éditrice et moi. J'étais interviewé
par une journaliste qui se demandait si j'avais l'intention d'écrire
un livre. Je lui dis non car je n'ai pas le temps et que je ne me sens pas trop
doué pour le faire. Elle m'annonce qu'elle connaît un éditeur
et que mon parcours vaut d'être écrit. elle me met en rapport avec
anne carrière et là c'est le coup de foudre. Je suis ravi qu'elle
m'ait fait confiance pour écrire ce livre. c'est une très belle
aventure.
Vous êtes
à l'origine de l'Age
d'Or Services, qui est actuellement le plus important réseau
français privé d'accompagnement, d'aide, d'assistance et de services
aux personnes âgées. Avez le recul, qu'avez-vous le plus aimé
dans cette aventure ?
A choisir, tout ce maillage que j'ai tissé en partant de rien : un réseau
de franchises solides, des partenaires prestigieux, comme l'AG2R, Sanofi-Aventis
et puis CNP Assurances qui est devenue l'actionnaire unique de l'age d'or à
présent. Et me dire aujourd'hui que plus de 30000 personnes sont aidées
par l'age d'or, cela me comble de bonheur.
D'où vient ce fort intérêt pour le bien-être des personnes
âgées ?
Dès l'age de 10 ans, je me rendais, avec ma mère, chez les personnes
âgées de notre quartier. J'ai vite trouvé mon utilité
et j'aimais la reconnaissance de ces personnes. Je me suis vite fait des amis
et j'aimais leur contact comme elles aimaient le mien, j'imagine. J'apprenais
beaucoup et déjà à l'époque je trouvais que le temps
passait vite, je voulais donc apprendre des choses concrètes et utiles
dès ma jeunesse.
Je n'avais pas de copains
de mon âge. Comme je le dis volontiers, c'était mes mamies de quartier
qui étaient devenues mes amies. c'est une vraie vocation, une passion
à vouloir aider les personnes âgées.
Avez-vous d'autres
projets dans l'avenir pour les aînés ?
J'aimerais un jour pouvoir permettre à des gens malades qui sont aidés
par leur proche, de pouvoir sur un même site, partager des moments mais
aussi que chacune des personnes puissent vivre une certaine indépendance.
Je pense à un couple dont l'un d'eux est atteint de la maladie d'alzheimer.
Quelles difficultés pour le malade, mais quelle souffrance pour le coinjoint
en
bonne santé... il a besoin de souffler sans pour autant abandonné
celui qu'il aime. J'espère pouvoir arriver encore à mes fins.
Mais j'y crois alors pourquoi ne pas mener à bout ce nouveau projet...
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