Nous comptons aujourd’hui dans
notre réseau 1000 magasins répartis principalement en France,
en Espagne, en Belgique, au Luxembourg, en Suisse et dans les pays du Maghreb.
Nous développons pour la plus grande partie d’entre eux, des magasins
en franchise : nous sommes la première franchise d’optique
en Europe.
Parmi nos 1000 magasins, nous comptons environ 500 partenaires franchisés,
qui possèdent en moyenne 2 magasins.
Mr Afflelou a été
précurseur sur marché de la franchise optique ?
Oui effectivement, car dans l’optique à l’époque il
existait énormément de coopératives, de groupements d’achats.
Mr Afflelou a été précurseur dans le mode de développement
dans l’optique avec la franchise, dans la façon de communiquer
sur le marché de l’optique, puisqu’il y a 30 ans, le marché
était encore perçu comme un marché très « médical ».
Alain Afflelou a souhaité
dépoussiérer cette image pour faire en sorte que les lunettes
soient moins perçues comme une « prothèse »,
moins comme une contrainte.
Une des valeurs qui nous caractérise,
est que nous sommes très conscients que le port de lunettes n’est
pas un plaisir, notre travail est là pour rendre ce facteur le moins
contraignant possible.
C’est vraiment cette recherche de solutions qui nous anime au quotidien.
Notre enseigne est vraiment portée par un opticien, c’est notre
métier.
Les messages que nous essayons de
faire passer à chaque campagne de communication, sont des messages d’opticiens :
que ce soit au niveau des verres indestructibles, des verres progressifs, offrir
une seconde paire de lunettes, etc… toutes ces offres viennent répondre
à un problème de consommateur que nous avons identifié
à moment donné.
Il me semble que le marché
de l’optique en France est bien développé en comparaison
à d’autres pays Européens ?
En Espagne par exemple, nous avons largement contribué à révolutionner
le marché, comme nous l’avions fait il y a 30 ans en France.
De plus, nous sommes aujourd’hui riches de notre expérience. Pour
les pays Francophones, comme la Belgique ou la Suisse, les consommateurs regardaient
la télévision Française, nous avions donc une image présente,
c’est différent, quand nous sommes arrivés notre clientèle
nous attendait. La rupture n’a pas été aussi forte que pour
l’Espagne.
Plus de 90% de la population des
50+ est porteuse de lunettes, c’est un segment de marché énorme
et incontournable…
A partir de la quarantaine, un phénomène complètement naturel
se développe : la presbytie. Cette presbytie concerne tout le monde :
le cristallin se fatigue et on a besoin de lunettes pour lire, voir de près,
c’est incontournable.
Quel est votre positionnement
sur le marché ?
Nous ne nous positionnons pas en fonction des tranches d’âges. Nous
ciblons le grand public et c’est important pour nous. Nous sommes là
pour répondre aux besoins de tous les porteurs de lunettes, de l’enfant
à la personne âgée.
Bien évidemment, nous savons que les consommateurs de lunettes sont en
grande partie des personnes à partir de 45 ans…
Vous avez des offres particulières
pour cette cible ?
Oui, nous avons été les premiers à développer la
« Forty », en 1996, pour les presbytes, qui a été
une grande révolution à fort succès, et continue à
l’être encore aujourd’hui.
L’idée de départ
est partie d’un constat : lorsque le client doit commencer à
porter des lunettes aux alentours de 45 ans, c’est une habitude à
laquelle il n’est pas simple de s’adapter. On les dépose
à un endroit, et finalement on passe son temps à chercher ses
lunettes.
De plus, le second constat était de faire le choix entre des verres +
montures ou de simples lunettes de lectures dites « loupes »,
pas forcément de qualité.
Nous avons donc souhaité répondre
à ces problématiques en créant des lunettes de qualité,
qui soit anti-conformistes de manière à mieux accepter le « cap »
des premières lunettes, signe de vieillissement dans l’esprit du
consommateur, et démultipliées en plusieurs exemplaires. L’objectif
était donc de simplifier la vie du consommateur, de l’aider à
mieux accepter l’évènement.
La Forty, c’est une chose,
mais nous avons aussi développé d’autres produits qui concernent
les verres progressifs : le problème connu de ces verres jusqu’à
aujourd’hui, c’était la création de ce que l’on
appelle des « aberrations », qui sont gênantes pour
l’œil du consommateur, peu confortables (effets de tangage, vision
floue sur les côtés, etc…).
Afflelou est allé plus loin
dans la recherche, en s’associant avec les plus grands verriers pour arriver
à une évolution technologique qui permet de faire des verres progressifs
complètement individualisés en prenant en compte d’autres
paramètres, d’autres mesures qui font en sorte de calculer au mieux
la fabrication du verre. L’individualisation permet de réduire
au maximum les aberrations, donc améliorer au maximum le confort du consommateur.
Le temps d’adaptation est donc immédiat.
Cette gamme de verre, nommée « Affinité d’AFFLELOU»,
a été ensuite pensée pour pouvoir s’adresser au plus
grand nombre, nous avons donc créé ce produit de très bonne
technicité au prix des verres progressifs standards, grâce aux
volumes de ventes que nous atteignons partout en Europe.
Que pensez-vous du « coup
de gueule » lancé par l’Asnav concernant la suppression
des remboursements des soins optiques ?
Nous sommes membres du SYNOPE, syndicat des opticiens sous enseignes, et notre
position est bien évidemment de faire très attention à
ces nouvelles propositions. Nous suivons le point de vue du SYNOPE, nous avons
une position qui défendra l’intérêt des porteurs de
lunettes.
Pour plus d’informations : www.alainafflelou.com