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vieillissement démographique : vieillissement de la population
Date 4/07/2009
 
   
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Retraite active et nouveaux besoins des Seniors
Document sans titre

Par Patrick Coeurdray - Révéa club Seniors

L'arrivée à la retraite d'une nouvelle classe d'âge, en bonne santé, plus jeune et plus instruite que ses devancières mais plus vite sortie de la vie professionnelle, représente une aubaine pour la vie associative.

Une étude menée par HSBC dans plus de 20 pays auprès de plus de 20000 personnes montre que l'image des Seniors doit complètement changer , selon jean-pierre Wiedmer (HSBC Assurances). Ils sont en forme , ils sont actifs. Ils sont prêts à s'investir de manière tout à fait importante. Cette perception est encore plus positive chez les Anglo-Saxons.
Cette bonne santé et le faible taux d'activité des Seniors en France sont le socle de problématiques nouvelles. Les Seniors français se trouvent dans la situation de pouvoir allouer une partie de leur temps à leurs parents âgés mais également une partie de leur disponibilité à leurs petits-enfants ou à la vie associative.

Des inquiétudes françaises sur la retraite et la santé.
78% des français (contre 66% dans le monde) perçoivent la retraite comme une période de liberté, de bonheur et de satisfaction.
Mais cette période s'anticipe . Elle se prépare dans le domaine financier , parce qu'il est clair que si vous vivez plus longtemps ,vous avez besoin d'avoir un peu plus de patrimoine financier. Les français sont sérieusement concernés par le risque de survivre à leur patrimoine.
L'avenir de leur santé est aussi un sujet de crainte. 90% des Français interrogés sont effectivement inquiets sur la santé, alors que le monde cette proportion est de 70%.

Des bénévoles deux fois plus productifs qu'aux USA.
L'apport bénévole des Seniors en France est de l'ordre du double de celui des Américains.

Les Français contre un âge de la retraite obligatoire.
Mais les gens voudront travailler à leur rythme et jusqu'à l'âge qu'ils souhaitent.
Les français veulent disposer de flexibilité pour voyager , avoir de nouveaux loisirs, passer plus de temps avec leurs proches, participer à des activités bénévoles.
Parfois , ils voudront se lancer dans un nouveau type de travail rémunéré.
Trois Français sur quatre sont contre le principe d'une retraite obligatoire à un âge prédéterminé.

L'enchevêtrement des temps professionnels et de la retraite.
On est passé d'une société dite ternaire (formation, travail, retraite) , à une société dans laquelle les temps sociaux sont recomposés.
Ces temps s'enchevêtrent de plus en plus avec non seulement de la préretraite mais aussi de la retraite progressive, de la retraite à temps partiel, alternée avec du bénévolat ou de l'engagement familial.

Trois processus distincts motivant un engagement associatif.

Le processus translatif. On va transférer des ressources individuelles engagées dans le cadre professionnel ou extra-professionnel vers des projets associatifs.

Le processus transformatif. Les activités associatives mettent en jeu des mécanismes de reconversion et d'adaptation des ressources personnelles à des projets qui sont un peu éloignés du champ professionnel initial.

Le processus créatif marque l'investissement des retraités dans un champ de compétences totalement nouveau et inconnu.

Le problème générationnel de la relève associative.

Un tiers seulement des 12 millions de bénévoles en France assure une présence régulière permettent à une association de se maintenir. Ce noyau, sans lequel plus de 80% des associations ne survivraient pas , diminue. Les plus de 60 ans comptent, au moment de la retraite, pour moitié de bénévoles réguliers.
Il existe un problème de la relève car dans certaines organisations caritatives, on s'aperçoit que plus de 50% des bébévoles sont des retraités.

Les Boomers en quête de professionnalisation associative.
Reste que les associations pour recruter les nouveaux Seniors doivent se mettre au diapason de leurs besoins.

 

Retraite active et nouveaux besoins des Seniors
Document sans titre

Par Patrick Coeurdray - Révéa club Seniors

L'arrivée à la retraite d'une nouvelle classe d'âge, en bonne santé, plus jeune et plus instruite que ses devancières mais plus vite sortie de la vie professionnelle, représente une aubaine pour la vie associative.

Une étude menée par HSBC dans plus de 20 pays auprès de plus de 20000 personnes montre que l'image des Seniors doit complètement changer , selon jean-pierre Wiedmer (HSBC Assurances). Ils sont en forme , ils sont actifs. Ils sont prêts à s'investir de manière tout à fait importante. Cette perception est encore plus positive chez les Anglo-Saxons.
Cette bonne santé et le faible taux d'activité des Seniors en France sont le socle de problématiques nouvelles. Les Seniors français se trouvent dans la situation de pouvoir allouer une partie de leur temps à leurs parents âgés mais également une partie de leur disponibilité à leurs petits-enfants ou à la vie associative.

Des inquiétudes françaises sur la retraite et la santé.
78% des français (contre 66% dans le monde) perçoivent la retraite comme une période de liberté, de bonheur et de satisfaction.
Mais cette période s'anticipe . Elle se prépare dans le domaine financier , parce qu'il est clair que si vous vivez plus longtemps ,vous avez besoin d'avoir un peu plus de patrimoine financier. Les français sont sérieusement concernés par le risque de survivre à leur patrimoine.
L'avenir de leur santé est aussi un sujet de crainte. 90% des Français interrogés sont effectivement inquiets sur la santé, alors que le monde cette proportion est de 70%.

Des bénévoles deux fois plus productifs qu'aux USA.
L'apport bénévole des Seniors en France est de l'ordre du double de celui des Américains.

Les Français contre un âge de la retraite obligatoire.
Mais les gens voudront travailler à leur rythme et jusqu'à l'âge qu'ils souhaitent.
Les français veulent disposer de flexibilité pour voyager , avoir de nouveaux loisirs, passer plus de temps avec leurs proches, participer à des activités bénévoles.
Parfois , ils voudront se lancer dans un nouveau type de travail rémunéré.
Trois Français sur quatre sont contre le principe d'une retraite obligatoire à un âge prédéterminé.

L'enchevêtrement des temps professionnels et de la retraite.
On est passé d'une société dite ternaire (formation, travail, retraite) , à une société dans laquelle les temps sociaux sont recomposés.
Ces temps s'enchevêtrent de plus en plus avec non seulement de la préretraite mais aussi de la retraite progressive, de la retraite à temps partiel, alternée avec du bénévolat ou de l'engagement familial.

Trois processus distincts motivant un engagement associatif.

Le processus translatif. On va transférer des ressources individuelles engagées dans le cadre professionnel ou extra-professionnel vers des projets associatifs.

Le processus transformatif. Les activités associatives mettent en jeu des mécanismes de reconversion et d'adaptation des ressources personnelles à des projets qui sont un peu éloignés du champ professionnel initial.

Le processus créatif marque l'investissement des retraités dans un champ de compétences totalement nouveau et inconnu.

Le problème générationnel de la relève associative.

Un tiers seulement des 12 millions de bénévoles en France assure une présence régulière permettent à une association de se maintenir. Ce noyau, sans lequel plus de 80% des associations ne survivraient pas , diminue. Les plus de 60 ans comptent, au moment de la retraite, pour moitié de bénévoles réguliers.
Il existe un problème de la relève car dans certaines organisations caritatives, on s'aperçoit que plus de 50% des bébévoles sont des retraités.

Les Boomers en quête de professionnalisation associative.
Reste que les associations pour recruter les nouveaux Seniors doivent se mettre au diapason de leurs besoins.

 

Les baby boomers sont inquiets pour leur retraite
Document sans titre La 3ème vague de l’Observatoire des retraites, commandée par l’Union Mutualiste Retraite, se penche sur la manière dont les salariés de 45 ans et plus envisagent leur retraite. Elle montre que ces actifs, même proches de cette étape, sont inquiets et pas forcément très bien organisés ni informés.

Paris, le 23 juin 2008 : L’UMR, qui regroupe les principales composantes de la Mutualité et qui gère le Corem, seul régime complémentaire par point, dévoile les résultats du nouveau volet de l’Observatoire des retraites, initié en 2006 et réalisé en partenariat avec IPSOS. Réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 512 salariés de 45 ans et plus, l’enquête traduit l’inquiétude de ces actifs pour leur retraite, en particulier quant au maintien de leur niveau de vie.

> La retraite synonyme d’inquiétude

80% des personnes interrogées se déclarent inquiètes lorsqu’elles pensent à leur retraite et 27% se disent même très inquiètes. En 2007, les jeunes actifs apparaissaient proportionnellement plus inquiets (88%) mais le niveau d’inquiétude des salariés de 45 ans et plus est élevé compte tenu de la proximité de l’échéance de la retraite.
La principale source d’inquiétude des salariés de 45 ans et plus concerne le maintien de leur niveau de vie une fois à la retraite.
84% d’entre eux sont inquiets quant au montant de la retraite qui leur sera versé.
76 % le sont également par rapport à la proportion de revenus qu’ils devront consacrer au financement de leur retraite.

> Un dispositif actuel de financement de la retraite insuffisant

Seul 1 senior sur 10 pense que le système actuel pourra totalement financer sa retraite.
51% de l’ensemble des salariés de 45 ans et plus pensent que le système de retraite actuel ne pourra financer qu’en partie leur retraite et leur assurer un niveau de vie permettant de répondre à leur besoins ;
38% considèrent que ce système ne pourra pas du tout leur permettre d’avoir un niveau de vie suffisant. Ils ne sont que 9% à penser que le système y subviendra totalement.

> Les salariés ne veulent pas travailler plus longtemps pour gagner davantage

En dépit d’une certaine prise de conscience, les salariés de 45 ans et plus n’envisagent pas pour autant de travailler plus pour gagner davantage une fois à la retraite.

En effet, seuls 17 % d’entre eux l’envisagent, 22% souhaitant même travailler moins longtemps quitte à toucher moins.
La majorité (60%) souhaite travailler le nombre d’années prévu par la loi pour toucher une retraite à taux plein.

> Une épargne nécessaire rendue difficile par le manque de moyens

La plupart des baby-boomers a déjà entamé une démarche d’épargne en vue de la retraite. En effet, 59% d’entre eux le font déjà, seuls 25% ne souhaitent pas le faire.

En revanche, la plupart (63 %) opte pour des produits ou placements non spécifiques à la retraite et 29% ont choisi d’investir dans l’immobilier. Ils sont 27% à avoir souscrit à un régime de retraite complémentaire collectif et 25% à un régime de retraite complémentaire individuel.

Toutefois, l’étude montre que le manque de moyens est le principal frein à l’épargne des salariés de 45 ans et plus. En effet, sur les personnes qui n’épargnent pas en vue de leur retraite, 68% ne le font pas faute de moyens et 7% faute d’informations ; les plus touchés étant logiquement les salariés les moins aisés.

> L’entreprise, maillon essentiel dans la préparation de la retraite

L’entreprise est considérée par les baby-boomers comme un acteur légitime en matière de retraite. Pour 89 % d’entre eux, elle se doit même d’intervenir auprès de ses salariés pour les aider à préparer leur retraite ; 37% des non - épargnants seraient incités à épargner pour leur retraite si leur entreprise leur proposait une offre intéressante pour souscrire à un régime de retraite individuel ou collectif. Au-delà de l’accompagnement, les seniors se montrent intéressés par une véritable prise en charge de la gestion de leur cotisation à la retraite complémentaire par leur entreprise : 69% d’entre eux se disent intéressés par le fait de pouvoir cotiser chaque mois pour leur retraite complémentaire et que ce montant soit directement prélevé sur leur fiche de paie.

A propos de l’Union Mutualiste Retraite :
Créée en février 2002, l’Union Mutualiste Retraite est l’union de composantes de la Mutualité Française, constituée pour proposer une solution retraite solidaire, efficace et ouverte à tous, le Corem. La particularité du Corem est d’être l’unique régime français mutualiste de retraite par points, pouvant ainsi associer efficacité économique et valeurs mutualistes. Il est ouvert depuis le 1er janvier 2005 à toute la population mutualiste (38 millions de personnes) et représente à ce jour 4,644 milliards € d’actifs sous gestion.
Pour tout renseignement complémentaire : www.corem.com

Julien Lopizzo : "Coach Retraite permet aux internautes de mieux comprendre le système de retraite"
Document sans titre Pouvez-vous nous présenter Coach Retraite ?

Coach Retraite est un site internet d’informations juridiques et financières dédié à la Retraite : http://www.coach-retraite.com. Nous proposons aux internautes de mieux comprendre le système de retraite tout en les aidant à préparer leur situation personnelle. Nous accompagnons nos membres dans leur démarche d’information en leur mettant à disposition un ensemble de services.

Quels services proposez-vous ?

Chaque semaine nous éditons un magazine numérique composé de 2 dossiers thématiques : rédigés dans un langage clair, ces synthèses, accessibles gratuitement sur simple inscription, permettent à leur lecteur de mieux comprendre certains points juridiques ou financiers ; par exemple : la pension de réversion, l’assurance vie ou bien le fonctionnement du cumul emploi retraite. Nous préparons également, pour Septembre, une version papier de notre magazine (entièrement gratuite) qui sera envoyé par courrier tous les trimestres à tous les membres qui en font la demande.

Bien entendu chaque jour nous traitons au fil de l’eau les actualités et évènements liés à la retraite. Par ailleurs nous lancerons très prochainement une émission vidéo qui amènera un complément d’informations par rapport aux magazines et aux fils d’actualités.

En parallèle de nos services d’informations, nous mettons à disposition de nos membres des services pratiques :

Calcul de la retraite (gratuit) : notre service de calcul retraite permet à nos membres de se rendre compte du niveau de rémunération qu’ils auront une fois à la retraite.

Questions aux Coachs Retraite (payant) : ce service permet à nos membres de poser une question à un juriste. En fonction du profil du membre, nos juristes peuvent effectuer les recherches juridiques nécessaires pour apporter la réponse la plus précise possible.

D’ici la fin de l’année 2008, nous proposerons également un service de bilan retraite et d’aide aux demandes de liquidation de retraite.

Quelles sont vos cibles ?

Coach Retraite s’adresse à tous les Français, quelques soient leur âge, souhaitant en savoir plus sur la Retraite car il ne faut pas attendre le dernier moment pour s’en préoccuper.

Quels sont les principales préoccupations de vos lecteurs ?

Avant de consulter Coach Retraite, nos lecteurs ont plusieurs points de préoccupations :

Ils ne se sentent pas assez informés et ne trouvent pas d’informations juridiques claires pour bien comprendre leur situation.
Ils ne connaissent pas le montant de leur future retraite

Après la phase de découverte de Coach Retraite nous constatons que d’autres points de préoccupations se créent :

Ils sont inquiets sur leur départ en retraite car nos lecteurs ont peur d’une réforme couperet qui éloignerait la date de celui-ci.
Une partie de nos lecteurs se rendent compte lors de leur première simulation de pension, qu’ils vont subir une grosse baisse de leur revenu une fois à la retraite, ce qui redoublent leur inquiétude.

Pourquoi avez-vous lancé un magazine gratuit ?

Nous souhaitions diffuser nos informations le plus largement possible sans pénaliser ceux qui n’auraient pas les moyens de payer pour accéder à nos services.

Mais comment vous rémunérez-vous ?

La publicité est notre première source de revenu. Coach Retraite est aujourd’hui la seule place de marché Retraite qui permet à des annonceurs de s’adresser à des gens qui recherchent des solutions pour financer leur retraite. Nos principaux annonceurs sont donc des banques, des assurances ou bien des courtiers.

Comment vous situez-vous par rapport aux sites institutionnels de la CNAV ?

Coach Retraite est à la fois un complément et une alternative d’informations par rapport aux sites de la CNAV :

Une alternative : nous n’avons pas la même manière de traiter l’information : notre ligne rédactionnelle nous amène à décortiquer les aspects juridiques par thématiques ou métiers, nous apportons donc plus de précisions à nos lecteurs. De plus notre format magazine amène une qualité de lecture supplémentaire.

Un complément : contrairement à la CNAV nous traitons de l’aspect financier de la retraite, nous aidons donc nos lecteurs à mieux préparer financièrement celle-ci par leurs propres moyens.

Pour en savoir plus : http://www.coach-retraite.com


Retraites : 41 ans de cotisation à l’horizon 2012
Document sans titre Xavier Bertrand a lancé, le 28 avril, la consultation des partenaires sociaux pour leur présenter un plan de réforme du régime général des retraites.

Pour assurer le financement des retraites, le document d’orientation prévoit un nouvel allongement de la durée de cotisation qui passera de 40 à 41 ans d’ici à 2012 pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Le chef de l’Etat avait déjà évoqué, le 24 avril, la solution "de travailler et de cotiser plus longtemps" après avoir exclu la diminution des retraites qui "sont déjà très basses" et l’augmentation des cotisations qui signifierait "alourdir le coût du travail".

Le ministre du Travail, accompagné du secrétaire d’Etat à l’Emploi, présentera une série de dispositions pour favoriser le maintien en activité des seniors. L’idée de la mise en place de quotas dans les entreprises ne sera pas retenue. Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez penchent plus en faveur de l’instauration d’un malus sur les cotisations patronales d’ici à 2010 dans les entreprises qui n’auront pas signé d’accord intégrant un engagement chiffré de progression de la part de seniors dans les effectifs. La mise en retraite d’office par l’employeur sera supprimée et l’âge pour bénéficier d’une dispense de recherche d’emploi, accordée aux plus de 57 ans, sera peu à peu relevé.

En revanche, l’âge légal de départ à la retraite reste fixé à 60 ans, même si le seuil légal de 65 ans et le cumul d’un emploi et d’une retraite devraient être assouplis. La possibilité d’un départ anticipé pour ceux qui ont commencé à travailler à 14 ans et 16 ans sera préservée.

Concernant la revalorisation des retraites, le Gouvernement prévoit d’augmenter de 25 % en cinq ans le minimum vieillesse. Les pensions de réversions bénéficieront aussi d’un coup de pouce en passant de 56 % au 1er janvier 2009 à 60 % en 2011. Enfin en raison de l’inflation, l’ensemble des pensions augmentera en septembre en fonction d’un nouveau mécanisme d’indexation.

Après la phase de concertation avec les partenaires sociaux, le Gouvernement prévoit d’intégrer ces mesures dans le projet de réforme du financement de la protection sociale prévu pour 2009.

http://www.premier-ministre.gouv.fr

 

Les baby-boomers ne prévoient pas réduire leur train de vie après avoir pris leur retraite
Document sans titre

Selon l'Enquête de Fidelity sur la retraite au Canada 2007-2008, plus des deux tiers des baby-boomers canadiens qui travaillent ne prévoient pas réduire leur niveau de vie une fois qu'ils auront quitté leur emploi. De fait, la majorité d'entre eux entendent maintenir ou même augmenter leur train de vie après avoir pris leur retraite.

"Le sondage de Fidelity révèle que de nombreux baby-boomers ont des projets ambitieux pour leur retraite, a précisé déclare Peter Drake, vice-président, Retraite et recherches économiques chez Fidelity Investments Canada s.r.i. Plusieurs veulent prendre leur retraite tôt et mener par la suite une vie très active. Cependant, comme l'âge médian de la prise de retraite diminue alors que l'espérance de vie augmente, la retraite de certains baby-boomers pourrait durer aussi longtemps que leur carrière. Or,
nombre d'entre eux n'ont pas de plan de retraite et ne mettent pas de côté l'argent nécessaire pour financer la retraite active à laquelle ils s'attendent."

La troisième Enquête annuelle de Fidelity sur la retraite au Canada indique que 64 % des baby-boomers canadiens qui travaillent prévoient maintenir leur style de vie actuel quand ils seront retraités. De plus, 6 % des personnes de ce groupe croient qu'elles augmenteront leur train de vie alors que seulement 22 % d'entre elles prévoient vivre plus modestement. Parmi les retraités, 47 % affirment qu'ils ont continué à vivre comme ils le faisaient avant de quitter le marché du travail alors que 42 % disent avoir diminué leur niveau de vie depuis qu'ils ont pris leur retraite.

"Projets de retraite" n'est pas synonyme de "plan de retraite"

Les baby-boomers qui ont de grands projets pour leur retraite ne seront pas tous en mesure de les réaliser. Selon l'Indice de retraite Fidelity, publié en octobre 2007, les baby-boomers sont en voie de remplacer 55 % seulement du revenu qu'ils gagnaient avant leur retraite. Cela signifie que certains ménages de cette génération verront leur revenu chuter de 45 %, ce
qui pourrait les forcer à remettre en question leurs objectifs de retraite.

L'Enquête de Fidelity sur la retraite au Canada fait également ressortir que sur cinq baby-boomers, un seul (23 %) dispose d'un plan de revenu de retraite indiquant clairement les sources de son revenu de retraite et ses dépenses probables.

"Planifier pour la retraite ne signifie pas seulement accumuler des économies, a ajouté M. Drake. Les baby-boomers et les retraités devraient établir un plan de revenu de retraite précisant d'où leur revenu proviendra et comment ils prévoient l'utiliser."

Les dépenses d'une personne retraitée

Alors qu'un grand nombre de répondants souhaitent maintenir ou augmenter leur niveau de vie après avoir pris leur retraite, plusieurs comprennent que cet objectif peut s'avérer coûteux. La majorité des baby-boomers (62 %) croient que leurs dépensent diminueront une fois qu'ils auront pris leur retraite, ce qui correspond aux habitudes de consommation des répondants
retraités.

Quand on leur demande à quoi ils croient que leur argent servira, 45 % des baby-boomers s'attendent à ce que les coûts associés à leur résidence principale diminuent après leur retraite. Les retraités soutiennent toutefois le contraire : 69 % d'entre eux déclarent que leurs coûts de logement sont demeurés stables ou ont augmenté. La grande majorité des baby-boomers (84 %) estiment que les coûts des soins de santé resteront plus ou moins les mêmes, ce qui coincide avec les habitudes de consommation des retraités actuels. Enfin, 66 % des baby-boomers croient que leurs dépenses liées aux vacances, aux maisons de vacances et aux loisirs demeureront stables ou augmenteront, tandis que 56 % seulement des retraités affirment qu'il en a été ainsi pour eux.

"La recherche de Fidelity indique que les baby-boomers canadiens s'attendent à ce que les soins de santé représentent une portion importante de leurs dépenses futures, a souligné M. Drake. Il faut toutefois que leur plan de retraite tienne aussi compte d'autres facteurs, par exemple la possibilité que les coûts du logement augmentent. Le simple fait d'être retraité ne nous
dispense pas d'investir pour entretenir ou réparer notre résidence."

Selon le sondage, les baby-boomers et les retraités qui ont un plan de revenu de retraite sont plus susceptibles d'avoir prévu des dépenses futures telles que les frais médicaux, les coûts du logement, les vacances et les rénovations domiciliaires. Quant aux retraités, toutes proportions gardées, ceux qui disposent d'un plan de revenu de retraite sont deux fois plus nombreux que les autres à avoir répondu que leur niveau de vie a augmenté après leur départ du marché du travail.

"Un plan d'épargne avant la retraite et un plan de revenu de retraite par la suite augmentent vos chances d'avoir une retraite à la hauteur de vos aspirations", a conclu M. Drake.

 

Retraite : 9 étapes pour s’y préparer et bien la vivre
Document sans titre L’espérance de vie progresse de trois mois par an et, selon les experts, le nombre de retraités atteindra, à compter de 2005, le nombre d’actifs. Il est donc primordial de préparer les actuels et futurs « seniors » à vivre une vie sereine et équilibrée. Telle est la vocation de ce livre, manuel pratique, court et accessible à tous.

L’entrée en retraite, expression bien plus positive que celle de « départ en retraite », constitue un changement difficile qui implique une réorganisation de vie mais également une réorganisation mentale, profond changement dans notre façon de penser, au niveau de nos croyances sur nous-même, sur la vie, l’avenir, sur notre environnement.

Il s’agit surtout d’une nouvelle opportunité de vivre, de construire et d’accomplir ce que nous souhaitons au cours d’une période qui, aujourd’hui, occupe environ un quart de notre vie ! D’où la nécessité de préparer ce changement, pour se montrer capable de combler le vide identitaire généré par la cessation d’activité. Il s’agit de se forger une identité nouvelle, fondée sur l’être et adaptée à un nouveau contexte de vie afin de profiter de ce nouvel espace de vie.

Grâce à cette démarche « accompagnement retraite », Christine Vigneresse s’intéresse à la personne, à la dimension psychologique et sociale de ce changement de vie crucial, en tenant compte de la personnalité, des envies, des besoins et des valeurs de chacun. Son livre nous incite à la réflexion, nous entraîne vers une profonde introspection et nous apprend à analyser cette situation nouvelle.

Faites le choix dynamique de construire votre retraite. Ce livre vous accompagne tout au long du processus et vous donne les clés pour réussir votre retraite. Avec lui, vous deviendrez le metteur en scène et l’acteur principal de votre nouveau scénario de vie.

Christine Vigneresse, coach professionnel et formatrice, se consacre à l’accompagnement et au changement des personnes et des organisations. Spécialiste des situations de crise, de conflit et de mutation, elle intervient aussi bien auprès des particuliers que des entreprises. Fondatrice de « Coaching Evolution », elle organise des séminaires de préparation à la retraite.

 

 

France Retraite : travailler plus longtemps pour gagner plus
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France Retraite met l’accent sur le manque d’information autour de la retraite comme frein à l’efficacité des réformes.

Selon une étude de l’INSEE, publiée le 12 décembre 2007, plus de la moitié des Français (57,3%) de 50 à 64 ans encore en activité, souhaitent prendre leur retraite « le plus rapidement possible ». Forte d’une expérience de terrain et de contacts quotidiens avec les directions RH, France Retraite, explique ce chiffre par la désinformation autour de la retraite et non par un malaise au travail, puisque 88,7% des salariés français se déclarent « satisfaits ».

En effet, « la croyance populaire » laisse entendre que notre régime déficitaire ne pourrait plus payer les retraites des actifs actuels et ce, malgré toutes les réformes mises en place et dont les règles du jeu vont encore évoluer en 2008.

Entre mythe et réalité, France Retraite se veut pédagogue :

- « Notre régime par répartition est indestructible » dixit Pierre Péchery, Président de France Retraite, puisque ce sont les cotisations des actifs qui financent le versement des pensions des retraités. Effectivement, le taux d’actifs par rapport aux retraités est aujourd’hui insuffisant. Il n’est cependant pas définitif, et devrait retrouver un rapport satisfaisant d’ici une quinzaine
d’années.
- La durée de vie s’allonge régulièrement, qui s’en plaindra ? Il faut l’assumer et intégrer le fait que la durée de versement des pensions aux retraités (dont nous serons bénéficiaires à plus ou moins long terme), par conséquent, s’allonge. Il n’est donc pas anormal que les actifs doivent cotiser soit plus ou soit plus longtemps.
- Les réformes de 2003 et 2008 doivent apporter des solutions : cumul emploi / retraite, retraite progressive, surcote... sont autant d’outils qui doivent permettre de juguler le déficit chronique de nos régimes de retraite.

Pour que ces mesures soient efficaces, encore faut-il communiquer sur les règles du jeu : seuls 41 % des Français affirment être « bien informés » en matière de retraite. Ce manque de communication a limité les effets bénéfiques de ces mesures. À partir de 40-45 ans, les français doivent se poser les bonnes questions et trouver des réponses sur mesure.

Pierre Péchery ajoute : « Même si la réforme de 2008 paraîtra sans doute moins ambitieuse que celle de 2003, car nous avons déjà progressé au cours de ces 5 dernières années, il faudra y adhérer pleinement pour qu’un réel élan de solidarité intergénérationnel se crée. Il faudra travailler plus longtemps pour gagner plus lors de sa retraite. »

À propos de France Retraite – www.franceretraite.fr
Créée en 1998 par des actuaires et experts en matière de retraite, France Retraite est détenue à hauteur de 76%
par le Groupe Caisse des dépôts.
Leader national, avec plus de 16 000 Bilans Prévisionnels de Retraite réalisés, France Retraite délivre de
l’information individuelle retraite à destination des actifs, quelque soient les différents régimes auxquels ils ont
pu être affiliés. Basée à Tassin (près de Lyon), la société a développé le seul moteur de calcul permettant
d’industrialiser les processus de réalisation de Bilans tout en intégrant au fil de l’eau les modifications
courantes des régimes et des textes.

Retraite : les Français pleins de paradoxes
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Aviva présente les résultats d’une étude sur la retraite réalisée en avril par la société indépendante Henley Centre Headlight Vision auprès d’un échantillon de 26 854 consommateurs dans le monde. Dans la continuité de sa démarche d’anticipation « Penser plus loin », Aviva souhaite approfondir sa connaissance des comportements et des attentes des consommateurs vis-à-vis de l’argent et de la retraite (France : échantillon de 1000 personnes).

1er paradoxe : les Français sont inquiets pour leur retraite, ne comptent pas sur l’Etat pour la financer, mais ne s’en occupent pas activement.

· Les Français sont inquiets pour l’avenir de leur retraite, et sensiblement plus que les consommateurs des autres pays interrogés :

o 63 % craignent de perdre leur niveau de vie du fait de ne pas avoir assez épargné.
o S’ils recevaient une somme 3 fois supérieure à leurs revenus annuels, 27 % d’entre eux rembourseraient leur prêt immobilier et 18 % choisiraient l’épargne à long terme

· Les Français pensent que c’est à l’Etat d’agir mais ne lui font pas confiance :

o 63 % des Français pensent que c’est la responsabilité du gouvernement.
o 22 % d’entre eux pensent que le gouvernement leur procurera une retraite adéquate.
o 63 % des Français pensent qu’ils devront travailler au-delà de l’âge légal de la retraite pour s’assurer une retraite correcte.

· Les Français déclarent qu’ils s’occupent peu de leur retraite :

o En France, tout comme dans les pays d’Europe de l’Est, on prend peu de dispositions pour préparer sa retraite (seulement 36 %).
o 74 % ont un horizon d’investissement affiché inférieur à 5 ans. Ce taux est le plus élevé par rapport à l’Espagne, les Pays-Bas et l’Allemagne. Sur ces 74 %, 40 % des Français souhaitent compléter leurs revenus immédiatement.

2e paradoxe : si le manque de pouvoir d’achat est souvent évoqué comme un frein à l’épargne, il existe une multitude d’autres freins

· La résidence principale perçue comme clé dans la planification de la retraite :

o 47 % des Français considèrent qu’être propriétaire de leur résidence principale est un élément important de leur sécurité financière future.

· Les Français ont encore du chemin à faire en matière d’épargne régulière :

o Seuls 21 % des Français pensent qu’épargner chaque mois est le meilleur moyen de vivre une retraite paisible. Les Américains (49 %), les Chinois (41 %) et les Canadiens (47 %) sont bien plus convaincus de l’intérêt d’épargner régulièrement.
o Seuls 34 % des Français mettent régulièrement de l’argent de côté pour leur retraite contre 45 % des Américains et 41 % des Canadiens, qui ont conscience de l’importance d’épargner en amont et le font davantage.

· Les Français ne sont pas prêts à rentrer dans des schémas d’épargne bloqués sans flexibilité notamment dans la disponibilité des fonds investis :

o 59 % des Français préfèrent savoir que leur argent est facilement accessible plutôt que bloqué à long terme. C’est le taux le plus élevé des pays développés avec les Pays-Bas.

· Si le manque de pouvoir d’achat est la raison la plus évoquée pour ne pas épargner pour la retraite, il existe de nombreuses autres raisons : prêts en cours de remboursement, taux faibles, risque de perte d’argent, manque de confiance en les institutions financières

· La moitié des Français peu enclin à investir en Bourse :
o 53 % des Français ne sont pas prêts à prendre des risques pour obtenir une meilleure performance alors que 40 % des Américains sont prêts à le faire.

3e paradoxe : pour la retraite, les Français donnent l’impression de ne pas maîtriser

les questions d’argent, de ne pas savoir comment s’y prendre, d’être en attente de conseils et de pouvoir utiliser un outil internet pédagogique

· 43 % des Français pensent qu’ils ne maîtrisent pas mieux que la moyenne les questions d’argent

· Les Français lisent bien moins la presse financière que les asiatiques

o Dans les pays asiatiques, les consommateurs lisent régulièrement les pages placements dans la presse : Chine (42 %), Inde (42 %), Taïwan (54 %) et Hong-Kong (51 %)
o Seuls 23 % de Français lisent les pages financières dans la presse écrite ou en ligne.

· Le principe d’un site internet indépendant pour planifier sa retraite est plébiscité :

o 65 % des consommateurs dans le monde sont prêts à consulter un site Internet indépendant pour apprendre à planifier leur retraite.
o Parmi l’ensemble des personnes interrogées, 53 % des Français y sont favorables.

· La capacité de conseil est recherchée en priorité par 23 % consommateurs dans le monde, notamment 21 % des Français.
Principaux enseignements pour Aviva en France

· Les Français ont besoin de pédagogie pour les aider à préparer leur retraite. La capacité à délivrer le « Bon conseil » à ses clients est l’un des principaux signes distinctifs d’Aviva sur son marché.

· Les résultats de l’étude confirment que l’assurance vie est le placement le mieux adapté aux attentes des Français pour financer leur retraite dans un contexte immobilier tendu. Elle permet d’accéder facilement à son argent, tout en offrant une performance élevée sur le long terme dans un cadre sécurisé.

 

Le futur des retraites vu par le COR

Les points forts français

Le mécanisme français est original parmi les huit pays étrangers étudiés (Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Canada et Québec et États-Unis). Dans ces derniers, la concertation avec les partenaires sociaux sur les projections est peu pratiquée, le fonctionnement du COR se distinguant nettement à cet égard. De fait, selon le rapport, le système français présente différents points forts.
- Une indépendance des projections garantie par l’existence du COR, dont le fonctionnement repose sur une concertation très développée avec les partenaires sociaux et les régimes qu’ils gèrent, qui permet un consensus autour des différentes hypothèses utilisées.
- Une compétence technique française reconnue à l’étranger en matière de microsimulation. Le modèle « Destinie » est ainsi « très connu et apprécié à l’étranger, et les développements prévus à l’avenir pour ce modèle, notamment l’approche par ménages plutôt que par individus, correspondent bien aux recherches en cours ailleurs ».
- L’existence de plusieurs outils développés en parallèle et de nature différente : maquette macroéconomique, modèles de microsimulation, auxquels le COR peut faire appel.
- Un rapport de projection particulièrement riche et détaillé.

Les points faibles

Le système français présente toutefois un certain nombre de faiblesses.
- La France connaît des difficultés « à rassembler des données complètes et cohérentes sur les pensionnés et les cotisants ». La fragmentation du système français explique ce retard.
- Le rapport déplore également l’absence, au COR, d’une équipe permanente dédiée, que la périodicité quinquennale des projections (conformément à l’obligation légale) ne rend pas forcément nécessaire.
- L’absence de modèle formalisé, même simple, au sein du COR. Pour l’auteur du rapport, l’utilisation d’outils de nature différente, dont un modèle de microsimulation, « comporte des risques en matière de cohérence et de transparence difficile à justifier au plan technique ».
- La difficulté à expliquer les écarts d’une projection à l’autre, liée à l’utilisation du modèle de microsimulation et l’absence d’indicateur synthétique en projection.

Futures améliorations annoncées par le COR

Réagissant à ces critiques, le secrétariat général du COR a fait les observations suivantes.
- Les exercices complets de projection tous les cinq ans, impliquant tous les régimes, devraient être complétés par des exercices intermédiaires plus légers d’actualisation des résultats.
- Le développement des échanges techniques entre les régimes doit permettre d’harmoniser davantage les pratiques en matière de projection à long terme. Le COR anime dans ce but un groupe de travail « modèles de projection » qui réunit les principaux régimes de retraite et les administrations concernées.
- Si le COR n’entend pas construire en interne un modèle de projection, il souhaite favoriser la coordination des travaux de modélisation déployés au sein de l’administration (Budget, DGTPE, Drees, Insee) et dans les principaux régimes de retraite (Cnav notamment).
- En complément des modèles de microsimulation, le COR juge nécessaire de développer des modèles globaux moins sophistiqués pour les besoins de projection à long terme, permettant de fixer les principaux ordres de grandeur.
- Enfin, pour la suite des exercices de projection du Conseil, des indicateurs synthétiques compléteront la présentation, indispensable, des « chroniques de besoins de financement futurs ».

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L’Europe des retraites

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Tandis que la réflexion sur l’avenir des retraites est relancée dans notre pays, il est intéressant de constater les « tendances » sur ce sujet de nos voisins Européens.

Allemagne : la réforme votée cette année.

L’âge de la retraite, de 65 ans actuellement, va passer à 67 ans, entre 2012 et 2029. Les personnes nées à partir de 1947 sont concernées par cet allongement par étapes. Les personnes nées à partir de 1964 partiront à la retraite à 67 ans. Concrètement, de 2012 à 2024, l’âge de la retraite augmentera d’un mois par an pour arriver à 66 ans dans un premier temps. De 2024 à 2029, il augmentera de deux mois par an pour finalement atteindre 67 ans.

Le niveau des retraites doit être maintenu à hauteur de 46 % du revenu brut antérieur jusqu’en 2020. D’ici à 2030, il ne devra pas tomber sous la barre des 43 %.

Les cotisations de retraite passent cette année de 19,6 % à 19,9 % du salaire brut, acquittées paritairement par l’employeur et le salarié. Elles seront maintenues sous la barre des 20 % jusqu’en 2020 et ne devront pas dépasser les 22 % jusqu’en 2030.

Adaptations et exceptions : les parents pourront ajouter au nombre d’années travaillées le nombre d’années passées à élever leurs enfants (jusqu’à dix ans). Sans obtenir une retraite plus élevée puisqu’ils n’auront pas cotisé pendant ces années, ils pourront toutefois partir à la retraite au même âge que les autres. Pour ceux qui ont déjà cotisé 45 ans et plus, l’âge de la retraite est maintenu à 65 ans. Enfin, la retraite anticipée pour les handicapés passe de 63 à 65 ans, toujours sans réduction des cotisations. Pour les autres, un départ anticipé à 63 ans se soldera par une réduction des cotisations de 14,4 % au total, à raison de 0,3 % par mois.

Italie : des cotisations déjà élevées.

L’âge de départ est de 65 ans pour les retraites dites de « vieillesse ». Pour les retraites « d’ancienneté », il est de 57 ans jusqu’au 31 décembre 2007 ou après quarante ans de contributions, quel que soit l’âge. La réforme de juillet 2004 élève l’âge minimum des retraites d’ancienneté à 60 ans au 1er janvier 2008 (ou 61 ans pour les travailleurs indépendants). Ce plancher devrait être porté à 61 ans en 2010 et 62 ans en 2013. La gauche radicale demande un relèvement plus graduel : 58 ans en 2007, 59 ans en 2009, 60 ans en 2010, 62 ans en 2014. Il en coûterait 4 millions d’euros au Trésor public. L’âge moyen de départ à la retraite tourne autour de 60 ans.

Les cotisations représentent en Italie 33 % du salaire brut. Quelque 24 % sont payés par l’entreprise et 9 % par le salarié. Un tiers des retraites est versé à des personnes n’ayant pas 60 ans : il s’agit des retraites « d’ancienneté ».

La retraite complémentaire reste l’apanage des entreprises, qui gèrent la masse des cotisations (environ 13 milliards d’euros de cotisations nouvelles par an) dans le cadre d’un mécanisme connu sous le nom de « traitement de fin de rapport » (TFR). Les fonds paritaires couvrent 9 % des salariés. À partir du 1er janvier 2007, les salariés du secteur privé employés par des firmes de plus de 70 salariés ont six mois pour indiquer le fonds de leur choix ou demander le maintien du statu quo. S’ils ne se prononcent pas par écrit, leurs cotisations seront automatiquement versées au régime général de la Sécurité sociale (INPS.)

Grande-Bretagne : l’influence du rapport Turner.

L’âge de départ à la retraite doit aussi reculer. La réforme publiée fin novembre prévoit son allongement progressif à 68 ans d’ici à 2046. Jusqu’à présent, les Britanniques commençaient à percevoir leur pension d’État à 60 ans pour les femmes et 65 pour les hommes. Cette nouvelle loi touche uniquement le secteur privé. Les fonctionnaires du service public continueront à percevoir leur retraite à partir de 60 ans.

La retraite d’État de base se monte actuellement à 84,25 livres par semaine (125 euros) pour une personne seule et à 134,75 livres (200 euros) pour un couple. Elle sera bientôt plus avantageuse : à partir de 2012 elle sera indexée sur les salaires et non plus sur l’inflation. La suppression de cette indexation avait été une des premières mesures prises par Margaret Thatcher en 1980. Mais le système britannique est surtout basé sur les retraites d’entreprises, dont les fonds sont pour la plupart lourdement déficitaires.

Pour y remédier le gouvernement a mis en place un plan national d’épargne-retraite, auquel cotiseront obligatoirement les salariés de plus de 22 ans à partir de 2012, soit potentiellement 10 millions de nouveaux cotisants pour une épargne annuelle évaluée à 8 milliards de livres. La cotisation, soit 4 % du salaire, sera payée par les entreprises (3 %) et l’État (1 %)

Espagne : un projet consensuel.

Gouvernement, syndicats et patronat ont donné leur accord à la réforme qui sera votée dans les prochaines semaines. L’accès à la retraite exigera, de manière progressive et dans un délai de cinq ans, une période minimum de cotisations de 5 475 jours, soit 15 ans de vie active cotisés contre 12,5 ans auparavant. Les treizièmes mois, primes et bonus ne seront plus comptabilisés, seules les cotisations sont valables. Cas nouveau : il existera des coefficients réducteurs de l’âge du départ à la retraite pour les emplois à risque ou pour les personnes handicapées. Or, dans tous les cas le départ de la vie active ne peut se faire avant les 52 ans.

Favoriser les seniors : les salariés âgés de 65 ans et ayant cotisé leurs 35 annuités verront leur retraite augmenter de 2 %. Cette hausse passe à 3 % pour ceux ayant travaillé durant 40 ans. Dissuader les départs en retraite anticipée : l’âge minimum pour les préretraites passera de 60 à 61 ans et il sera exigé un minimum de cotisation de 30 ans et au moins six ans d’ancienneté dans l’entreprise.

Le texte envisage aussi de verser des pensions plus généreuses à ceux qui auront été licenciés. A aussi été adoptée, avant l’approbation définitive de la loi, une mesure de compensation pour les retraités aux petites pensions. Les prestations les plus basses (environ 200 euros par mois) augmenteront de 13,3 %, et de 2,6 % pour celles considérées comme moyenne (700 euros). L’État compte verser cette année 864 millions d’euros

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Forum Retraites : Libres opinions d’experts européens

Ouverture du colloque

Gilles SEIGLE ( Directeur des Retraites, Caisse des Dépôts)

Bonjour à toutes et à tous. J’ai l’honneur et le plaisir, au nom de la Direction des retraites, de vous accueillir au Palais des Congrès de Bordeaux et d’ouvrir ce quinzième Forum Retraite. Je tiens à vous remercier de votre présence et à saluer les présidents de Conseil d'administration des caisses de retraites. Nous vous remettrons à l’issue de ce forum un exemplaire d’un recueil d’opinions d’experts européens. Vous y retrouverez Robert Holzmann, Patrick Artus et Stéphane Hamayon notamment. Comme vous le savez la Direction des retraites de la CDC gère les retraites depuis 1816, date de son premier mandat. Attachés à cette tradition nous souhaitons poursuivre le dialogue entre chercheurs, universitaires, syndicalistes, gestionnaires et politiques initié il y a 15 ans.

L’actualité des retraites est particulièrement dense, avec la préparation de la réforme sur les régimes spéciaux. Cette quinzième édition devrait être riche d’échanges et d’enseignements. Elle sera animée par Christine Ockrent, dont je remercie la présence. Je tiens également à la saluer pour le professionnalisme dont elle a fait preuve. Cette journée sera placée sous le double signe de la réflexion et du dialogue. Pour la réflexion, ce matin, nous aborderons plusieurs expériences européennes, à travers les exemples de l’Espagne, de la Finlande et de l’Allemagne. Nous écouterons avec intérêt Gilles Pison, Jean-Louis Guérin, Didier Blanchet, Stéphane Hamayon, Hannu Piekkola et Hans Fehr. La table ronde qui aura lieu cet après-midi vous permettra de débattre en présence de Florence Legros, Robert Holzmann, Geneviève Reday-Mulvey, Serge Volkoff, Dominique de Calan, Stéphane Huillet, Jean-Louis Malys et Bernard Thibault.

Nul doute que ce dialogue sera passionnant et qu’il vous apportera nombre d’informations sur tous les sujets qui font l’actualité des retraites aujourd’hui. Je tiens également à vous remercier les auteurs de l’ouvrage « Les retraites, libres opinions d’experts européens ».

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Régimes de retraites : le 5ème rapport du COR
Document sans titre

Le présent rapport s’inscrit dans le cadre du « rendez-vous sur les retraites » prévu par la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites. Cette loi institue, en effet, des rendez-vous quadriennaux destinés à faire le point sur les régimes de retraite, en fonction des données démographiques, économiques, financières et sociales.

Le premier de ces rendez-vous, en 2008, sera ouvert, selon les dispositions de l’article 5 de la loi, par un rapport que le Gouvernement doit rendre public avant le 1er janvier 2008, faisant apparaître :
« 1) l’évolution du taux d’activité des personnes de plus de 50 ans ;
2) l’évolution de la situation financière des régimes de retraite ;
3) l’évolution de la situation de l’emploi ;
4) un examen d’ensemble des paramètres de financement des régimes de retraite. »

Selon le même article 5, ce rapport du Gouvernement devra être élaboré « sur la base notamment des travaux du Conseil d’orientation des retraites ». Les deux derniers rapports du Conseil d’orientation des retraites (« Retraites : perspectives 2020 et 2050 », mars 2006, et « Retraites : questions et orientations pour 2008 », janvier 2007) peuvent déjà servir de référence. Mais le Conseil a souhaité procéder à une actualisation des résultats des projections financières à long terme réalisées en 2005, ce qui le conduit à présenter en cette fin d’année 2007 un nouveau rapport.

Plusieurs raisons fondent cette mise à jour des projections : la révision importante à l’été 2006 des perspectives démographiques et de population active de l’INSEE, la dégradation sur la période récente de la situation financière des régimes de retraite –en particulier de la CNAV– qui justifie un nouveau calage de l’exercice de projections et, plus généralement, le souci de donner aux acteurs du dialogue sur les retraites les données les plus à jour possible. Il s’agit d’un exercice de projections plus léger que les deux précédents, n’impliquant que les principaux régimes de retraite (régime de base des salariés du privé, régime de la fonction publique de l’Etat, régime des agents des collectivités locales, régimes complémentaires des salariés du privé, régimes complémentaires des non titulaires de la fonction publique) et avec un nombre limité de variantes, certaines ayant été étudiées directement par les régimes et d’autres (les variantes démographiques) à l’aide d’une maquette globale de projection
élaborée par le secrétariat général du Conseil.

Le présent rapport entend fournir les éléments d’appréciation et de pilotage du système de retraite en vue d’assurer le nécessaire équilibre financier des régimes sur le long terme. Structure permanente d’expertise mais aussi de travail concerté entre les divers acteurs du dialogue social (parlementaires, représentants des organisations professionnelles et syndicales, représentants de l’Etat, experts, représentants des associations familiales, des retraités et des personnes âgées), le Conseil d’orientation des retraites a, en effet, pour mission de suivre l’évolution à moyen et long terme du système de retraite et d’apporter des éléments d’éclairage du débat public. Son rôle, qui reste distinct de la négociation sociale proprement
dite, doit cependant permettre à la négociation de se dérouler sur les bases les plus exhaustives, les plus reconnues et les moins contestables possible.

Le présent rapport est constitué de 20 fiches regroupées en quatre chapitres qui concernent :

- le « rendez-vous de 2008 » et son contexte, qui touche à la fois à l’emploi (notamment l’emploi des seniors, les comportements de départ en retraite et les départs anticipés pour carrière longue), à la situation financière des régimes et au niveau de vie des retraités et des actifs ;
- les perspectives résultant des projections à long terme (2020-2050) : les hypothèses d’évolution à long terme du système de retraite, les perspectives financières (scénario de base et variantes), l’évolution à long terme du niveau des pensions, ainsi que les grands principes du pilotage du système de retraite (l’abaque) ;
- l’analyse des questions qui, aux termes de la loi de 2003, doivent être explicitement débattues au cours du rendez-vous : les conditions de l’équilibre financier, l’allongement de la durée d’assurance, la revalorisation des pensions, les minima de
pension et les petites retraites ;
- une série d’autres questions qui devraient être abordées au cours de ce rendez-vous : le droit à l’information, l’égalité entre hommes et femmes, les droits conjugaux et familiaux, l’égalité des droits en fonction des parcours professionnels, la question de la pénibilité, les régimes spéciaux, le fonds de réserve pour les retraites, l’épargne retraite.

Le Conseil d’orientation des retraites inscrit ses analyses et ses propositions dans le choix d’un système de retraite, ayant pour socle la répartition et qui doit permettre de garantir sur le long terme, dans la sauvegarde de l’équilibre financier qui conditionne sa pérennité, l’équité et la solidarité entre les assurés et entre les générations.

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Le montant moyen de la pension de droit dérivé est de 572 euros mensuel brut...
Document sans titre

En 2004, on estime à 3,9 millions le nombre de personnes bénéficiaires d’un droit dérivé d’un régime obligatoire de base ou complémentaire, soit plus d’un quart de l’ensemble des retraités de droit direct et dérivé.

Un million d’entre eux ne percevait aucun droit direct, soit parce qu’ils n’ont pas encore liquidé leurs droits propres, soit parce qu’ils n’ont acquis aucun droit ou pas suffisamment pour percevoir une rente régulière.

En 2004, le montant moyen de la pension de droit dérivé est de 572 euros mensuel brut pour les veuves ayant une retraite et de 244 euros pour les hommes titulaires d’une pension de réversion. Le montant de leur retraite globale s’élève respectivement à
1 028 euros mensuel et 1 513 euros. Le montant de la pension de droit dérivé est plus élevé pour les veuves les plus âgées, ces générations ayant des droits directs plus faibles que les jeunes retraitées.

Les situations de veuvage et les montants de droits dérivés sont très divers, compte tenu de l’hétérogénéité des parcours de carrière des conjoints décédés et des droits qu’ils ont acquis. La majorité des personnes reçoivent au titre de la réversion de faibles montants de pensions. Cependant, pour une petite partie de la population, les montants de droits dérivés sont importants, parfois cumulés avec des droits propres élevés.

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Réforme des régimes spéciaux : un document d’orientation pour l’ensemble des régimes concernés

La première phase de concertation ainsi que les débats tenus à l'Assemblée Nationale et au Sénat ont permis de définir, dans le cadre d'un document d'orientation et pour l'ensemble des régimes concernés, un socle de principes communs qui seront mis en œuvre à compter de l'année prochaine. Cette mise en œuvre tiendra compte des spécificités de chacun de ces régimes - c'est tout l'objet des négociations qui vont dès maintenant s'ouvrir, dans chaque branche et chaque entreprise intéressée, entre les directions et les organisations syndicales.

Le document publié par le Ministère du travail explique :

"Les Français sont attachés à leur système de retraite par répartition. C'est pourquoi nous devons régulièrement le moderniser pour en assurer la pérennité. C'est ce qui a été entrepris pour les salariés du secteur privé, les indépendants, les agriculteurs et pour les fonctionnaires.

Les régimes spéciaux, qui sont le fruit de notre histoire, sont confrontés aux mêmes défis démographiques et financiers.

L'objectif de la réforme vise à harmoniser, pour le présent et pour l'avenir, les principaux paramètres de ces régimes avec ceux applicables au régime de retraite de la fonction publique.

Il ne s'agit pas de nier les spécificités des métiers, ni des missions de service public qui sont accomplies. Ces spécificités demeureront. Le Gouvernement n'entend pas remettre en cause l'existence des régimes spéciaux de retraite mais au contraire garantir leur viabilité financière et donc leur pérennité.

Par ailleurs, comme le Président de la République s'y est engagé, nous devons veiller à ce que l'ensemble des Français soient placés sur un pied d'égalité.

Cette harmonisation est donc nécessaire, et elle sera conduite dans le respect des agents, c'est-à-dire de façon progressive.

Une première phase de concertation est intervenue au cours des dernières semaines avec les directions des entreprises, les organisations syndicales, ainsi que les présidents des commissions et des groupes du Parlement. A ces rendez-vous et réunions techniques, se sont ajoutés les deux débats qui ont eu lieu au Sénat et à l'Assemblée nationale, les 2 et 3 octobre.

Ces échanges ont permis de définir, dans le cadre d'un document d'orientation et pour l'ensemble des régimes concernés, un socle de principes communs qui seront mis en œuvre à compter de l'année prochaine. Cette mise en œuvre tiendra compte des spécificités de chacun de ces régimes - c'est tout l'objet des négociations qui vont dès maintenant s'ouvrir, dans chaque branche et chaque entreprise intéressée, entre les directions et les organisations syndicales."

I - Principes communs d'harmonisation

1- Progressivité de la réforme

La réforme sera progressive : quelle que soit la date de leur départ en retraite, les agents se verront appliquer les règles en vigueur l'année où ils étaient susceptibles de liquider leur pension.

Concrètement, cela signifie qu'un agent remplissant en 2008 les conditions pour partir en retraite verra sa retraite calculée avec les paramètres de 2008 même s'il part en 2009 ou en 2010.

2- Harmonisation de la durée de cotisation

Comme pour la Fonction Publique, la durée de cotisation pour obtenir une retraite complète sera progressivement portée de 37,5 ans à 40 ans.

Cette harmonisation sera étalée dans le temps : l'allongement de la durée de cotisation se fera à raison de deux trimestres par an, ce qui permet d'atteindre les 40 ans de cotisation en 2012.

La durée de cotisation aura ensuite vocation à évoluer comme dans le régime de la fonction publique.

3- Liberté du choix de l'âge de départ à la retraite

Pour garantir la liberté de choix des agents sur le moment de leur départ en retraite, les conditions et les âges d'ouverture des droits seront maintenus.

En parallèle, pour permettre aux agents qui le souhaitent de travailler plus longtemps, les « clauses couperets » autorisant la mise à la retraite d'office des salariés par leurs employeurs à un âge précoce seront supprimées.

4- Introduction d'une décote et d'une surcote

Comme dans la Fonction Publique et les autres régimes de retraite, pour encourager chacun à travailler plus longtemps et améliorer le niveau de sa pension, il sera instauré un système de surcote et de décote.

Le principe est le suivant : les assurés qui cotiseront au-delà de ce qui est nécessaire verront leur pension majorée ; à l'inverse, ceux qui partiront avant de remplir ces conditions verront leur pension minorée.

Le mécanisme de décote et de surcote sera mis en place progressivement selon le même calendrier et les mêmes paramètres que la fonction publique. Ainsi la décote commencera à produire ses effets à partir de 2010.

5- Indexation des pensions sur les prix

Afin de garantir le pouvoir d'achat des retraités des régimes spéciaux, leurs pensions seront indexées sur les prix. Cette indexation évoluera selon les mêmes modalités que dans tous les autres régimes de retraite.

6- Calcul de la pension

Pour calculer la pension, la référence sera le salaire des 6 derniers mois d'activité, sauf pour les régimes qui ont d'ores et déjà prévu des périodes de référence plus longues.

7-Régime des bonifications

Les dispositions en vigueur seront maintenues pour les agents des régimes spéciaux recrutés avant le 31 décembre 2008.

Pour les agents recrutés à compter du 1er janvier 2009, les bonifications telles qu'elles existent aujourd'hui seront modifiées : la spécificité des métiers devra désormais être prise en compte selon d'autres modalités qu'une réduction du nombre d'annuités de cotisations. Ces modalités seront définies dans le cadre de la négociation de branche ou d'entreprise.

II - Thèmes relevant de la négociation de branche ou d'entreprise

La liste qui suit n'est pas exhaustive. Les entreprises et branches qui le souhaitent pourront ajouter d'autres thèmes à la négociation sociale. Lorsqu'un accord aura été trouvé sur des thèmes relevant du domaine réglementaire, il appartiendra au Gouvernement de le traduire dans les textes correspondants.

1-Prise en compte de la spécificité des métiers

L'objectif est de prendre en compte la spécificité de certains métiers à travers par exemple l'aménagement des conditions de travail, les éléments de rémunération, la gestion des parcours professionnels et des deuxièmes parties de carrière.

2-Emploi des seniors

Il s'agit d'adapter la gestion des ressources humaines à l'allongement de la vie professionnelle : formation, amélioration des conditions de travail, adaptation des postes, bilans professionnels, aide à l'orientation, évolution de la grille des salaires pour les fins de carrière.

3-Complément de retraite pour les salariés

Les éléments de rémunération n'entrant pas aujourd'hui dans le calcul de la pension de retraite pourront être pris en compte sur le modèle du régime additionnel de retraite créé dans la fonction publique ou à travers la mise en place d'un dispositif d'épargne retraite de droit commun.

4-Durée minimale de service pour bénéficier du régime spécial

Afin de tenir compte de la mobilité des parcours professionnels, les durées minimales exigées pour bénéficier du régime spécial seront réduites.

5-Rachat d'années d'études

Comme pour les fonctionnaires et les autres salariés, il sera possible de racheter des années d'études supérieures ou des années de cotisations incomplètes, ce qui est particulièrement utile pour ceux qui sont entrés tard sur le marché du travail.

6-Avantages familiaux et conjugaux

L'objectif est de respecter le principe d'égalité entre les hommes et les femmes, conformément au droit communautaire et d'harmoniser les avantages familiaux et conjugaux avec les règles de la fonction publique (bonifications pour enfants, liquidation précoce de la retraite, pension de réversion en cas de décès du conjoint).

7-Prise en compte du handicap et de l'invalidité

Les dispositions de la loi du 11 février 2005 permettant d'abaisser l'âge d'ouverture des droits à retraite pour les personnes handicapées ayant exercé une activité professionnelle seront étendues aux régimes spéciaux. De la même manière, le régime des pensions d'invalidité pourra être rénové.

Source : document du Ministère du travail français

 

 

Une majorité de Français favorables au travail après 65 ans
Document sans titre Soixante-trois pour cent des Français sont favorables à ce qu'un salarié puisse travailler après 65 ans s'il le souhaite, selon un sondage CSA publié mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.36% sont contre et 1% est sans-opinion d'après le sondage.

Les cadres et les professions libérales sont 82% à souhaiter travailler au-delà de 65 ans, âge légal de la retraite, alors que les ouvriers et employés sont les plus mitigés sur la question (respectivement 56% et 53%), selon CSA.Dans le secteur privé, 63% des personnes interrogées sont d'accord pour que les salariés puissent poursuivre leur carrière après 65 ans contre seulement 55% dans le secteur public.

Sondage réalisé par téléphone les 1er et 2 août auprès d'un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.

Par FG www.agevillage.com

Le Sénat vante les qualités de la réforme suédoise
La commission des Affaires sociales du Sénat a approuvé mercredi 11 juillet les conclusions d'un rapport qui préconise la transposition au moins partielle en France du système de retraites mis en place en Suède.

Selon un rapport élaboré par Alain Vasselle (UMP) et Bernard Cazeau (PS), le système suédois constitue "la plus ambitieuse et la plus originale des réformes de l'assurance vieillesse menée en Europe depuis les années 1980" et fait l'objet en Suède "d'un consensus national entre toutes les grandes forces politiques et sociales".

"Cette réforme, qui préserve les grands principes de la répartition et vise à garantir durablement un haut niveau de prestations, est fondée sur une meilleure prise en compte de l'effort contributif des assurés sociaux", indique le communiqué. Elle comporte en outre des "mécanismes automatiques d'équilibrage incitant prioritairement au recul de l'âge de départ à la retraite et agissant, dans une moindre mesure sur le taux de progression des pensions". Il en résulte que "la charge des ajustements financiers nécessaires cesse d'être systématiquement reportée sur les générations futures".

Les principaux points du dispositif suédois
A) Chaque assuré social suédois bénéficie désormais d'un compte individuel. Aux cotisations acquittées pendant toute sa carrière professionnelle correspond un capital, revalorisé chaque année, qui sera converti en rente viagère, lors de la liquidation de la pension.
Le niveau de la retraite d'un assuré social dépendra in fine de trois paramètres : le montant de ce capital, la génération à laquelle il appartient et l'âge auquel il choisit de liquider sa pension. L'enregistrement des flux de cotisations ne donne pas lieu à la constitution d'un véritable capital financier. Le régime de retraite public continue ainsi à fonctionner suivant les règles de la répartition : les cotisations encaissées sont utilisées chaque mois pour financer les pensions des retraités.

B) L'âge légal de départ à la retraite est laissé à l'appréciation de chaque assuré social à l'intérieur d'une fourchette comprise entre soixante et un et soixante-sept ans. Comme en France, une pension garantie, financée par le budget de l'Etat, assure un niveau minimum de ressources aux assurés sociaux qui n'ont eu que de très faibles revenus professionnels, voire aucun.

C) Dans l'hypothèse où les ressources du régime s'avéreraient insuffisantes pour couvrir le montant des retraites futures, un mécanisme correcteur, ajouté en 2001, s'enclencherait automatiquement. L'indice de revalorisation des pensions des retraités, d'une part, et du capital notionnel accumulé par les cotisants, d'autre part, serait alors infléchi jusqu'à la restauration des grands équilibres.

Ce régime présente quatre avantages majeurs : il garantit un équilibre financier pérenne sur la base de taux de cotisations élevés mais stables, il préserve l'équité entre les générations, il assure une meilleure transparence de l'effort contributif des assurés sociaux suédois et il accorde une pension minimum aux personnes âgées les plus modestes.

Ecrit par YM www.Agevillage.com

 

 

Les régimes de retraite en Tunisie contexte, défis et perspectives
Document sans titre

Par http://www.webmanagercenter.com

Le livre préfacé par le Ministre des affaires sociales, de la solidarité et des tunisiens à l’étranger traite avec un style très accessible la situation des régimes de retraite en Tunisie.

Après un aperçu sur les acquis enregistrés en matière de sécurité sociale notamment en ce qui concerne le taux de la couverture sociale qui a atteint 90% en 2006 et le volume des prestations sociales qui ont dépassé 36% des transferts sociaux et 6,5%du PIB, l’auteur du livre a procédé à une analyse approfondie des régimes de retraite en Tunisie en adoptant la démarche suivante :

- la première partie du livre a été consacrée à l’examen des différents régimes de retraite en Tunisie dans les secteurs public et privé en expliquant les conditions d’ouverture de droit à une pension, les modalités de liquidation et de révision de cette pension tout en présentant des exemples pratiques spécifiques aux différentes catégories d’assurés sociaux et ce, en vue de simplifier davantage aux lecteurs ce volet assez technique. De même, l’auteur a soulevé certaines difficultés pratiques qui se sont apparues et la position de la jurisprudence à leur égard. D’un autre côté, le problème des personnes couvertes par plusieurs régimes de sécurité sociale a été bien développée dans cette partie à côté de la validation des services.
- La deuxième partie du livre a passé en revue les différentes contraintes auxquels les régimes de retraite en Tunisie seront confrontés dans les prochaines années et qui sont de trois ordres :

* Contraintes démographiques suite aux résultats du dernier recensement sur la population de 2004 et qui ont démontré une tendance nette du vieillissement de la population puisque le taux des personnes dont l’age dépasse 60 ans va passer de 9,5% en 2004 à 19,8% en 2034. Parallèlement le taux de fécondité ainsi que la tranche des personnes âgées de moins de 15 ans vont connaître une diminution notable. Cette situation aura des conséquences néfastes sur les régimes de retraite puisque le rapport démographique (actifs/retraités) va continuer à baisser pour atteindre 3,72 en 2012.

* Contraintes économiques résultant essentiellement de la mondialisation et qui a eu pour conséquence l’assainissement, la restructuration et parfois la fermeture d’entreprises chose qui se répercute négativement sur la situation financière des caisses de sécurité sociale.

* Contraintes sociales illustrées notamment par l’amélioration des conditions de vie de la population tunisienne et qui a contribué à l’augmentation du taux de l’espérance de vie à la naissance qui a atteint en 2005 74 ans. Toutefois, cette situation va compliquer davantage la situation des régimes de retraite.

- La troisième partie du livre passe en revue les expériences d’un certain nombre de pays qui ont procédé à des réformes de leurs systèmes de retraite tels que la France, l’Allemagne, l’Italie, la Suède, la Grande Bretagne , les USA, les nouveaux pays de l’UE….Compte tenu de ces expériences, l’auteur avance des propositions pour préserver la pérennité des régimes de retraite en Tunisie.

Il est à signaler que ce livre s’adresse à toutes les catégories de lecteurs : universitaires, chercheurs, travailleurs, employeurs, organismes de protection sociale et d’assurance…

La vente de ce livre est assurée par l’Univers du livre

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Déficit 2007 des retraites par FranceRetraite

La Commission des comptes de la Sécurité sociale s’est réunie le 4 juillet pour actualiser les prévisions 2007 du régime général. La projection sur l’année laisse apparaître un déficit des retraites plus élevé que prévu : un dépassement évalué à plus d’un milliard d’euros.

2007 : toujours plus de départs en retraite

Sous l’effet conjugué d’une stagnation du comportement des entreprises face à l’emploi des seniors, d’une crainte des futurs retraités qui redoutent que les règles deviennent moins favorables après 2008, et une sous-estimation des départs pour « carrières longues », les départs en retraite sont plus nombreux : 750.000 environ cette année.

Pourtant, des alternatives existent, mais elles restent peu connues. 120 000 personnes seulement ont adopté la formule du cumul emploi-retraite, et à peine 83 200 profitent de la surcote. Par ailleurs, la retraite progressive ne s’impose pas.

Réunir les conditions du dialogue

La loi Fillon d’août 2003 a rendu obligatoire le droit à l’information à destination de chaque assuré. Cette disposition, assurément positive, ne permet pas cependant les conditions d’un dialogue constructif entre entreprises et salariés pour gérer « les deuxièmes parties de carrières » compte tenu de la voie confidentielle de l’information du futur bénéficiaire choisie par le législateur d’une part, de la cible limitée des destinataires d’autre part. Acteur de terrain, France Retraite constate que la majorité des Français ont une vision floue des possibilités qui existent pour optimiser leur retraite et qu’il faut trouver les moyens d’y remédier pour ne pas mettre en péril l’équilibre de nos régimes.

« Vous avez 57 ans, votre bilan fait apparaître que votre départ est à 62 ans. Comment faire pour que cette période se passe bien pour vous et bien pour nous ? Parlons-en ! ». France Retraite considère que l’entreprise a un vrai rôle à jouer dans l’établissement de ce dialogue. Nombre d’entre elles font déjà appel à son expertise pour que le salarié, tout comme l’employeur (avec l’accord du salarié) puissent disposer conjointement d’une information complète, claire et précise au travers d’un bilan retraite. France Retraite souhaite prendre une part active à cet échange : « En tant qu’organisme reconnu et créateur de dialogue, nous sommes prêts à nous unir avec toutes les institutions de retraites, dans une démarche d’utilité collective. » déclare Pierre Péchery, Président de France Retraite.

À propos de France Retraite – www.franceretraite.fr
Créée en 1998 par des actuaires et experts en matière de retraite, France Retraite est détenue à hauteur de 76% par le Groupe Caisse des dépôts.
Leader national, avec plus de 13 000 Bilans Prévisionnels de Retraite réalisés, France Retraite délivre de l’information individuelle retraite à destination des actifs, quelque soient les différents régimes auxquels ils ont pu être affiliés. Basée à Tassin (près de Lyon), la société a développé le seul moteur de calcul permettant d’industrialiser les processus de réalisation de Bilans tout en intégrant au fil de l’eau les modifications courantes des régimes et des textes.

Les baby-boomers sont déconcertés par la signification de la charge de la succession
Document sans titre Selon un sondage BMO/Ipsos Reid,

- près d'un sur trois croit qu'il devrait s'occuper des enfants du
défunt;
- un sur quatre croit qu'il serait obligé d'adopter les animaux
domestiques;
- plus d'un sur deux pense qu'il devrait interpréter ce que voulait
dire le défunt dans les parties confuses du testament.

Selon le sondage BMO/Ipsos Reid auprès des baby-boomers canadiens,
lorsqu'on leur a donné le choix de neuf options, seulement 5 % des
baby-boomers ont indiqué correctement les tâches dont un liquidateur doit
s'acquitter. Tandis que la plupart (88 %) ont correctement choisi les tâches
administratives consistant à payer les comptes, à réacheminer tout le courrier
et à annuler les abonnements et que 88 % ont aussi choisi celles consistant à
examiner tous les relevés bancaires et de placements et à fermer les comptes,
près du tiers (31 %) des baby-boomers ont indiqué incorrectement qu'ils
devaient prendre soin des enfants du défunt jusqu'à leur majorité et près du
quart d'entre eux (24 %) pensaient par erreur qu'ils devaient adopter les
animaux domestiques du défunt.
Non seulement les baby-boomers sont-ils perplexes au sujet des tâches
exigées du liquidateur, mais ils ont des idées erronées sur la durée des
fonctions, qui prennent généralement plus d'un an. Tandis que plus du tiers
d'entre eux (37 %) pensaient qu'il leur faudrait de 6 à 12 mois, 39 % des
hommes et 26 % des femmes ont répondu de 1 à 5 mois, et seulement 17 % ont dit
qu'il leur faudrait plus d'un an.
"Ce niveau de confusion au sujet de la signification de la fonction de
liquidateur est assez étonnant", a déclaré Jean Blacklock, vice-présidente et
directrice générale, Gestion de patrimoine, BMO Groupe financier. "Grâce à nos
études courantes, nous savons que les baby-boomers ont des priorités et des
préoccupations qu'il leur faut concilier, et il est donc important pour eux de
comprendre qu'on ne règle pas une succession en quelques mois - la fonction de
liquidateur n'est ni brève ni facile. Ils doivent être conscients de ce fait
si on leur demande d'être liquidateur et lorsqu'ils choisissent un liquidateur
pour leur propre testament."

Le rôle de liquidateur évoque des impressions défavorables

Le sondage a aussi révélé que la confusion entourant ce rôle s'accompagne
souvent de sentiments défavorables face à cette responsabilité. Selon ses
constatations, les baby-boomers qui ont exercé des fonctions de liquidateur ou
qui connaissent quelqu'un qui l'ont fait associent des impressions
défavorables à l'expérience. Les trois premiers choix pour décrire
l'expérience étaient : prend beaucoup de temps (39 %), stressant (30 %) et
difficile (26 %). Seul un faible pourcentage a choisi de la décrire comme
positive (13 %) et 11 % l'ont estimée gratifiante. Les femmes étaient plus
susceptibles d'avoir une réaction défavorable à cette fonction.
Tandis que 41 % des baby-boomers ont indiqué qu'ils se sentiraient
honorés d'être nommé liquidateur, 35 % ont dit qu'ils se sentiraient nerveux
ou intimidés. Seulement 21 % ont dit qu'ils seraient confiants et 16 % ne
savaient pas comment ils se sentiraient.

Les baby-boomers nommeraient quand même un membre de leur famille à cette
fonction

Pourtant, malgré la confusion et les sentiments mitigés au sujet de cette
fonction, les deux tiers des baby-boomers ont déclaré qu'ils choisiraient un
membre de leur famille comme liquidateur - un conjoint (30 %), un enfant
(21 %) ou un frère ou une soeur (18 %). Les femmes sont plus susceptibles que
les hommes de nommer un enfant (25 % comparativement à 16 %). Seulement 8 %
choisiraient un professionnel - soit un avocat ou un notaire (7 %) ou une
société de fiducie (1 %). Fait intéressant, près de la moitié des baby-boomers
(46 %) indiquent que s'ils refusaient d'être liquidateur, ils le feraient
parce qu'ils ont l'impression qu'ils n'ont pas la compréhension ou les
connaissances pour effectuer toutes les tâches requises. Plus du tiers (36 %)
refuseraient parce qu'ils vivent dans une province ou un pays différent.
"On reste perplexe lorsqu'on constate que certains répondants indiquent
qu'ils nommeraient un parent comme liquidateur mais reconnaissent qu'ils
pourraient refuser cette responsabilité pour quelqu'un d'autre s'ils
estimaient ne pas comprendre le rôle, a déclaré Mme Blacklock. Alors que les
baby-boomers abordent les tâches importantes de planifier leur propre
succession et d'agir à titre de liquidateur pour d'autres, une bonne première
étape consiste à demander l'avis de professionnels. Lorsqu'il s'agit
d'administrer une succession, recourir à une société de fiducie comme la
Société de fiducie BMO est une option pratique et économique."
"La planification successorale n'est qu'un des nombreux éléments auxquels
les baby-boomers doivent commencer à réfléchir, en plus de leurs régimes de
retraite, et BMO est là pour les aider à déterminer et à régler les questions
clés liées à la prochaine phase de leur vie", a ajouté Mme Blacklock.

BMO aide les clients nommés liquidateurs

BMO Groupe financier a préparé un guide, disponible dans toutes les
succursales de BMO, pour fournir aux liquidateurs les renseignements dont ils
ont besoin pour s'acquitter de ces fonctions. Pour ceux qui demandent
directement de l'aide, la Société de fiducie BMO peut se charger en tout ou en
partie de l'administration - depuis l'examen initial du testament jusqu'à la
distribution finale des biens. On peut trouver de plus amples renseignements,
y compris une liste exhaustive des fonctions d'un liquidateur et des conseils
sur le choix d'un liquidateur, à l'adresse
www.bmoinvesting.com/reglement_de_la_succession.

Le sondage a été mené par Ipsos Reid pour le compte de BMO Groupe
financier auprès de 1 430 Canadiens âgés de 45 à 60 ans du 22 au 27 mai 2007.

Le défi des pensions - comment financer les retraites ?
Q. Parmi tous les arguments mettant en avant la défaillance du marché pour justifier l'intervention des pouvoirs publics dans le domaine des pensions, le plus convaincant, à mon sens, est l'insuffisance des rentes versées par les prestataires privés. En l'absence de régimes de retraite obligatoires, les problèmes d'anti-sélection ainsi que la préférence pour la flexibilité que manifestent la plupart des consommateurs suffisent pour vouer ce produit à la disparition. Si l'on ajoute à cela, du côté de l'offre, l'absence d'instruments à long terme de protection contre le risque d'allongement sans précédent de l'espérance de vie, il semble y avoir peu d'espoir que le marché puisse satisfaire ceux qui misent sur l'assurance contre le risque de longévité. Ainsi, les régimes obligatoires à cotisations définies visent ils à faire en sorte que l'objectif de lissage de la consommation fixé par les pouvoirs publics ne soit pas compromis au bout du compte lorsque l'épargne-retraite accumulée pendant toute une vie est dilapidée, dépensée ou perdue bien avant la fin de la période de consommation.
Si l'on admet qu'il faut un régime de retraite obligatoire, du moins à un niveau minimum, est ce au secteur privé d'intervenir ? Les compagnies d'assurance n'ont toujours pas d'instruments de couverture appropriés. Les compagnies prudentes se sentiront toujours obligées de tenir compte du risque de longévité excessive que peuvent entraîner les progrès de la médecine (le problème se pose déjà sur le marché du Royaume-Uni, par exemple) et elles majoreront donc leurs commissions. Celles qui sont moins prudentes pourraient prendre trop de risques. Compte tenu du caractère obligatoire du régime de retraite et des conséquences sociales de la défaillance, une garantie publique implicite semble nécessaire.
Il paraît aussi peu justifié d'autoriser une grande différenciation des produits compte tenu des objectifs simples des pouvoirs publics. Par contre, la période d'accumulation pourrait permettre, dans certaines limites, une plus grande variation dans l'arbitrage risque-rémunération. La concurrence entre prestataires ne semblerait justifiée que du point de vue de la qualité du service. Est-ce suffisant pour justifier la présence de prestataires de pensions concurrents dans un système obligatoire ?
L'autre possibilité serait que les pouvoirs publics assument cette fonction eux-mêmes ou qu'ils procèdent à un appel d'offres pour un produit de pension minimum comportant une garantie explicite en cas d'augmentation extrême de la longévité. Les économies d'échelle réalisées dans l'administration réduiraient les coûts ainsi que le besoin d'une réglementation et d'une surveillance publiques des prestataires.
Il s'agit alors de savoir si, et dans quels cas, il serait judicieux que les pouvoirs publics jouent le rôle d'un prestataire de pensions, soit directement soit par voie de sous-traitance pour le compte des membres d'un régime obligatoire de pensions à cotisations définies.
Robert Palacios, Banque mondiale

R. Comme on l'a vu dans une question précédente concernant les obligations indexées sur la longévité, les pouvoirs publics sont déjà exposés au risque de longévité puisqu'ils servent des rentes dans le cadre des régimes publics de retraite. Ils ne prendront donc probablement pas davantage de risques de longévité en offrant des pensions dans le cadre du système privé. Ils pourraient cependant encourager le développement des marchés de pensions en établissant des indices de longévité que le secteur privé pourrait utiliser pour émettre des obligations indexées sur la longévité. Du côté de la demande, les gouvernements pourraient aider à stimuler le marché des produits de pension en améliorant l'éducation financière et en faisant ainsi mieux comprendre les avantages de ces produits.

Q. Le Royaume-Uni a conçu le système de comptes individuels pour couvrir les personnes qui n'ont pas de pension. Est-ce le meilleur moyen pour ce pays de résoudre la crise des pensions ?
Raji Menon, Royaume-Uni

R. Avec la baisse des niveaux de revenu garantis par les pensions publiques, de nombreux gouvernements encouragent les individus à compléter ces ressources par une épargne-retraite privée. Il s'avère toutefois difficile de porter le taux de couverture des pensions du secteur privé au-delà d'environ 50 % de la population active sans une certaine forme d'obligation. Telle est la difficulté à laquelle le Royaume-Uni est aussi confronté.

Les comptes individuels sont un moyen innovant d'étendre la couverture des pensions, qui donne de bons résultats en Amérique latine et en Europe orientale. Il s'agit cependant de systèmes obligatoires et il sera par conséquent intéressant de voir si la méthode d'"affiliation automatique" (selon laquelle les individus sont affiliés au système par défaut et disposent d'un délai pour "en sortir") - expérimentée au Royaume Uni et en Nouvelle-Zélande - donnera des résultats analogues.

Il convient de noter, toutefois, que les comptes individuels ne résolvent pas tous les problèmes de couverture des pensions puisqu'ils concernent seulement les personnes qui font partie de la population active. Dans de nombreux pays, comme le Chili, il y a toujours une forte proportion des personnes sans emploi, des travailleurs indépendants ou des travailleurs non déclarés qui ne bénéficie d'aucune pension. Aussi les réformes proposées dans le système de comptes individuels au Chili visent-elles à rendre ces comptes obligatoires pour les travailleurs indépendants et à offrir des aides financières aux jeunes travailleurs ayant un faible revenu afin de les encourager à prendre des emplois déclarés.

Q. D'aucuns pensent que des systèmes notionnels de pensions à cotisations définies résoudraient les problèmes de pensions. Quels sont les pays qui ont ce type de systèmes ? Qu'en pense l'OCDE ?
Montserrat Pallares-Miralles, Banque mondiale

R. L'Italie, la Lettonie, la Pologne et la Suède ont adopté des comptes notionnels ou systèmes notionnels de pensions à cotisations définies.

Les comptes notionnels sont une sorte de système public de pensions dans lequel la prestation dépend des gains des individus. Les cotisations des affiliés sont créditées à un compte " notionnel ", en ce sens que l'argent n'y reste pas. Chaque année, les intérêts notionnels sont ajoutés au compte, généralement en fonction d'une variable macroéconomique telle que le taux de croissance dans l'économie ou la progression des gains moyens. Au moment de la retraite, le solde du compte est transformé en un versement périodique de rente dont le montant est actualisé en fonction de l'espérance de vie.

Les comptes notionnels présentent un certain nombre d'aspects positifs. En premier lieu, la prestation de retraite est calculée sur les gains de toute la carrière et non sur le salaire final perçu pendant une période plus courte. Il est plus équitable de fonder les pensions sur les gains de toute la vie active et cela fausse moins le marché du travail. En deuxième lieu, la pension dépend de l'âge du départ en retraite, le taux étant plus faible en cas de retraite anticipée et plus élevé en cas de départ plus tardif. En troisième lieu, la prestation est liée à l'espérance de vie, si bien que, avec l'augmentation de la longévité, la pension diminue ou il faut travailler plus longtemps pour toucher la même pension.

Il n'est cependant pas nécessaire de recourir à des comptes notionnels pour atteindre ces objectifs : tout régime public bien conçu offre des pensions calculées sur la rémunération de toute la carrière et plus ou moins élevées selon l'âge du départ en retraite. Par ailleurs, de nombreux pays, dont la Finlande, l'Allemagne et le Portugal, ont des régimes traditionnels de pensions publiques dans lesquels les pensions varient en fonction de l'espérance de vie. De surcroît, les comptes notionnels ne suffisent pas, en eux mêmes, pour atteindre ces objectifs : tout dépend de leur conception précise.

Q. Quel est le pays qui a le meilleur système de pensions ?
Andrew Clark, Royaume-Uni

R. C'est une question difficile. Il y a beaucoup d'éléments des systèmes de pensions des pays de l'OCDE qui fonctionnent bien et qui peuvent être considérés comme " meilleure pratique ". Il n'y a cependant pas de modèle unique qui puisse ou qui doive être appliqué dans tous les pays. Les régimes de pensions des pays de l'OCDE se sont développés petit à petit et ont été façonnés en fonction de l'économie, des valeurs sociétales et des normes culturelles de chaque pays. Ce qui fonctionne bien en Suisse ou en Suède ne sera pas forcément la meilleure solution pour le Mexique ou le Japon.

Il faut aussi préciser les critères que l'on utilise pour évaluer le meilleur système. Est-ce le système qui offre les taux de remplacement les plus élevés ? À cet égard, les systèmes de pensions liées aux gains qui existent en Grèce et au Luxembourg seraient les meilleurs, mais du point de vue de la viabilité financière, ils seraient beaucoup moins bien classés. Ou est-ce le système qui est le plus ciblé sur les pauvres ? Selon ce critère, les systèmes de pension universelle à taux uniforme de l'Irlande et de la Nouvelle-Zélande ou la pension de base du Royaume-Uni seraient les meilleurs. L'on pourrait prendre comme autre critère la diversification des sources de pensions. Sur ce plan, le meilleur système serait celui de la Suède puisque, dans ce pays, les retraités reçoivent des prestations de cinq composantes différentes : programmes par capitalisation et par répartition, à prestations définies et à cotisations définies, public et privé. Si l'on veut avoir le meilleur système au monde, il faut déterminer les divers objectifs du régime de pensions et analyser minutieusement l'expérience acquise par les différents pays. L'OCDE tente d'y contribuer par ses travaux sur les régimes de pensions publics et privés.

Q. Les individus comprennent-ils la nécessité d'épargner en vue de la retraite et savent-ils quelle est la meilleure façon de le faire ?
Ingeborg Scheven, Allemagne

R. Les enquêtes menées dans les pays de l'OCDE et dans le monde entier font apparaître régulièrement des niveaux extrêmement bas de connaissances financières en général et de compréhension de la nécessité et de l'importance de l'épargne-retraite en particulier. Les enquêtes réalisées aux États-Unis, par exemple, montrent que quatre travailleurs sur dix n'épargnent pas du tout en vue de la retraite, tandis qu'un rapport établi en Nouvelle-Zélande indique que beaucoup de gens ne sont ni "disposés" à épargner suffisamment pour la retraite ni "en mesure" de le faire, environ 30 % des ménages dépensant plus qu'ils ne gagnent. Au Japon, 71 % des personnes ayant répondu au questionnaire d'enquête ne savaient rien des placements en actions et en obligations et, au Canada, il a été répondu qu'il était plus pénible de choisir un bon plan d'épargne-retraite que d'aller chez le dentiste !

Même s'il est difficile de mesurer l'impact de l'éducation financière, des programmes de sensibilisation peuvent aider à faire mieux comprendre l'évolution des conditions de fonctionnement des régimes de pensions, la nécessité d'épargner et les formules de placement. En Allemagne, par exemple, on a observé que l'information sur les droits à pensions contribue grandement à une meilleure préparation de la retraite. Aux États-Unis, l'affiliation aux régimes 401(k) a progressé de 12 % après la mise en place de programmes d'éducation financière pour les travailleurs, et les taux de cotisations augmentent aussi, tandis que, dans une étude réalisée au Chili, on estime que les travailleurs indépendants ayant une connaissance du système de pensions supérieure à la moyenne ont 14 % plus de chances de cotiser à des plans de retraite.

Les gouvernements des pays de l'OCDE prennent donc de plus en plus conscience de l'importance de l'éducation financière, en particulier dans le domaine de l'épargne-retraite, et des campagnes nationales ont été lancées au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Pays-Bas notamment. L'OCDE continuera de faire connaître l'expérience internationale en la matière et de fournir des analyses sur ce sujet important.

Q. À mon avis, le passage de l'imposition sur le revenu à l'imposition sur la consommation que nous observons dans de nombreux pays d'Europe n'est pas motivé seulement par des questions d'efficience (qui ne sont pas si claires et convaincantes que cela dans la théorie économique).
N'est-ce pas un moyen dérobé, pour de nombreux gouvernements, de transférer la charge fiscale davantage sur les retraités ? Actuellement, dans la plupart des pays, l'imposition sur le revenu est très faible sur les retraites et, comme il est politiquement très risqué de diminuer les pensions, le passage à l'imposition sur la consommation est un moyen dérobé de réduire la générosité des pensions.
Cette interprétation est-elle plausible et avez-vous, en tant qu'économistes de l'OCDE, un avis bien établi sur les questions d'efficience et d'équité que pose ce changement et sur son impact intergénérationnel (dans la théorie économique, l'analyse de Ramsey, le théorème de Corlett et Hague et le théorème de la séparabilité de Atkinson-Stiglitz font école mais ils ne sont pas d'un grand secours dans la pratique) ?
Patrick Broullard, France

R. Le passage à l'impôt sur la consommation est un phénomène mondial, qui ne se limite pas à l'Europe. L'Australie, le Canada, le Japon et la Suisse, par exemple, ont adopté des taxes générales nationales sur la consommation (telles que la taxe sur la valeur ajoutée, TVA), tout comme de nombreux pays en développement. Les raisons du passage de la fiscalité directe à la fiscalité indirecte sont nombreuses. Une de ces raisons est l'argument relatif à l'efficience : taxer la consommation réduit la nécessité de prélever des impôts directs sur le travail et le capital. Les effets de ce déplacement de la fiscalité sont complexes et il importe de considérer le cycle de vie. Les impôts sur le revenu, par exemple, frappent tout ou partie de l'épargne, ce qui n'est pas le cas des impôts sur la consommation. Cependant, l'épargne constitue un moyen de consommation pour l'avenir, et les impôts sur la consommation seront payés dans l'avenir, lorsque l'argent épargné sera dépensé. Le passage à l'impôt sur la consommation peut donc alourdir la charge fiscale pesant sur les retraités, mais une fois la réforme opérée, ils auront payé moins d'impôts sur le revenu lorsqu'ils travaillaient.

Dans beaucoup de pays, il est vrai, les personnes âgées bénéficient d'allégements fiscaux qui font que la charge effective de l'impôt sur le revenu payé sur les pensions est faible. Il est cependant difficile de justifier le fait qu'un retraité ayant le même revenu qu'un actif paie moins d'impôts. La plupart des systèmes d'impôt sur le revenu sont progressifs, ce qui signifie que les retraités paient, de toute façon, moins d'impôt sur le revenu, même sans allégements particuliers.

Les récentes réformes ont, dans bien des cas, réduit fortement les pensions des futurs retraités : dans les 16 pays de l'OCDE qui ont mis en œuvre d'importantes réformes dans ce domaine depuis 1990, les prestations pour un travailleur entrant dans la vie active aujourd'hui sont, en moyenne, inférieures de 25 % à ce qu'elles auraient été en l'absence de réforme. Cela amoindrit l'effet, sur les retraités, du passage de l'impôt sur le revenu à l'impôt sur la consommation.

Q. Plusieurs pays de l'OCDE ont récemment relevé l'âge de la retraite dans les secteurs public et/ou privé. Y a-t-il, dans les pays de l'OCDE, des exemples de bonnes pratiques pour encourager les travailleurs à travailler plus longtemps ? S'il en existe, y a-t-il des études qui font apparaître un effet vraiment positif de ces mesures ?
Anne Gosselin, Canada

R. Un relèvement de l'âge effectif de la retraite, qui a baissé en dépit d'un rapide allongement de l'espérance de vie et d'une amélioration de la santé, aiderait grandement à faire face à la charge démographique du vieillissement de la population. Cela aura un double effet positif : réduire les dépenses au titre des pensions tout en augmentant les recettes procurées par l'impôt et les cotisations.
L'analyse de l'OCDE montre que de nombreux pays continuent de subventionner le départ en retraite précoce, par le biais des systèmes de pensions et d'autres filières d'accès à la retraite anticipée. Dans les systèmes de pensions de vieillesse, par exemple : (i) certains autorisent le départ en retraite avec peu ou pas de réduction des prestations compte tenu de l'allongement de la durée de paiement des pensions ; (ii) la prise en compte des ressources encourage les personnes ayant un petit salaire à prendre la retraite dès que possible ; (iii) dans certains systèmes, il y a peu ou pas d'avantage financier pour une année de cotisation supplémentaire ; (iv) la prise en compte des ressources empêche de cumuler revenu du travail et pension. La position de l'OCDE est donc tout à la fois de supprimer les subventions en faveur de la retraite anticipée et d'obliger les gens à travailler plus longtemps.

On observe généralement que les incitations liées à la pension influent sur les décisions concernant le départ en retraite (en même temps que bien d'autres facteurs tels que la santé, la situation du marché du travail etc.). Les réformes récentes visant à améliorer les incitations ont eu un net effet sur les taux d'emploi des travailleurs âgés en Finlande, en France, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni et aux États Unis, par exemple.

Q. En Europe, la réglementation et les modifications des normes comptables conduisent un nombre croissant de fonds de pensions à adopter des stratégies plus prudentes. Cela ne va-t-il pas à l'encontre de l'objectif de maximisation des rendements pour le bénéficiaire final qu'est le retraité ?
Raji Menon, Royaume-Uni

R. Le "cyclone" qui a balayé le secteur des pensions au début du millénaire a déprimé les marchés des actions et réduit de façon draconienne les actifs des fonds de pensions. En même temps, les promesses faites par les fonds de pensions, leurs engagements, ont augmenté du fait de la baisse des taux d'intérêt - les pensions, qui sont des promesses à long terme équivalant, en fait, à une dette, reviennent plus cher lorsque les taux d'intérêt sont peu élevés. Ce sous-financement, qui apparaît toujours comme une menace pour de nombreux fonds de pensions, a conduit les gouvernements et les autorités chargées de la réglementation, en réaction, à durcir les règles de financement et de comptabilité, obligeant les fonds de pensions à faire mieux correspondre leurs actifs et leurs engagements et exigeant des promoteurs de plans de retraite qu'ils déclarent les déficits au titre des pensions dans leurs bilans. Ces réformes de la réglementation ont eu des répercussions sur les bilans des fonds de pensions - provoquant une diminution des ressources allouées aux fonds propres et une demande accrue d'obligations publiques indexées à long terme, par exemple.

Les fonds de pensions doivent toujours assurer un délicat équilibre entre la gestion des risques et la maximisation du rendement potentiel de leurs portefeuilles. Les nouvelles normes réglementaires font, de fait, pencher la balance en faveur de la réduction des risques, mais la réaction des fonds de pensions à ces réformes de la réglementation a été intéressante. Non seulement ils font de plus en plus concorder leurs actifs et leurs engagements, mais ils recherchent aussi des moyens de gérer leurs portefeuilles de manière plus efficiente - en privilégiant les placements absolument rentables, en renforçant la diversification (investissements dans l'immobilier et les produits de base, par exemple) et en cherchant de nouveaux investissements d'un autre type. L'on espère que, avec ces diverses évolutions dans la réglementation, la gestion des risques et l'investissement, les pensions seront dans l'avenir plus confortables et plus sûres pour les retraités.

Q. Peut-on s'attendre, dans un avenir prévisible, à l'émission d'obligations publiques indexées sur la mortalité ? En quoi cela pourrait-il réduire le risque pour les régimes de pensions ? Peut-être un groupe multinational d'assurance-vie serait-il en mesure d'offrir ce type de titres ?
Paul Bowden, Royaume-Uni

R. Les pouvoirs publics pourraient soutenir et encourager le développement d'un marché pour les obligations indexées sur la mortalité ou sur la longévité dans le cas où les fonds de pensions et les participants en général seraient protégés contre le risque lié à la longévité. Pour ce faire, ils pourraient émettre des obligations indexées sur la longévité et établir un indice de la longévité. Malheureusement, ce rôle d'intervention publique est entravé par le fait que les gouvernements sont eux-mêmes déjà exposés à un risque important lié à la longévité, à travers leurs systèmes de pensions publics. Il ne faut par conséquent pas s'attendre à ce qu'ils émettent ce type d'instruments dans un avenir proche. Ils pourraient cependant prendre d'autres mesures pour aider à développer un marché pour ces obligations, notamment en établissant un indice de la longévité. S'agissant de l'émission d'obligations indexées sur la longévité par le secteur privé, EIB-BNParibas a effectivement tenté de lancer cet instrument l'an dernier sur le marché du Royaume-Uni, mais la demande n'a pas été suffisante (en raison, pour partie, de problèmes structurels tels que le fait que l'obligation était limitée à 25 ans et à cause d'autres réglementations plus contraignantes à respecter).

Les obligations indexées sur la longévité contribueraient à réduire le risque pour les régimes de pensions. Une personne de 65 ans, par exemple, ayant l'espérance de vie actuelle (qui augmente d'un an par décennie), avec des taux d'intérêt de 5.5 %, pourrait compter sur une rente de 100. Si son espérance de vie augmentait de 2 ans par décennie, la rente passerait à 102.4. Les obligations indexées sur la longévité pourraient par conséquent aider les prestataires de retraite à se protéger contre le risque d'avoir à verser un supplément de 2.4 %. Il ne faut cependant pas surestimer l'impact du risque lié à la longévité. La même personne pourrait, par exemple, compter sur une rente de 118.6 si les taux d'intérêt tombaient à 3.5 %, même si l'espérance de vie ne changeait pas, ce qui montre qu'il est plus important, pour les prestataires de retraite, de se protéger contre le risque lié aux taux d'intérêt. Ce qui est intéressant, malgré tout, c'est l'interaction entre le risque lié aux taux d'intérêt et le risque lié à la longévité. Si les taux d'intérêt tombaient à 3.5 % et si la longévité augmentait de 2 ans, la rente des retraités serait de 122.3. Il importe aussi de noter que l'effet de la longévité s'amplifie notablement pour les personnes plus jeunes.

Q. L'OCDE a publié en mars 2007 un rapport sur la réforme des plans de retraite des salariés du secteur public. Une des conclusions du rapport est que de nombreux pays Membres doivent faire face à des coûts très lourds liés aux pensions publiques. Plus précisément, l'OCDE a indiqué que les pays Membres dépensent, en moyenne, près de 2 % de leur PIB au titre des pensions publiques.
Plusieurs stratégies communes de réforme des plans de retraite des agents du secteur public sont identifiées dans ce rapport, mais une question importante semble être celle de savoir dans quelle mesure une meilleure information financière influe sur les choix stratégiques. À combien les pays de l'OCDE estiment-ils les coûts à long terme des pensions du secteur public ? Les pays calculent-ils des estimations, sur la base du fait générateur, des paiements futurs au titre des pensions ? En quoi une meilleure information financière sur les coûts attendus des pensions du secteur public a-t-elle influé sur les propositions de réforme dans les pays de l'OCDE ?
Michael O'Neill, United States Government Accountability Office

R. La plupart des pays de l'OCDE ont des systèmes de pensions différents pour les salariés du secteur public et ceux du secteur privé : seuls les pays de l'ancien bloc socialiste d'Europe centrale et orientale, comme la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la République slovaque, ont un programme national unique. Les dépenses au titre des pensions du secteur public représentent, en moyenne, environ un quart des dépenses publiques totales consacrées aux pensions.

La plupart des pays tiennent compte, effectivement, des pensions du secteur public dans les prévisions de dépenses au titre des pensions : voyez, par exemple, les récentes prévisions établies pour les États membres de l'UE*. L'utilisation de la comptabilité sur la base du fait générateur n'est pas particulièrement répandue : les paiements de pensions sont généralement financés sur les budgets courants selon le principe de répartition. Il est par conséquent difficile d'évaluer l'effet des méthodes comptables sur le processus de réforme des pensions.

* Union européenne, Comité pour la politique économique (2006), " The Impact of Ageing on Public Expenditure: projections for the EU-25 Member States on pensions, health care, long-term care, education and unemployment transfers (2004-2005) ", European Economy, Special Reports No. 1/2006.

Q. Du fait de la diminution des pensions publiques, les futurs retraités devront épargner davantage par eux-mêmes. Cependant, les travailleurs ont le choix entre épargner dans des actifs tels que l'immobilier ou des actifs financiers et acheter des produits d'épargne-retraite à régime fiscal souvent avantageux qui imposent la conversion en rente. Que pensez-vous de ces choix ?
Thomas Durand, France

R. Les gens peuvent faire différents montages financiers pour leur retraite. D'après ce qu'on peut observer dans la plupart des pays, les travailleurs sont souvent myopes : ils sous-estiment presque toujours leurs besoins financiers pendant la retraite et beaucoup pensent qu'ils vivront moins longtemps que ce n'est le cas. Avec un produit financier converti en rente, le retraité est sûr que son épargne suffira pour couvrir ses besoins jusqu'à la fin de sa vie puisque les paiements sont garantis jusqu'au décès du bénéficiaire. Mais si les comptes ne sont pas convertis en rente, le retraité risque de ne plus avoir d'argent pour finir ses jours. C'est pourquoi de nombreux gouvernements insistent pour qu'au moins une partie de l'épargne-retraite bénéficiant d'avantages fiscaux soit versée sous forme de rente.

La réponse à la question dépend aussi de ce que le système public obligatoire de pensions offre dans les différents pays. Si les pensions du régime public sont relativement élevées, les gens n'ont peut-être pas besoin d'un revenu complémentaire sous forme de rente. Ils préfèrent peut-être, dans ce cas, épargner davantage afin d'utiliser leur argent pour voyager, acheter une résidence secondaire ou pour d'autres choses. En autorisant les gens à acheter des contrats volontaires offrant comme seule formule possible la conversion en rente, l'on pourrait créer une situation où les rentes jouent un rôle excessif. Cependant, dans les systèmes qui n'offrent qu'une faible pension publique de base, les décideurs voudront probablement limiter le risque de voir les retraités dépenser tout leur argent et dépendre uniquement du filet de sécurité.
Enfin, le choix est probablement aussi d'ordre personnel. En France, les gens semblent préférer l'assurance-vie au nouveau PERP car l'épargne sous forme de plan d'assurance-vie à régime fiscal avantageux n'est bloquée que pendant 8 ans, après quoi l'argent est accessible, tandis que le PERCO impose la conversion en rente. Pour le moment, c'est sans doute un choix rationnel puisque les taux de remplacement pour les retraités actuels sont encore très élevés. Cependant, les travailleurs plus jeunes doivent s'attendre à des pensions beaucoup plus faibles dans l'avenir, et beaucoup d'entre eux devraient penser à s'assurer dès maintenant un revenu complémentaire sûr pour la retraite.

Q. Dans le système à cotisations définies, comment pouvons-nous concilier stabilité de vie des anciens et stabilité financière ?
Kim, Kun Min, du Ministère de l'administration publique et de l'intérieur, Corée

R. Face à la hausse des coûts des pensions (due à l'augmentation de la longévité et à la diminution des rendements des actifs), de nombreux organismes de retraite à prestations définies ont été contraints de restructurer leurs régimes et ont choisi d'offrir des pensions à cotisations définies. Dans ces régimes, seules les cotisations sont fixes, aucune prestation particulière n'étant garantie - ce qui les rend "plus stables financièrement" pour les prestataires. Cependant, ces régimes transfèrent la totalité des risques, tels que le risque lié à l'investissement et le risque lié à la longévité, sur les bénéficiaires - ce qui soulève la question de savoir s'ils peuvent assurer un revenu stable pour la vieillesse.

Pourtant, le risque n'est pas forcément inhérent aux régimes à cotisations définies et, de fait, les risques liés à l'investissement et à la longévité sont gérables. Pendant la "phase d'accumulation", il est possible d'investir dans des actifs sûrs, à rendement stable, ou les individus peuvent rééquilibrer leur portefeuille en remplaçant des actifs à risque et rendement élevés par des placements plus sûrs lorsqu'ils approchent de l'âge de la retraite. Cette approche dite "du cycle de vie" est le mécanisme utilisé dans de nombreux systèmes de pensions en Amérique latine, par exemple. De même, il existe des produits sous forme de rente pour assurer un revenu stable durant la "phase de versement", lorsque les bénéficiaires commencent à utiliser leur pension. Les décideurs peuvent et doivent être encouragés à veiller à ce qu'il existe une réglementation qui assure la stabilité aussi bien pendant la phase d'accumulation que pendant la phase de versement. Il faudrait aussi souligner l'importance de l'éducation et de la sensibilisation aux questions financières pour aider les gens à comprendre et à gérer le risque avec efficacité.

Par ailleurs, la stabilité peut être encore accrue, dans les systèmes à cotisations définies, par le partage ou la mise en commun des risques. Des régimes "hybrides", par exemple, se développent actuellement dans certains pays de l'OCDE, qui comportent une certaine forme de garantie et permettent aux prestataires de retraite et aux bénéficiaires de partager les risques (le promoteur du plan ou le prestataire garantissant un certain rendement sur les actifs des fonds de pensions, par exemple). Parallèlement, dans des pays comme les Pays-Bas, il existe des régimes "collectifs à cotisations définies" dans lesquels les membres ou le fonds de pensions mettent en commun les risques (en partageant les rendements de l'investissement). Dans les systèmes de rentes offerts par des compagnies d'assurance, le risque lié à la longévité est, de la même façon, mis en commun durant la phase de versement.

7ème Congrès National des Maisons de retraite privées les 31 mai et 1er juin 2007 à Cannes
Cette manifestation, ouverte à tous, sera l’occasion de s’informer et de débattre sur ce défi majeur que constitue, pour la France, l’avenir de la prise en charge des personnes âgées et sur la place qu’il devra avoir dans les priorités du nouveau gouvernement.

Quelles suites le nouveau gouvernement donnera t-il au récent rapport « Gisserot » sur le financement futur de la dépendance ?

Qu’est ce que la création d’un 5ème risque « dépendance » que Nicolas Sarkozy a appelé de ses vœux pendant la campagne présidentielle ? Quels efforts cela représentera t-il pour la collectivité ?

Devra t-on demain recourir à l’assurance privée pour faire face sereinement à sa future dépendance ?

Et au-delà des financements, quelle place doit-on réserver à la personne âgée dans notre société, quelles réponses doit-on apporter aux familles ?

Comment doit-on faire évoluer les établissements et les services pour satisfaire les français et être en parfaite adéquation avec la volonté et les besoins de la personne âgée même très dépendante ?

C’est avec la participation de Bernard Brochand, Député Maire de Cannes, de Philippe Tabarot, Vice Président du Conseil Général des Alpes Maritimes en charge des personnes âgées, Gilles Johanet, ancien directeur de la CNAM, Jérôme Pellissier, Philosophe et écrivain, et bien d’autres intervenants, que le SYNERPA tentera de répondre, tout au long de ces deux journées, à ces questions cruciales pour la société française de demain.

LUNDI DE PENTECÔTE : un bilan insuffisant qui appelle de vraies solidarités
Le bilan aujourd’hui est d’autant plus décevant que les chiffres annoncés mélangent deux impératifs : la meilleure réponse aux besoins de chaque personne âgée et l’accompagnement d’un nombre croissant de nos aînés, compte tenu de la démographie

La réponse qu’imposait le drame de la canicule était de mieux accompagner les personnes âgées en augmentant le nombre de professionnels à domicile ou en établissement. Seule une faible part des crédits du jour férié y est consacrée.

Ainsi la Cour des Comptes évaluait en 2005 que les besoins des personnes âgées n’étaient couverts qu’à moitié et que les personnes âgées et leurs familles supportent des charges financières trop importantes en établissement. La situation a très peu évolué depuis, d’autant que parallèlement à la suppression du lundi de Pentecôte, la Sécurité Sociale a moins fait augmenter ses budgets annuels en direction de nos anciens. Une telle situation n’est pas acceptable et doit cesser en 2007.

De même l’insuffisance des moyens financiers a conduit les Pouvoirs Publics à envisager des baisses de moyens dans certaines Maisons de Retraite. AVVEC ne peut accepter de telles décisions et a décidé d’attaquer devant le Conseil d’Etat les textes concernés

Il s’agit désormais de mettre en place de nouveaux financements. AVVEC se réjouit que le Président de la République ait évoqué son souhait de créer un cinquième risque. L’Association réitère donc sa demande d’une grande Conférence Nationale réunissant pouvoirs publics, partenaires sociaux et acteurs du secteur, afin de définir le niveau et la nature des financements à dégager.

Les jeunes s'inquiètent pour leur retraite
L’enquête réalisée par Ipsos pour TBWA Corporate et l’UMR auprès d’un échantillon de jeunes actifs âgés de 25 à 35 ans révèle un fort niveau d’inquiétude chez les jeunes actifs et la conviction qu’ils ne bénéficieront pas, du moins exclusivement, du système de répartition actuel. Dans ces conditions, ils considèrent largement qu’ils devront désormais, à court, moyen ou long terme, épargner pour leur retraite.

Le sondage

Après un premier volet consacré aux femmes et leur perception de la retraite, l’Observatoire des retraites réalisé par Ipsos pour l’UMR et TBWA Corporate a souhaité consacrer ce deuxième volet aux jeunes actifs âgés de 25 à 35 ans. Comment appréhendent-ils leur retraite ? Anticipent-ils cette période ? Sont-ils inquiets ? Ont-ils le sentiment qu’ils devront travailler plus longtemps pour toucher une retraite plus faible ? En d’autres termes pensent-ils être une génération défavorisée ? Dans un contexte où le système de répartition est mis à mal par l’évolution démographique, connaissent-ils les rouages de ce système et pensent-ils pouvoir encore en bénéficier ? Jugent-ils indispensable d’épargner pour préparer leur retraite, et si c’est le cas est-ce perçu comme une urgence ?

Inquiets pour leur retraite…

Un fort niveau d’inquiétude

Lorsqu’on demande aux actifs de tous âges ce qu’ils ressentent lorsqu’ils pensent à leur retraite, l’inquiétude domine très largement. Ainsi, 84% des actifs dans leur ensemble se disent inquiets, dont 41% qui indiquent même être très inquiets. C’est 9 points de plus qu’en avril dernier où 32% des actifs déclaraient être très inquiets.

Ce niveau d’inquiétude est d’autant plus élevé que les actifs sont jeunes. Ainsi, les actifs les plus âgés (plus de 50 ans) sont 77% à se dire inquiets, dont 27% très inquiets. Le niveau d’inquiétude augmente chez les actifs de 36 à 49 ans (83% dont 39% très inquiets) mais il atteint son niveau le plus élevé chez les actifs de 25 à 35 ans. Ainsi, près de neuf jeunes actifs sur dix se disent inquiets lorsqu’ils pensent à leur retraite (88%), dont près de la moitié (45%) qui se disent très inquiets.

L’inquiétude est très forte chez les jeunes actifs quel que soit leur profil. Les différences sont donc minimes mais on peut remarquer que les femmes se disent un peu plus inquiètes que les hommes (92% contre 83%), comme on l’avait déjà observé lors du premier volet de l’Observatoire, tout comme les personnes plus vulnérables socialement : 95% des ouvriers, 93% des personnes peu ou pas diplômées et 91% des personnes touchant moins de 2000€ mensuels se disent inquiètes, contre 80% des cadres supérieurs, 82% des personnes possédant un diplôme supérieur ou égal à un Bac+3 ou 81% des personnes disposant de plus de 3000 € mensuels.

Cette inquiétude trouve essentiellement son fondement dans la crainte de ne pas pouvoir toucher une retraite suffisamment importante pour subvenir à leurs besoins. Ainsi, 83% des jeunes actifs de 25 à 35 ans se disent inquiets à propos du montant de la retraite qui leur sera versée, la majorité (55%) affirmant l’être « beaucoup ». Il faut dire que lorsqu’ils se projettent dans l’avenir, deux jeunes actifs sur trois (62%) considèrent que leur niveau de vie ne sera pas suffisant pour subvenir à leurs besoins. Cette angoisse de ne pas avoir un niveau de vie décent à la retraite est relative chez les cadres supérieurs (mais même au sein de cette population, 44% anticipent un niveau de vie insuffisant) mais très développée au sein des autres catégories sociales (62% chez les professions intermédiaires et 64% chez les employés) et notamment parmi les ouvriers (77%).

Logiquement, les jeunes actifs se montrent également inquiets en ce qui concerne la proportion de revenus qu’ils devront consacrer au financement de leur retraite (79% dont 39% « beaucoup ») et l’âge à partir duquel ils pourront prendre leur retraite à taux plein (75% dont 47% qui le sont « beaucoup »). En définitive, quel que soit le sujet précis des retraites (financement, montant de la pension ou âge de départ en retraite), l’inquiétude domine largement.

Un problème sous-estimé et sur lequel l’information est insuffisante

Le pessimisme avec lequel les jeunes actifs envisagent leur retraite s’accompagne du sentiment que le problème est largement sous-estimé en France aujourd’hui : deux jeunes actifs sur trois (67%) l’affirment, dont 21% qui considèrent même que le problème est très sous-estimé actuellement, tandis que seuls 16% considèrent que le problème est au contraire surestimé et 16% qu’il n’est ni sous-estimé, ni surestimé.

Les jeunes actifs se sentent parallèlement assez peu informés sur leur propre situation. Ainsi, 69% des actifs de 25 à 35 ans se disent mal informés, dont 22% qui affirment même être très mal informés. A l’inverse, 31% pensent être bien informés. Ce niveau d’information est logiquement plus faible que celui de leurs aînés (43% des actifs de 36 à 49 ans et 58% des actifs de 50 ans et plus) mais n’est pas non plus négligeable : le fait même qu’un tiers des jeunes actifs pense être bien informé au sujet de sa retraite, qui n’interviendra pas avant trente ou quarante ans, témoigne de leur préoccupation à ce sujet. Notons également que globalement le niveau d’information progresse : dans leur ensemble, 43% des actifs se disent informés, soit 7 points de plus qu’en avril 2006 où la question avait également était posée lors du premier volet de l’Observatoire des retraites.

Pour se tenir informés, les jeunes font appel majoritairement à leurs proches (57%). Internet arrive en deuxième position (34%), devant les banques (29%), l’employeur ou le supérieur hiérarchique (25%) et les médias généralistes (18%). La bonne position des banques dans cette hiérarchie montre qu’une proportion non négligeable des jeunes actifs s’est déjà tournée vers un organisme financier, probablement dans le but de mettre en place un plan d’épargne pour l’avenir. La mutuelle (17%) arrive en sixième position, et nul doute qu’elle peut progresser dans la hiérarchie des sources d’information. Dans la mesure où les jeunes actifs se disent préoccupés par leur retraite et mal informés, et qu’ils considèrent, comme on va le voir, que l’épargne est un moyen indispensable pour subvenir à leurs futurs besoins, les mutuelles ont une carte à jouer en développant l’information auprès de cette cible particulière des jeunes actifs. Enfin, la hiérarchie est complétée par les caisses de retraite (16%), les compagnies d’assurance (15%), les syndicats ou comités d’entreprise (13%) et les journaux spécialisés en épargne et placements (8%).

… et considérant comme acquise la fin du système par répartition tel qu’il fonctionne aujourd’hui…

Un système par répartition voué à être complété, voire à disparaître

Fortement inquiets, les jeunes actifs semblent avoir tranché le débat sur la survie du système par répartition, mis à mal par l’évolution démographique de la France. Pour eux, ce système, dont ils connaissent le fonctionnement dans leur majorité, est voué au mieux à être complété, au pire à disparaître.

Les trois quarts des jeunes actifs connaissent globalement le mode de fonctionnement du système français. Ainsi, 73% savent qu’il s’agit d’un « système par répartition, qui repose sur la cotisation des actifs par les personnes actuellement à la retraite ». Leur niveau de connaissance est un peu inférieur à celui de leurs aînés (82% des actifs de 36 à 49 ans et 85% des actifs de 50 ans et plus) : ainsi, une petite minorité de jeunes actifs (17%), non négligeable tout de même compte tenu du fait que cette population cotise déjà pour ce système, pense qu’il s’agit d’un « régime par capitalisation, où chaque individu finance sa retraite par son épargne personnelle ». Assez logiquement, le niveau de connaissance des jeunes actifs progresse avec le niveau d’études.

La pérennité de ce système leur semble profondément incertaine. Ainsi, un consensus se dégage chez les jeunes actifs de 25 à 35 ans sur le fait que le régime par répartition ne pourra perdurer en l’état. Ainsi, 60% considèrent que « le système par répartition existera toujours, mais que les systèmes de retraites supplémentaires seront beaucoup plus développés qu’aujourd’hui »; tandis qu’un tiers des jeunes actifs (34%) se montre encore plus radical et anticipe la mort du système en considérant qu’il « n’existera plus et que chacun épargnera individuellement pour sa retraite ». En définitive, seuls 4% des jeunes actifs croient que le système par répartition continuera de fonctionner comme aujourd’hui.

Là encore, on observe un plus fort pessimisme chez les jeunes actifs les moins aisés financièrement. Ainsi, 41% des jeunes actifs touchant moins de 2000 € par mois considèrent que le système par répartition n’existera plus, contre 30% chez les personnes touchant plus de 2000 € mensuels. Dans la mesure où les personnes plus vulnérables financièrement sont aussi plus inquiètes, il est logique qu’elles soient également plus pessimistes sur la survie du système.

Dans le détail, les jeunes actifs pensent qu’ils ne bénéficieront du système actuel de retraites sur aucun plan (âge de départ, montant des cotisations ou montant des retraites). Ainsi, les jeunes actifs pensent qu’ils subiront tout autant l’augmentation de l’âge de la retraite (85% pensent qu’il sera plus élevé dans les décennies à venir) que l’augmentation des cotisations pour bénéficier de la retraite de base (75% pensent qu’elles seront plus élevées) et la diminution du montant de la retraite de base (57% pensent qu’il sera moins élevé).

Un consensus : les 25-35 ans constituent une génération défavorisée

Ces divers éléments expliquent sans doute leur sentiment massif d’être une génération défavorisée par rapport aux autres : 77% des actifs de 25 à 35 sont de cet avis. Les actifs plus âgés le reconnaissaient volontiers : 82% de ceux qui ont entre 36 et 49 ans et 84% de ceux qui ont 50 ans ou plus pensent aussi que les 25-35 ans sont défavorisés, et peu d’entre eux s’avancent à dire qu’ils sont favorisés (7% des 36-49 ans et 2% des 50 ans et plus). Les actifs dans leur ensemble s’accordent ainsi pour considérer que les actifs les plus jeunes sont les plus défavorisés, même si la génération suivante, les 36-50 ans ne leur semble guère avoir plus de chance, du moins pour les principaux intéressés. Ainsi, 68% des actifs âgés de 36 à 49 ans estiment que leur génération est défavorisée par rapport aux autres, tout comme 66% des actifs de 50 ans et plus. En revanche, les plus jeunes ont du mal à admettre aussi facilement que cette génération pâtit autant qu’eux des difficultés du système de retraites, et ils sont moins nombreux (44%) à affirmer qu’elle constitue une génération défavorisée. Mais malgré ces différences, le sentiment que les 36-50 ans représenteraient une génération favorisée n’est guère présent au sein des actifs de tous âges.

En revanche, il ne fait pas de doute pour une majorité d’actifs que les quinquagénaires constituent, en matière de retraite, une génération favorisée par rapport aux autres… sauf pour les principaux intéressés qui se montrent partagés sur la question. Ainsi, 51% des actifs de 25 à 35 ans et 55% de ceux qui ont entre 36 et 49 ans estiment que la génération des 50-60 ans est favorisée, mais seuls 37% des actifs de 50 ans et plus partagent ce point de vue, 36% de ces derniers considérant être défavorisés tandis que 25% ne se jugent ni favorisés, ni défavorisés sur ce sujet. Seul consensus finalement : le fait que la génération actuellement à la retraite, les plus de 60 ans, constituent une génération favorisée : 63% des actifs de 25 à 35 ans, 73% de ceux qui ont entre 36 et 49 ans et 74% des 50 ans et plus l’affirment.

Par conséquent, chaque génération a tendance à se penser comme défavorisée par rapport aux autres, mais dans l’ensemble, les actifs reconnaissent que les plus de 50 ans auront quand même bénéficié du système et constituent en cela des générations favorisées, tandis qu’en bas de l’échelle, les actifs les plus jeunes pâtiront des problèmes de financement et seront par conséquent défavorisés par rapport aux générations précédentes.

… les jeunes actifs jugent indispensable de devoir épargner pour leur retraite

L’épargne individuelle : une étape incontournable

Inquiets pour leur retraite et ne comptant guère sur le seul système pour les aider, les jeunes actifs considèrent comme une évidence qu’il leur faudra désormais épargner pour leur retraite. Plus significatif, cette nécessité d’épargner leur paraît indispensable au point de l’envisager de manière immédiate, alors même que la retraite constitue pour eux une perspective assez éloignée. Ainsi, les trois quarts des jeunes actifs (75%) pensent que pour disposer au moment de leur retraite d’un niveau de vie suffisant pour subvenir à leurs besoins, il leur faut épargner dès maintenant. Ils sont 22% à estimer qu’ils devront épargner mais que ce n’est pas urgent dans l’immédiat, tandis que seuls 3% pensent qu’ils n’auront pas besoin d’épargner.

Tous les jeunes actifs, quel que soit leur profil, éprouvent cette nécessité d’épargner. En revanche, le degré d’urgence à épargner diffère selon la catégorie sociale des jeunes actifs. Ainsi, les ouvriers (81%) et les employés (84%) sont nettement plus nombreux que les cadres (66%) et les personnes exerçant une profession intermédiaire (69%) à penser qu’ils doivent épargner dès maintenant.

En définitive, l’épargne apparaît comme un moyen efficace de résoudre le problème des retraites. Lorsqu’on leur demande quels sont les moyens qui leur semblent préférables pour faire face au financement des retraites, une majorité de jeunes actifs (52%) déclarent qu’il faut d’abord « développer l’épargne personnelle ou les retraites complémentaires », une solution qui leur semble largement préférable aux autres, qu’il s’agisse d’augmenter les cotisations payées par les actifs (19%), retarder l’âge du départ à la retraite (16%) ou diminuer le montant des retraites (2%). Ils privilégient donc des solutions individuelles au problème des retraites, bien plus que des solutions collectives. Notons que ce constat n’est pas politiquement marqué : sympathisants de gauche comme de droite (52%) considèrent que la meilleure solution est de développer l’épargne personnelle ou les retraites supplémentaires. Tout juste les sympathisants de gauche se montrent-ils plus réticents que les sympathisants de droite à envisager le recul de l’âge de la retraite (14% contre 23%), sans que cette solution ne recueille de toutes manières un large assentiment, loin s’en faut.

Ainsi, même si une proportion assez importante de jeunes actifs se dit prête à travailler au-delà de 60 ans (44%), la majorité s’y refuse encore (53%) et continue de placer la barre symbolique à 60 ans (35%) ou même moins (18%). Par ailleurs, la barrière des 65 ans semble difficilement franchissable : si 34% répondent spontanément cet âge, ce qui témoigne d’une certaine acceptation d’un recul jusqu’à cet âge-là, seuls 6% accepteraient de travailler au-delà. Ainsi, retarder l’âge de la retraite, sans susciter de méfiance massive de la part des jeunes actifs, provoque de la réticence et n’obtient guère les faveurs des jeunes, à l’inverse de l’épargne individuelle.

Sur ce sujet, on observe d’assez nettes différences entre les jeunes actifs selon la pénibilité de leur travail, plus ou moins manuelle et physique : les cadres sont ainsi plus enclins à travailler au-delà à de 60 ans (58%) que les ouvriers (30%). Notons également que les sympathisants de droite (54%) accepteraient davantage que les sympathisants de gauche (43%) de travailler au-delà de 60 ans.

Un fort intérêt pour la souscription à des retraites supplémentaires

Dans la mesure où l’épargne leur semble incontournable, il n’est pas étonnant de voir que les jeunes actifs se montrent quasiment tous intéressés par la possibilité de cotiser tous les mois afin d’avoir une retraite supplémentaire (90%) : seuls 9% des jeunes actifs ne montrent aucun intérêt pour cela. Parmi les jeunes intéressés, soulignons que 29% d’entre eux ont déjà commencé à cotiser de la sorte, ce qui là encore rappelle à quel point la retraite constitue une perspective angoissante pour les jeunes actifs, au point de commencer avant 36 ans à souscrire à un régime complémentaire. La plupart se contente toutefois pour le moment de l’envisager prochainement (31%) ou de se dire intéressée mais à beaucoup plus longue échéance puisqu’ils ne pensent pas le faire pour l’instant (30%). Par conséquent, les mutuelles ont tout intérêt à se tourner vers les jeunes actifs, dont une grande partie n’a pas encore souscrit à un tel système et se montre intéressée à court ou moyen terme.

Au-delà de cet intérêt potentiel, on soulignera le sentiment d’absolue nécessité qui habite les jeunes actifs lorsqu’ils pensent à la préparation de leur retraite. Ainsi, 79% d’entre eux jugent indispensable de se constituer une épargne retraite supplémentaire au régime de la sécurité sociale, contre 20% qui jugent cela accessoire. Et si 58% indiquent que ce régime devrait être facultatif, la proportion de jeunes actifs considérant que ce système devrait être obligatoire n’en est pas moins importante (40%). Notons enfin que le développement de ces solutions complémentaires, en plus d’être plébiscité, est également considéré comme inéluctable. Une grande majorité de jeunes actifs (65%) considère ainsi que le nombre d’actifs cotisant à une retraite supplémentaire sera plus élevé dans les années à venir.

De manière générale, les jeunes actifs semblent anticiper leur retraite de manière assez négative : source d’angoisse, concernant notamment les revenus dont ils disposeront effectivement à ce moment-là, ils semblent convaincus qu’ils constituent une génération défavorisée et qu’ils ne pourront plus compter, du moins exclusivement, sur un système général par répartition amené à fortement évoluer. Dans ce contexte, l’épargne individuelle leur apparaît comme la seule solution envisageable, et ce à très court terme. Les mutuelles ont donc une carte à jouer pour capter cette génération pragmatique qui, face au délitement du système, préfère se constituer un revenu supplémentaire plutôt que de compter sur le système collectif et se montre intéressée par les régimes complémentaires. Reste maintenant à les faire passer du constat – devoir épargner pour pallier les lacunes présentes ou à venir du régime par répartition – au passage à l’acte – souscrire à une retraite supplémentaire.

Source : ipsos.fr

 

ViaFamilia « Grand Age » , l’internet au service des personnes âgées
Document sans titre Lancé en partenariat avec AgeVillage.com (la référence internet en matière de gérontologie) à l’occasion du salon Géront Expo (22-24 mai – Paris Expo – Porte de Versailles), le site internet www.viafamilia-grand-age.fr[1] a pour ambition de permettre à ces personnes âgées de garder le contact avec leurs proches et de les aider à sortir de leur isolement.

Internet au service des personnes âgées et de leur famille

Complément du site ViaFamilia, qui offre un espace privé gratuit aux familles pour échanger et se retrouver, ViaFamilia « Grand Age » est spécialement conçu et pensé pour permettre aux personnes âgées vivant en institutions d’accéder elles aussi à de nombreux services : album photo, agenda familial, dialogue en direct...autant de fonctionnalités qui permettent de garder le contact avec ses proches.

Ce nouveau service est une réelle valeur ajoutée pour les établissements d'accueil car la préservation de ce lien familial est un des facteurs clés pour le bien-être des personnes âgées qui y résident.

ViaFamilia « Grand Age » est par ailleurs un site internet idéal pour initier les personnes âgées à Internet. Il s’adresse spécifiquement aux personnes âgées vivant en maison de retraite, qui peuvent profiter des équipements informatiques de la structure d’accueil et des équipes d’accompagnement pour se familiariser avec Internet (ce type d'initiative se multipliant actuellement dans ces établissements).

ActivAge s’est associée à une équipe de chercheurs (informaticiens, psychologues, ergothérapeutes...) afin de mettre en oeuvre des solutions qui puissent répondre aux attentes de ces nouveaux utilisateurs tout en tenant compte de leurs aptitudes et de leurs craintes. Les résultats des travaux menés lui ont permis de créer un site internet simplifié, en termes de fonctionnalités, de navigation et de vocabulaire.

En ouvrant les portes d’Internet aux personnes âgées, ViaFamilia « Grand Age » a la volonté d’exploiter les potentialités de cet outil pour rompre leur isolement et leur permettre d’accéder et de contribuer à un espace familial sur lequel elles peuvent retrouver toute leur famille, des enfants aux arrières petits-enfants…

ActivAge : une démarche globale au service des personnes âgées

La création de ViaFamilia « Grand Age » est le résultat d’une réflexion globale conduite par la société ActivAge sur le rapport entre les nouvelles technologies et les personnes âgées. En effet, alors que la France compte plus de 10 millions de personnes âgées de plus de 65 ans[2] (tranche d'âge en augmentation constante), celles-ci sont 5 fois moins reliées à internet que le reste de la population[3].

Même si les jeunes seniors (notamment les baby-boomers) sont de plus en nombreux à utiliser l’informatique et Internet, les personnes plus âgées restent très largement à l’écart de ces outils et de leurs potentialités. Une problématique a laquelle souhaite répondre ViaFamilia « Grand Age », en adoptant une logique intergénérationnelle et en incluant les personnes âgées dans la société des nouvelles technologies.

ActivAge sera présent sur le salon Geront Expo du 22 au 24 mai sur le stand AgeVillage
(Paris Expo, Porte de Versailles - Hall 7.2, stand P95)

Sondage 2007 « les français et le grand-âge » : les maisons de retraite font toujours peur
La maison de retraite est perçue comme un cadre de vie imparfait : les tarifs sont jugés trop élevés (96 %) et les places disponibles sont insuffisantes (86 %). 84 % des français pensent que les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite, et 79 % qu'on y met ses parents (ou grands-parents) à contre-coeur.
"Quitter son domicile et sa famille pour aller en maison de retraite parce qu'on a perdu son autonomie est mal vécu, indépendamment de la maison de retraite elle-même" commente Jérôme Pellissier (auteur de "La guerre des âges" Ed. A. Colin) .

Le prix moyen d'une maison de retraite s'élève à 1 500 euros par mois dans le public et le privé (il est plus important en région parisienne). C'est un coût inassumable pour 69 % des français. Seuls 24 % des français interrogés se disent capables de financer l'hébergement de leur parent âgé.

Un tiers des français pense que les personnes âgées sont maltraitées en maison de retraite. Jérôme Pellissier argumente lors d'un interview au journal Le Parisien : "La maltraitance est de plus en plus rare dans les établissements mais elle est plus médiatisée. On est beaucoup plus sensible à tout ce que s'y passe. Il n'ya a plus de tabou. Les français sont de plus en plus exigeants et c'est leur inquiétude actuelle qui va faire changer les choses".

Paradoxe, l'image des maisons de retraite n'a jamais été aussi négative alors que le niveau moyen des maisons de retraite s'est nettement amélioré. La maison de retraite cristallise les manques de la prise en charge globale des personnes âgées. Pourtant la vieillesse bénéficie d'une image positive dans la société française.
"Il est nécessaire que le débat public s'empare du sujet" estime Claude Evin, président de la Fédération Hospitalière de France. La perception négative de la prise en charge des personnes âgées en france est due à l'insuffisance de moyens, même si le plan Solidarité Grand Age a permis de débloquer 700 millions d'euros.

"Le domicile est le choix du coeur, la maison de retraite, c'est le choix de la raison quand il n'y a pas d'autres solutions. Mais il y a des situations pour lesquelles le maintien à domicile n'est pas suffisant" précise Claude Evin.

(* sondage réalisé le 11 et 12 avril 2007 par TNS Sofres pour la Fédération Hospitalière de France et le Mensuel des Maisons de retraite, auprès de 1000 personnes représentatives de l'ensemble de la population)

source: www.agevillage.com

 

Sondage 2007 les français et le grand âge : images de la vieillesse, de la dépendance, du financement
Document sans titre Ce sont les plus âgés (personnes de plus de 75 ans) qui ont l'image la plus négative de la vieillesse.

Perte d'autonomie, dépendance : c'est la principale crainte des français par rapport à la vieillesse (40 %). On note une grande évolution sur la question de la dépendance par rapport au précédent sondage réalisé en février 2005. Pas étonnant quand on sait que près d'un français sur trois (31 %) a une personne âgée dépendante dans son entourage. Pour 21 %, il s'agit d'un parent proche : père, mère, grands-parents.
La peur de la maladie vient en seconde position (21 %), loin devant la solitude et l'isolement.

Les français sont 71 % à estimer qu'on ne parle pas suffisament des personnes âgées. On note un décalage entre la propre prise de conscience des français et la prise en charge des pouvoirs publics. 68 % des personnes interrogées estiment que la prise en charge des personnes âgées par les pouvoirs publics ne sont pas satisfaisants. Déficit de parole associé à un déficit d'information : 59 % se disent mal informés sur les dispositifs d'aide ou de prise en charge.

Conscients du problème de la prise en charge de la dépendance, les français se disent prêts à s'impliquer. Neuf personnes sur dix donneraient du temps à une personne âgée de leur entourage. Trois sur quatre seraient prêts à payer une aide à domicile, et trois sur cinq à prendre en charge leur parent âgé à leur domicile. En d'autres termers, des alternatives à l'hébergement en établissement. La maison de retraite continue à avoir mauvaise presse malgré les efforts et les améliorations de la qualité des établissements.

En ce qui concerne le financement, l'opinion se prononce majoritairement (52 %) pour un financement individuel des dépenses liées à la dépendance chez les personnes âgées. 32 % sont pour une augmentation des prélèvements obligatoires et des cotisations sociales au titre de la solidarité nationale.

Ce sondage montre l'importance de la prise de conscience en quelques années, en particulier depuis l'été 2003, des français sur la problèmatique de lé dapendance et de son financement . On en appelle aux pouvoirs publics pour y répondre.


(* sondage réalisé le 11 et 12 avril 2007 par TNS Sofres pour la Fédération Hospitalière de France et le Mensuel des Maisons de retraite, auprès de 1000 personnes représentatives de l'ensemble de la population)

Source: www.agevillge.com

L’Europe a 50 ans, quel avenir pour ses retraites ?
Document sans titre Face à un problème commun, le vieillissement de la population, les pays de l’Union européenne adoptent en effet des réponses sensiblement différentes.

Les articles thématiques de la revue permettent ainsi de confronter les problématiques françaises telles que l’emploi des seniors ou la retraite des femmes à celles des autres pays de l’Union. En proposant une comparaison des systèmes français et allemand, en élargissant l’analyse aux pays d’Europe de l’Est et en prenant en compte le poids de plus en plus important du droit européen, ce numéro de Retraite et Société s’inscrit dans une démarche à la fois scientifique et pédagogique.

Ce cinquantième numéro aborde une multiplicité de thèmes. Sont à noter en particulier les articles concernant :

- les échanges d’expérience sur les systèmes de retraite au sein de l’Union européenne
- les paramètres de la réforme en France et en Allemagne
- la situation des femmes face à la retraite en France, en Allemagne et en Italie


A propos de Retraite et Société :

Retraite et Société est une revue de recherche sur la retraite et le vieillissement publiée par la Cnav trois fois par an et diffusée par La Documentation française. Chaque numéro est l’occasion de faire intervenir des experts extérieurs à la Cnav (chercheurs, universitaires, journalistes…) français ou étrangers. Ceux-ci proposent, chacun dans un article, une réponse thématique répondant à une problématique plus générale sur la retraite ou le vieillissement. À cette occasion, la branche retraite de la Sécurité sociale aspire à sensibiliser directement ou indirectement à ces problématiques le public intéressé grâce à des informations et des études exclusives.

NB : Retraite et Société : Les retraites en Europe, est disponible en librairie à partir du 15 avril 2007 au prix unitaire de 19 € ou par abonnement (48 € par an). Le kiosque en ligne de La Documentation française permet également un abonnement par Internet (40 € par an).

Ségolène Royal répond aux questions du manifeste pour tous les âges

Mesdames, Messieurs,


J'ai appris que l’ensemble des fédérations et associations que vous représentez s’était réuni afin d’élaborer collectivement ce questionnaire à l’attention des candidats à l’élection présidentielle.


Je tenais à vous féliciter de cette initiative et, dans le même temps, à saluer l’action que mènent vos organisations au service des personnes âgées.


Plutôt que de répondre point par point aux questions posées, j’ai souhaité en faire la synthèse et développer à votre intention les grands axes de la politique que je compte mener en faveur des personnes âgées.


Je commencerai par dire que je suis d’accord avec vous sur un premier point : la France n’a pas encore tiré toutes les conséquences du vieillissement de sa population.
Au demeurant, plutôt que de parler de vieillissement, j’utiliserai volontiers une autre notion : celle de l’allongement de la durée de la vie. Car c’est bien là que réside un des progrès les plus formidables que notre société ait connu au cours du siècle passé.


Il y a 150 ans, un Français vivait en moyenne 40 ans. On vit aujourd’hui en moyenne 80 ans. Or, je refuse que cette évolution, extraordinairement positive, ne se transforme en autant de sujets d’angoisse pour les personnes âgées et leurs familles.
Je tire de ce constat une première réflexion : il faut que notre société change profondément le regard qu’elle porte sur la vieillesse et sur le vieillissement.


Je note toutefois un paradoxe : s’il est vrai que notre société véhicule parfois une image dévalorisante de la vieillesse, nos compatriotes, pris individuellement, continuent à témoigner une forte solidarité à l’encontre de nos anciens comme l’a montré le traumatisme qui a suivi le drame de la canicule. C’est aussi sur cette solidarité intergénérationnelle, vivace dans notre pays, qu’il convient de s’appuyer pour faire évoluer les mentalités.

Confrontée au vieillissement de la population, notre société est face à plusieurs attitudes possibles.
- L’indifférence d’abord. Cette tentation est toujours présente notamment en raison de l’absence d’associations puissantes qui puissent régulièrement rappeler les pouvoirs publics à leurs obligations.
- Le catastrophisme enfin. Le vieillissement serait alors, selon certains, un signe du déclin de nos sociétés et un motif de charges nouvelles importantes.


Loin de ces deux discours, je veux au contraire affirmer que le vieillissement constitue un enrichissement pour la société, une chance pour les individus mais aussi, avouons-le, un défi pour la puissance publique.


Ce changement de regard sur la vieillesse doit par exemple nous conduire à intégrer les problématiques liées au vieillissement dans l’ensemble de nos politiques publiques : politique de santé publique, politique d’aide à domicile, politique d’accessibilité des transports, politique du logement et de l’adaptation de l’habitat etc…


Dans cet esprit, j’approuve totalement votre formulation : s’il convient de mener une politique publique active en faveur du grand âge, il convient parallèlement d’engager ce que vous appelez vous-même une « politique du vieillissement ». Cela nécessite non seulement d’appréhender globalement les problématiques liées à l’avancée en âge mais cela doit nous permettre également de faire prendre conscience à nos concitoyens que le vieillissement est un processus progressif et qu’en la matière il existe aussi une politique de prévention.


A ce titre, le départ en retraite ne peut continuer à ressembler dans notre société à une forme de couperet qui séparerait activité productive et inactivité sociale. Voici encore quelques dizaines d’années, nous vivions en moyenne une décennie après le départ en
retraite. Aujourd’hui, il n’est plus rare de vivre 20, 30 ans, voire plus après la cessation de son activité professionnelle. Nous sommes passés d’une époque où la retraite sonnait le début de la fin de la vie à une époque où la retraite constitue en réalité le début d’une nouvelle vie. C’est toute notre société qui doit désormais tirer les conséquences de ce phénomène heureux.


D’ores et déjà, je veux insister sur le rôle crucial que les retraités jouent dans l’affirmation du lien social. Dans quel état serait notre tissu associatif si les retraités ne s’y impliquaient autant ? Combien de petites communes seraient en déshérence si de nombreux retraités ne se consacraient pas aux activités d’élu ? Il convient donc de valoriser ce qui doit l’être et mener une politique permettant à un plus grand nombre de retraités de trouver leur place et d’être utiles à une société qui a besoin de leur expérience, de leur sagesse, de leur expertise. Je veux mettre fin au gâchis social consistant à se passer de la richesse de nos retraités.
Cette valorisation des retraités passe aussi par la valorisation des organisations les représentant. Sur ce point, je souhaite repenser le rôle du Comité National des Retraités et Personnes Agées avec pour objectif que les retraités et personnes âgées de notre pays soient plus clairement et plus systématiquement entendus.

Pour moi, la démocratie participative n’est pas qu’un slogan de campagne : elle doit être présente partout dans la société. C’est la raison pour laquelle il conviendra non seulement d’harmoniser les conditions de fonctionnement et la composition des
CODERPA mais également de redonner vie aux CORERPA qui seront placés auprès des Conseils Régionaux.


Le CNRPA nourrira ainsi ses réflexions des remontées lui provenant des départements et des régions. Il n’en sera que de meilleur conseil lorsqu’il sera consulté par l’Etat. Je sais le poids et la richesse d’organisations comme la C.F.R, la Fédération Nationale des Aînés Ruraux ou d’autres encore. C’est parce que les pouvoirs publics donneront aux organisations représentant les retraités et personnes âgées la voix qui leur revient qu’une politique contractuelle pourra se mettre en place.


Vous évoquez ensuite ce que vous estimez être les discriminations dont sont victimes aujourd’hui les personnes âgées. Mon constat sera sur ce point un peu moins alarmant que celui que vous tirez.


Je pense que le sort des personnes âgées s’est constamment amélioré au cours des dernières décennies même s’il reste encore beaucoup de chemin à faire.


Afin d’enclencher une dynamique, j’ai proposé, dans le Pacte Présidentiel, la revalorisation immédiate des petites pensions de 5%. Je souhaite également que la place des personnes âgées dans le système de santé fasse l’objet d’une réflexion collective. Les personnes âgées constituent aujourd’hui la population qui a le plus recours tant aux soins libéraux qu’aux soins hospitaliers : notre système de santé doit donc s’adapter aux patients âgés et non l’inverse.


Cela entraîne notamment comme conséquence le développement de la gériatrie à l'hôpital non seulement par la création de filières gériatriques, de court et de moyen séjours gériatriques mais également par la diffusion d'une culture gériatrique dans les
services hospitaliers. Je veux en outre que nous puissions mener une réflexion sur les conséquences du vieillissement sur l'aménagement du territoire. Car nos territoires ne sont pas égaux face au vieillissement. Certains départements cumulent une population jeune et un potentiel fiscal important quand d'autres cumulent un taux important de personnes âgées et de faibles ressources fiscales.


Alors que l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) devait initialement être financée à 50% par l’Etat et à 50% par les conseils généraux, la droite a laissé dériver le système de telle manière depuis 2002 que les conseils généraux financent aujourd’hui 70% des dépenses d’APA limitant d’autant le champ de la solidarité nationale et la faculté de péréquation entre départements.


Ce constat m’amène à évoquer la question centrale du financement de la dépendance.

Alors même que l’APA compte désormais plus d’un million de bénéficiaires, je ne crois pas utile de supprimer un système qui fonctionne. Je pense en revanche qu’il convient de l’améliorer. Encore faudrait-il que l’Etat puisse, avec les conseils
généraux et les organisations professionnelles et de personnes âgées, en tirer un bilan d’application. Or, ce bilan, que la loi prévoyait pourtant, n’a jamais été publié par le gouvernement depuis 2002. Il conviendra donc dans un premier temps de réunir les
différents partenaires pour mener en toute clarté ce bilan. Nous verrons alors ce qui a bien fonctionné – et de ce point de vue, je pense que le travail accompli par les conseils généraux a été globalement bon – et ce qui nécessite d’être amélioré.


Il n’est plus possible qu’à l’angoisse des familles vis-à-vis de la survenance d’une situation de dépendance d’un parent s’ajoute l’angoisse de ne pas pouvoir trouver une place en maison de retraite ou une aide à domicile.


Je veux en outre relancer une politique ambitieuse d’amélioration de la qualité des services.


En établissement, le ratio moyen de personnel devra atteindre sur la durée du quinquennat le niveau de 8 agents pour 10 résidents. Cette moyenne nous mettra au même niveau d’encadrement que beaucoup de pays européens comparables et améliorera sensiblement le temps de présence auprès des personnes âgées.


L’innovation sera encouragée. Entre l’EHPAD classique et le maintien à domicile, toute une série de formules existent et méritent d’être développées (domicile collectif, accueil de jour, petites unités de vie…).


Outre la qualité du personnel, la qualité du bâti est essentielle pour le confort des personnes âgées. La fermeture d’établissements anciens et inadaptés sera d’autant plus aisée que chaque fermeture sera gagée par une création nouvelle. C’est ainsi que nous accélérerons la modernisation des lieux d’accueil.


A domicile, une véritable politique contractuelle entre les associations, l’Etat et les conseils généraux devra s’engager. J’ai dans d’autres domaines évoqué le schéma « gagnant-gagnant ». Je crois qu’il vaut aussi dans ce domaine.


Enfin, je demanderai au Parlement un rapport d’évaluation sur le fonctionnement des Centres Locaux d’Information et de Coordination. Voilà encore une belle idée inventée par la gauche et qui depuis 2002 a été laissée en jachère par la droite. Je
veux là aussi faire la politique par la preuve et établir un cahier des charges des CLIC sur la base du fonctionnement de ceux qui, aujourd’hui, réussissent.


Je veux lancer par ailleurs un vaste plan de recrutement et de formation afin que la jeunesse de notre pays embrasse les carrières sanitaires et sociales.


L’aide aux personnes âgées n’est pas quelque chose de théorique. Ce sont, très concrètement, des salariés qui à domicile ou en établissement mettent leur savoir-faire et leur humanité au service de nos aînés.

Dans cet esprit, l’urgence commande de lancer un vaste plan de professionnalisation et de formation qui devra porter tout autant sur la formation initiale que sur la formation continue.


Concernant la formation initiale, il conviendra de multiplier à la fois les formations en alternance et de se doter de diplômes intermédiaires (type BTS) permettant de former des cadres intermédiaires de l’action sociale.


En matière de formation continue, les pouvoirs publics devront avoir à coeur de soutenir ce que d’aucuns qualifient d’«ascenseur social ». Peut-être faudra-t-il dans ce but adapter un certain nombre de dispositions en matière de Validation des Acquis de
l’Expérience afin qu’un plus grand nombre de salariés en profite.


En tout état de cause, il n’est plus question d’assimiler, comme ce fut parfois fait dans le passé, l’aide aux personnes âgées à des « petits boulots ». Ces métiers nécessitent une formation quand bien même celle-ci serait acquise en cours d’emploi. Mais
l’attractivité de ces métiers passera évidemment également par une politique dynamique en terme de rémunération et par une baisse des temps partiels souvent bien plus subis que souhaités.


Espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Ségolène ROYAL

Nicolas Sarkozy répond aux questions du manifeste pour tous les âges

Evolution de la société : 5 questions


Il est évident que notre société va devoir inventer le troisième âge de la vie. Aujourd’hui, nos politiques de la vieillesse s’intéressent en fait surtout au quatrième âge. C’est important, mais ce n’est pas suffisant. L’allongement de la durée de la vie, c’est en effet d’abord l’allongement de la durée de la vie en bonne santé. C’est une nouvelle formidable, mais pour laquelle nous devons inventer le modèle de société qui va avec.


Je souhaite tout faire pour que les seniors se maintiennent le plus longtemps possible actifs et bien insérés dans la société. J’observe qu’ils ne nous ont pas attendus pour le faire. Leur contribution est décisive pour aider leurs enfants jeunes adultes, prendre en charge leurs parents très âgés, remplir des missions de bénévolat multiples et variées. Je veux supprimer les droits de donation et de succession, à l’exception des très gros héritages, pour encourager et valoriser la générosité des seniors qui aident leurs proches à démarrer dans la vie. Je veux inciter les seniors à conserver une activité le plus longtemps possible en autorisant le plein cumul entre une retraite et un emploi, en créant des possibilités d’activité rémunérée à temps partiel, par exemple les études dirigées dans les écoles pour les anciens enseignants, et en allouant des droits à ceux qui ont une activité bénévole. Je veux inciter les seniors à avoir une activité sportive régulière.


Je ne crois pas au conflit entre les générations, précisément parce que les quinqua, les sexa et les septuagénaires d’aujourd’hui jouent un rôle pivot dans la société. Mais cela suppose de garantir aux jeunes générations qu’elles auront accès, elles aussi, au système de la retraite par répartition. Je veux dire les choses clairement : si la durée de la vie s’allonge, il faut que chacun accepte de travailler un peu plus longtemps. C’est pourquoi je veux conforter la loi Fillon de 2003 sur les retraites et la compléter par une réforme des régimes spéciaux. Ceux qui disent vouloir abroger ou remettre à plat la loi Fillon prennent une lourde responsabilité en faisant miroiter aux Français un système alternatif qui n’existe pas.


Si chacun devra travailler un peu plus, je suis également conscient qu’il faut améliorer les conditions de travail des seniors. Les entreprises doivent intégrer le fait que les seniors vont devoir travailler plus longtemps et elles doivent leur créer des emplois adaptés à cette fin. Il est certain que l’on ne peut pas travailler de la même façon à 30 et 65 ans. Je souhaite également que nous réfléchissions à des systèmes de retraites progressives. Meilleures conditions de travail pour les seniors, consolidation de la réforme Fillon, et, par-dessus tout, retour au plein emploi, voilà ce qui nous préservera d’un conflit intergénérationnel.


Discrimination par l’âge : 4 questions
Les discriminations selon l’âge sont, comme toutes les discriminations, évidemment inacceptables. Il faut les combattre sur le terrain du droit, et à cet effet que je veux renforcer les moyens de la HALDE, mais il faut aussi créer les conditions pour qu’elles ne soient pas la conséquence de l’échec de nos politiques économiques et sociales.


En ce qui concerne l’emploi, c’est le chômage de masse qui est à l’origine de nos maux. Dans une société où tant de chômeurs cherchent désespérément un emploi, les discriminations les plus arbitraires peuvent avoir libre cours. Rétablir le plein emploi, ce que je crois possible en cinq ans, et ce qui est mon objectif grâce à la valorisation du travail et à la mobilisation de toutes les forces de travail, est donc la meilleure manière de permettre aux seniors de faire valoir leurs droits sur le marché du travail.


En ce qui concerne la santé, le rationnement des soins serait la pire menace qui pourrait survenir. Elle se réalisera si nous ne sommes pas capables d’investir suffisamment dans la santé et d’équilibrer le financement de l’assurance-maladie. Voilà pourquoi je tiens absolument à lutter contre les fraudes, les abus et les gaspillages qui représentent actuellement plus d’argent que le déficit de l’assurance-maladie. Un euro pour la santé est trop précieux pour qu’il soit gaspillé.


Quant à la prise en charge des personnes très âgées, de la dépendance, et la lutte contre l’isolement, de manière égale sur tout le territoire, seule la création d’une cinquième branche de la protection sociale est de nature à garantir que la société y consacre suffisamment d’argent. Voilà pourquoi je souhaite sa création. Notre objectif doit être de veiller à ce que tous nos territoires soient préparés à faire face à cette question et qu’ils puissent garantir à chacun le libre choix entre le maintien à domicile et l’hébergement en maison de retraite. Je le dis avec beaucoup de conviction : je pense que l’honneur d’une civilisation est dans la manière dont elle s’occupe de ses personnes âgées.


Solidarité et financements : 8 questions


La pauvreté de nombreuses personnes âgées est une réalité, notamment pour les femmes. Le minimum vieillesse n’est même pas égal au seuil de pauvreté. C’est dire à quel point notre pays s’est appauvri depuis 25 ans, puisqu’il n’est même pas capable d’assurer un niveau de vie digne à toutes ses personnes âgées. Il n’y a pas de fatalité à cette situation. Notre pays doit créer de nouveau des richesses pour pouvoir entreprendre les grandes politiques de solidarité dont il a besoin.


Si je souhaite réformer les régimes spéciaux de retraite, c’est dans un souci d’équité avec les salariés du privé et du régime général des fonctionnaires. C’est aussi pour dégager les ressources nécessaires à l’amélioration de la situation des personnes âgées pauvres, et en particulier les femmes. Je souhaite notamment augmenter de 25% le montant du minimum vieillesse et faire passer de 54 à au moins 60% le taux des pensions de réversion.


Je n’envisage pas un instant de financer la cinquième branche de la protection sociale que je veux créer par une augmentation des prélèvements obligatoires. Notre pays ne peut pas se permettre de continuer à avoir la fiscalité la plus dissuasive de tous les pays industrialisés. C’est pourquoi je veux transférer des ressources existantes vers le financement de la cinquième branche, ce qui suppose de faire des économies ailleurs. C’est le but de la révision générale des politiques publiques que j’entreprendrai si je suis élu. Elle consiste à examiner, politique publique après politique publique, l’efficacité de nos actions, supprimer les politiques inutiles pour renforcer les politiques nécessaires et créer les politiques nouvelles dont nous avons besoin.


Je veux enfin ajouter que, si la solidarité nationale doit veiller à assurer à toutes les personnes âgées un niveau de vie décent et une prise en charge digne de la dépendance, rien ne remplacera l’implication des familles et des associations pour maintenir du lien social et éviter l’isolement de nos personnes très âgées. Voilà pourquoi je veux « aider les aidants à aider », c’est-à-dire soutenir les familles et les bénévoles qui s’occupent de personnes âgées. Concrètement, je veux que le bénévolat régulier ouvre droit à certains droits sociaux, notamment en termes de formation et de retraite, que la vie quotidienne des actifs, en particulier des femmes, soit facilitée pour leur permettre de dégager du temps pour leur famille, et que chacun d’entre nous puisse prendre un congé de solidarité familiale rémunéré pour s’occuper d’un proche en fin de vie. J’entends faire du service civique obligatoire une occasion pour tous les jeunes de découvrir la richesse du service des autres et de l’intérêt général.

Les baby boomers doivent des mesures pour leurs retraites
Document sans titre Dr Greenspan a donné son point de vue lors de son intervention remarquée au sommet industriel du MDRT Boomertirement(TM).

" Nous devons prendre conscience du fait que nous traversons une époque totalement unique de l'histoire du monde ", a expliqué Dr Greenspan. " La retraite est un phénomène relativement récent. La société a réussi à la gérer au cours des dernières décennies mais nous n'avons jamais vu un groupe d'individus aussi nombreux entrer dans ce système au même moment, pour vivre aussi longtemps à la retraite. "

Greenspan a expliqué que le gouvernement aurait de plus de plus de difficultés à tenir toutes les promesses financières faites par l'intermédiaire de la Sécurité Sociale, Medicare et les autres programmes au cours des années à venir. Il a ajouté que plus nous attendrions avant de régler ces problèmes fondamentaux, plus ils deviendraient difficiles à résoudre.

Greenspan a également rappelé que l'espérance de vie continue de s'accroître et que les baby-boomers chercheront vraisemblablement de nouvelles façons d'éliminer les incertitudes financières associées à une retraite longue, en analysant leur style de vie, en identifiant les ressources à leur disposition et finalement en prenant des décisions pour préparer au mieux leur avenir.

Le sommet Boomertirement qui se déroule actuellement à New York, a été organisé par le MDRT, grande association à but non lucratif qui représente 35 000 professionnels des services financiers du monde entier, pour aider à diriger le développement de solutions à l'imminente crise de la retraite des baby-boomers. L'événement rassemble de grands économistes, des universitaires, des leaders du secteur des services financiers et d'autres grands penseurs, pendant deux jours de présentations et de discussions interactives.

" Le sommet industriel Boomertirement a été pensé pour aider à développer des solutions à l'imminente crise de la retraite des baby-boomers et pour encourager le secteur des services financiers et les baby-boomers à travailler ensemble pour mettre en œuvre ces solutions. Au final, toute mesure visant à mieux préparer la retraite sera un pas en avant ", a déclaré Philip E. Harriman, CLU, consultant financier agréé et consultant en planification de retraite, d'investissements et de patrimoine pour la ville de Yarmouth, dans le Maine. " La vision inégalée et le point de vue unique de Dr Greenspan en matière d'économie, ainsi que sa capacité à sensibiliser et à déclencher des actions - nous aideront certainement à atteindre cet objectif. "

À PROPOS DE MDRT ET DU BOOMERTIREMENT

MDRT est la première association de professionnels financiers. Fondé en 1927, le MDRT est une association indépendante internationale de plus de 35 000, soit à peine moins de 1 % des meilleurs professionnels des services financiers et des assurances au monde. Les membres du MDRT, issus de 77 nations et territoires, démontrent des connaissances professionnelles exceptionnelles, une conduite éthique stricte et un souci extrême du service client. L'appartenance au MDRT est reconnue dans le monde entier comme le standard de l'excellence des ventes dans le secteur des assurances vies et des services financiers.

En hébergeant le sommet industriel Boomertirement, le MDRT apporte un leadership qui aidera le secteur des services financiers à proposer des solutions qui encourageront la plus vaste génération de l'histoire, celle des baby-boomers, à prendre des mesures pour faire face aux défis financiers qu'ils rencontreront lors de leur retraite.

Les jeunes actifs et la retraite : Soucieuse et prévoyante, la génération sacrifiée se fait génération pragmatique
Document sans titre Pourtant, en dépit de ce constat, les jeunes actifs semblent être prêts à se prendre en main et à trouver, par eux-mêmes, des solutions efficaces pour pallier les carences du régime général de retraite par répartition qu’ils jugent très sévèrement. S’ils ont une connaissance relative de la situation actuelle en matière de retraite, ils savent le sujet anxiogène, dans l’opinion publique et les media. Même si la retraite est un horizon lointain pour eux, les jeunes actifs disent vouloir s’en préoccuper dès maintenant et sans tabou : c’est ainsi qu’ils plébiscitent les régimes de retraite supplémentaire. Le baromètre Ipsos pour l’Union Mutualiste Retraite se propose ainsi d’évaluer et d’analyser l’état d’esprit des jeunes actifs de 25 à 35 ans face à la retraite, d’identifier la perception que les jeunes actifs ont de leur situation, et de mettre à jour leurs incompréhensions mais aussi leurs solutions.

La retraite : un sujet anxiogène, opaque et largement sous-estimé pour une génération qui se juge défavorisée

77% des jeunes actifs de 25 à 35 ans ont le sentiment d’appartenir à une génération défavorisée. Les actifs dans leur ensemble s’accordent pour dire que les actifs les plus jeunes sont les plus défavorisés, même si la génération suivante, les 36-50 ans ne leur semble pas avoir plus de chance. Ce pessimisme se retrouve alors à tous les niveaux d’analyse.

Près de 9 jeunes actifs de 25 à 35 ans sur 10 se disent inquiets lorsqu’ils pensent à leur retraite. L’inquiétude est très forte chez les jeunes actifs, quel que soit leur profil (âge, sexe et revenus). Cette inquiétude trouve essentiellement sa source dans la crainte de ne pas pouvoir toucher une retraite suffisamment importante pour subvenir à leurs besoins. Ainsi, 83% des jeunes actifs de 25 à 35 ans se disent inquiets à propos du montant de la retraite qui leur sera versée. Lorsqu’ils se projettent dans l’avenir, 2 jeunes actifs sur 3 (62%) considèrent que leur niveau de vie ne sera pas suffisant pour subvenir à leurs besoins. Un constat qui vaut pour tous les niveaux de revenus : 44% des cadres supérieurs anticipent ainsi un niveau de vie insuffisant contre 77% des ouvriers.

Pour 67% des jeunes actifs de 25 à 35 ans, le problème des retraites est sous-estimé en France aujourd’hui, loin du postulat qui voudrait qu’en 2007, la situation des retraites soit connue de tous et perçue à sa juste valeur. Parallèlement, le manque d’informations est patent, 69% des jeunes actifs se disant mal informés. Et, si 31% se sentent bien informés, ceci témoigne avant tout d’une lourde préoccupation à ce sujet.

L’inquiétude et les doutes quant à l’avenir n’empêchent pas une vision lucide de la situation. Ainsi 34% des jeunes actifs de 25 à 35 ans accepteraient de travailler à temps plein jusqu’à 65 ans (44% répondant « plus de 60 ans »).

Un régime général par répartition jugé à bout de souffle

Fortement inquiets, les jeunes actifs semblent avoir tranché le débat sur la survie du système par répartition, compte-tenu des déséquilibres démographiques et de l’atonie économique. Pour eux, ce système, dont ils connaissent le fonctionnement dans leur majorité (73% savent qu’il s’agit d’un système par répartition), est voué au mieux à être complété, au pire à disparaître.
Ainsi, un consensus se dégage chez les jeunes actifs de 25 à 35 ans sur le fait que le régime par répartition ne pourra perdurer en l’état. Si 60% considèrent que le système par répartition existera toujours mais que les systèmes de retraites supplémentaires seront beaucoup plus développées qu’aujourd’hui, plus du tiers (34%) se montrent encore plus radical, anticipant la mort du régime général, chacun épargnant individuellement pour sa retraite.

Plus concrètement, les jeunes actifs pensent qu’ils ne bénéficieront du système actuel de retraites sur aucun plan : 85% pensent que l’âge de la retraite sera plus élevé dans les décennies à venir, 75% pensent que les cotisations pour bénéficier de la retraite de base seront plus élevées et 57% pensent que le montant de la retraite de base sera moins élevé.

L’épargne individuelle : une étape perçue comme incontournable

En dépit d’une véritable angoisse, les jeunes actifs de 25 à 35 ans semblent prêts à ne pas « se laisser faire », envisageant des solutions pragmatiques et lucides en matière de retraite.
Inquiets pour leur retraite et ne comptant guère sur le seul système pour les aider, les jeunes actifs considèrent comme une évidence qu’il leur faudra désormais épargner pour leur retraite. Une nécessité d’épargner jugée même indispensable au point de l’envisager de manière immédiate. Ainsi, 75% des jeunes actifs pensent qu’il leur faut épargner dès maintenant, pour disposer au moment de leur retraite d’un niveau de vie suffisant pour subvenir à leurs besoins. Tous les jeunes actifs, quel que soit leur profil, éprouvent cette nécessité impérieuse d’épargner.

L’épargne apparaît dès lors comme un moyen efficace de résoudre le problème des retraites. Lorsqu’on leur demande quels sont les moyens qui leur semblent préférables pour faire face au financement des retraites, une majorité de jeunes actifs (52%) déclarent qu’il faut d’abord développer l’épargne personnelle ou les retraites complémentaires, une solution qui leur semble largement préférable aux autres, qu’il s’agisse d’augmenter les cotisations payées par les actifs (19%), retarder l’âge du départ à la retraite (16%) ou diminuer le montant des retraites (2%). Ils privilégient donc des solutions individuelles, bien plus que des solutions collectives. Un constat qui n’est d’ailleurs pas politiquement marqué, partagé par les sympathisants de gauche comme de droite (52%).
La retraite supplémentaire plébiscitée, un passage à l’acte déjà bien enclenché

Dans la mesure où l’épargne leur semble incontournable, il n’est pas étonnant de voir que les jeunes actifs de 25 à 35 ans se montrent quasiment tous intéressés par la possibilité de cotiser tous les mois afin d’avoir une retraite supplémentaire (90%). Il faut noter que près du tiers (29%) des jeunes actifs ont déjà commencé à cotiser de la sorte, rappelant une fois encore à quel point la retraite est une perspective anxiogène pour eux, au point de commencer à souscrire à un régime complémentaire avant 36 ans.

Les jeunes actifs paraissent habités par un sentiment d’absolue nécessité lorsqu’ils pensent à la préparation de leur retraite. Ainsi, 79% d’entre eux jugent indispensable de se constituer une épargne retraite supplémentaire. Et si 58% indiquent que ce régime devrait être facultatif, 40% considèrent a contrario que ce système devrait être obligatoire. Le développement des solutions complémentaires est également considéré comme inéluctable : 65% des jeunes actifs de 25 à 35 ans estiment que le nombre d’actifs cotisant à une retraite supplémentaire sera plus élevé dans les années à venir.

Baromètre quantitatif et qualitatif disponible sur simple demande.

Les retraites : un problème sans solution
Document sans titre Versac lance Retraites2007, un blog qui traite de la question des retraites dans la campagne électorale. Une bonne initiative, et l'occasion de s'interroger sur quelques éléments sur le sujet.

Le débat sur les retraites est vite agaçant, parce qu'il se transforme facilement en querelle de principe (ah, les grands débats sur la capitalisation et la répartition...) qui ne mènent à rien. Voici une façon de le caractériser qui permet dans une large mesure de faire abstraction de ces querelles. Fondamentalement, la question des retraites naît de l'évolution démographique. La hausse de l'espérance de vie et la diminution de la natalité conduisent mécaniquement à une augmentation du nombre et de la proportion des personnes âgées dans le pays. Un instrument utile pour mesurer cela est le ratio de dépendance : le rapport entre le nombre de personnes en âge de travailler (15-64 ans) et le nombre de personnes en dehors de cet âge (en dessous de 15 et au dessus de 65). Ce ratio est voué à diminuer dans les pays développés d'ici à 2050. Dans quelle mesure?

Il y a deux ans, l'ONU avait consacré un rapport à ce sujet, en s'interrogeant sur le nombre de migrants nécessaires à combler le "déficit démographique" des pays développés. Le vieillissement de la population et la diminution de la natalité vont réduire la population et le nombre d'actifs; en imaginant que cela soit comblé par les flux migratoires, quelle doit être l'ampleur de ces flux?

Supposons que la France souhaite maintenir sa population constante d'ici à 2050. Cela implique d'accueillir d'ici là 1.5 millions de migrants, soit 27 000 par an. Ce chiffre est inférieur aux entrées de migrants moyennes des années 90. Pour l'Union Européenne, cela représente 863 000 migrants par an, soit moins que les entrées actuelles.

Mais maintenir la population constante n'est pas suffisant en termes de retraites, puisque cela ne compenserait pas la diminution du nombre des personnes en âge de travailler. Pour maintenir ce nombre constant, il faudrait en France 5.5 millions de migrants d'ici 2050, soit 99 000 par an, ce qui reste raisonnable. Néanmoins, la hausse de l'espérance de vie fait que cela ne modifierait pas beaucoup l'évolution du ratio de dépendance; d'environ 5 aujourd'hui (5 personnes en âge de travailler pour une personne en dehors de cet âge) il passerait à 2.5 (soit 2.5 actifs pour un inactif, sachant que tous les actifs ne travaillent pas). Si l'on veut maintenir le ratio de dépendance français à son niveau de 1995, il faut d'ici 2050 94 millions d'immigrants, soit 1.7 millions par an. La population française passerait en 50 ans à 160 millions d'habitants. A titre de référence, il y a en gros 800 000 naissances par an en France.

Je le répète : ces chiffres sont indépendants de la nature du système de retraite, des régimes spéciaux, de la croissance économique, de quoi que ce soit d'autre. Aucune variation de natalité ne le modifiera autrement qu'à la marge. Si l'on veut chercher une base, elle est là. Il paraît que 83% des français s'inquiètent pour leur retraite : la seule chose que l'on peut se dire, c'est que les 17% d'autres ne sont probablement pas informés. Qu'en conclure?

- tout d'abord, il paraît que certains candidats à la présidentielle présentent l'immigration comme l'un des facteurs les plus menaçants envers le pacte social français. Ils ont raison : si l'immigration n'augmente pas dans des proportions significatives en France, le pacte social va avoir du mal à tenir. Mais soyons justes : même une immigration accrue ne fera pas autre chose que lisser un peu le problème. Après tout, si la population française augmentait dans les proportions indiquées, cela ne ferait que déplacer le problème, car tous ces nouveaux arrivants finiraient par prendre leur retraite à leur tour. Je vous laisse le soin d'imaginer la nouvelle croissance exponentielle de la population qu'il faudrait pour compenser.

- L'argument immédiat consiste à dire que d'ici 2050, la France connaîtra une croissance économique. Certes, on peut l'espérer. Mais compter sur la croissance économique signifie que les actifs d'ici 2050 produiront environ 2.5 fois plus qu'aujourd'hui, mais que leur rémunération n'augmentera pas ou peu, parce que l'essentiel de leurs gains serait capté par les retraites et les frais annexes (comme les dépenses de santé). Certes, ils auraient au bout du compte le même pouvoir d'achat qu'aujourd'hui. Pour donner un ordre d'idées, le salaire minimum du début des années 70 correspond au RMI d'aujourd'hui, à pouvoir d'achat constant. Cela signifie donc que d'ici 2050, les gens qui touchent le salaire minimum deviendraient RMIstes. Quand on voit actuellement les conséquences sur le climat social de 5 ans de croissance faible du pouvoir d'achat en France, on peut douter de ce que cela se passe sans explosion sociale.

- Ajoutons qu'il n'est pas du tout certain dans ces conditions que la croissance reste identique. Malcolm Gladwell avait cité récemment des travaux montrant que le ratio de dépendance était un très bon prédicteur de la croissance. La très forte croissance irlandaise récente s'expliquerait ainsi principalement par un ratio de dépendance favorable.

- Passons sur les solutions du genre "il faut faire payer les profits", argument qui repose sur une mauvaise lecture de la répartition capital-travail. In fine cela ne fait qu'élever les coûts de production et ramène au même point.

- Passons aussi sur "il n'y a qu'à créer des fonds de pension". cela ne résoud en rien une question démographique qui se pose pour tous les pays, quel que soit leur système de retraite. Dans un système par répartition, on prélève sur les actifs; dans un système par capitalisation la sortie en rentes des actifs accumulés nécessite que les actifs les achètent à leur tour... Donc on fait aussi payer les actifs.

- reste donc la seule possibilité : la solution est une combinaison de hausse de l'âge de la retraite, de hausse des cotisations, et de baisse des pensions. La seule question qui vaille est de savoir quelle répartition de cette charge sera acceptable. Et pour être honnête, personne ne peut savoir quel compromis sera accepté. Après tout, si les salariés modifient leurs préférences intertemporelles et raisonnent sur leur revenu total tout au long de la vie dès le début, ils pourront peut-être accepter d'élever leur productivité sans hausse de salaire. Peut-être choisiront-ils d'épargner plus. Peut-être que l'inactivité des seniors sera vécue par eux comme tellement insupportable que spontanément, ceux-ci voudront élever leur taux d'activité, amenuisant leur demande de pensions. Peut-être que les gens décideront massivement que vivre au delà d'un certain âge n'a pas d'intérêt si c'est pour être totalement dépendant. En bref, c'est toute la société qui va devoir changer.

- Mais personne ne peut avoir une idée de la façon dont ces compromis vont s'établir. C'est pour cela que se poser dès aujourd'hui la question de la "réforme des retraites" ne mène pas très loin. Ce n'est pas au cours des 5 prochaines années que des choses fondamentales seront décidées, ne fût-ce que parce que les politiques qui proposent aux gens de se serrer la ceinture tout de suite pour de toute façon se la serrer dans 50 ans, mais un peu moins, n'ont strictement aucune chance d'être écoutés. L'essentiel des débats et des programmes, d'ailleurs, n'y fait pas allusion mais se concentre sur des questions secondaires d'équité, de lutte contre la pauvreté, ou de simple clientélisme électoral. Comme dans beaucoup de domaines, c'est de la société qu'émergera l'issue du problème, pas de la politique.

Cette article est publié sous licence creative commons. Il a été rédigé par Alexandre Delaigue pour le blog http://econoclaste.org.free.fr

 

 

 

Financement des retraites : une Europe à trois vitesses

Pour la troisième année consécutive, AXA publie les résultats de son baromètre annuel sur la retraite. Dans seize pays du monde2, 11 590 personnes actives et retraitées ont été interrogées. Les actifs ont donné leur vision de la retraite et les retraités se sont exprimés sur la réalité de leur statut. Des résultats très contrastés, particulièrement au plan européen.

Dans les pays de l’Union Européenne, on prépare et on aborde la retraite de façon radicalement différente.
En détail, « le clivage Nord – Sud » que révèle le 3ème Baromètre AXA de la Retraite.

L’EUROPE DES RETRAITES : QUAND LES MODÈLES SOCIAUX DU NORD S’OPPOSENT À CEUX DU SUD

Au Nord, le volontarisme britannique rejoint le réalisme germanique

En matière de retraite, les Britanniques et les Allemands sont les Européens les mieux informés et les plus entreprenants.
Les Britanniques sont de loin les plus prévoyants : les actifs qui préparent leur retraite commencent à le faire dès 28 ans, quand la moyenne européenne se situe autour de 31 ans. Et les trois quarts d’entre eux ont commencé à épargner, ce qui les place en tête au plan européen.

Impliqués donc sereins, 64% des actifs britanniques jugent que le montant de leur retraite sera suffisant.

Réalistes, ces derniers se déclarent prêts à travailler au moins jusqu’à 65 ans. D’ailleurs, 93% d’entre eux sont convaincus que l’on peut fournir un travail de qualité passés 65 ans.

Volontaires, la moitié des actifs britanniques prévoit d’ores et déjà d’exercer une activité rémunérée pendant sa retraite. D’ailleurs, le Royaume-Uni compte déjà 10% de retraités en activité : c’est deux fois plus qu’en France et en Belgique.

Bien mieux informés que leurs voisins européens, 54% des actifs allemands (contre 25% des actifs européens en moyenne) connaissent le montant de leur future retraite ; ils sont aussi plus réalistes concernant l’âge idéal de départ à la retraite, les actifs allemands souhaitant pouvoir partir à 59 ans quand le reste des Européens souhaite un départ à 56 ans.

Prévoyants, 66% des actifs allemands ont commencé à se constituer une épargne retraite.

Parmi les Européens, ce sont de loin les plus pessimistes quant à leur futur revenu de retraite qu’ils envisagent être inférieur à leur dernier revenu d’activité dans 85% des cas. 49% d’entre eux estiment d’ailleurs que leur niveau de vie va baisser.

Bien plus que dans le reste de l’Europe, les actifs allemands sont farouchement opposés (à 73%) à l’augmentation de l’âge limite de la retraite. Ils sont prêts néanmoins à travailler jusqu’à 64 ans.

Au sud, l’Italie et l’Espagne se distinguent par leur attentisme

Au niveau européen, les Italiens comme les Espagnols ont la représentation la plus pessimiste de la retraite, avec plus d’un tiers d’associations négatives.

Dans ces pays, les retraités apparaissent comme étant les moins actifs. 19% des retraités espagnols et 12% des retraités italiens déclarent d’ailleurs ne rien faire du tout. Mieux, 8% des actifs espagnols envisagent n’avoir aucune activité à la retraite.

C’est en Espagne que les départs anticipés en retraite sont les plus fréquents. En 2006, 63% des retraités sont concernés (c’est deux fois plus qu’en France), et, parmi eux, 35% n’ont pas choisi de partir par anticipation.

Beaucoup plus que dans le reste de l’Europe, Espagnols et Italiens sont très attachés à la solidarité familiale : 77% des retraités espagnols et 60% des retraités italiens attendent d’ailleurs un soutien financier de la part de leurs enfants.

Au centre, la France et la Belgique oscillent entre changement et conservatisme

Sur le sujet des retraites, les mentalités françaises et belges évoluent.

En 2006, 73% des actifs belges (contre 65% en 2005) déclarent avoir commencé à épargner en prévision de leur retraite. En France, si ce chiffre se maintient à 49% d’une année sur l’autre, en revanche, l’âge réel de préparation est plus précoce : 31 ans contre 32 ans l’an dernier.

Les Français comme les Belges restent en Europe les populations qui partent le plus tôt en retraite (59 ans).

Autre trait caractéristique des sociétés belges et françaises : elles comptent la plus faible proportion de retraités exerçant une activité rémunérée, respectivement 5 et 4%.

C’est aussi dans ces deux pays européens que l’âge limite d’augmentation de la retraite est le plus faible : 62 ans.

Enfin, avec l’Espagne (18%), c’est en France que les actifs (20%) connaissent le moins bien le montant de leur future retraite.

EUROPE : QUI DOIT FINANCER LES RETRAITES ?

En Europe, le financement de la retraite offre un triple visage : l’Europe du Nord réserve une place grandissante à la responsabilité individuelle, alors que les pays du Sud continuent de saluer la prédominance de l’Etat. Encore très attachées au rôle de l’Etat, la France et la Belgique s’orientent vers une plus grande implication de l’individu.

Une implication individuelle différenciée

Bien plus que dans le reste de l’Europe, les Britanniques placent la responsabilité individuelle (à 83%) et l’implication de l’employeur (à 67%) au coeur du financement des retraites.

Les Allemands comme les Britanniques pensent que le financement de la retraite doit être équitablement partagé entre l’individu et l’Etat.

En France comme en Belgique, l’implication individuelle est un peu moindre, elle concerne 65% à peine des actifs.

En Italie comme en Espagne, l’Etat (désigné comme responsable à plus de 90%) semble être le seul garant du financement de la retraite. Seul un tiers des actifs italiens et moins de la moitié des actifs espagnols considèrent qu’il est de leur responsabilité de participer au financement de la retraite.

D’ailleurs, ils tardent à s’y préparer : seuls 37% des actifs italiens et 39% des actifs espagnols déclarent avoir commencé à préparer leur retraite.

En Europe, seules l’Espagne et la Belgique semblent confiantes dans leurs systèmes de retraite. Dans le reste de l’Europe, près d’un actif sur trois estime que le système de retraite de son pays est en crise.

Quid d’un système de retraite européen ?

La pertinence d’un système de retraite commun à tous les pays de l’Union européenne est loin de faire l’unanimité. Si le niveau d’adhésion est très élevé en Europe du Sud (plus de 70% d’opinions positives pour le Portugal, l’Espagne et l’Italie), il est partagé en France comme en Belgique (où un actif sur deux environ y est favorable) et plus faible au Royaume-Uni, en Allemagne et au Pays-Bas (autour de 40%).

 

Financement des retraites : comment les actifs anticipent l'avenir

AXA publie les résultats de son baromètre annuel sur la retraite. Dans seize pays du monde2, 11 590 personnes actives et retraitées ont été interrogées. Les actifs ont donné leur vision de la retraite et les retraités se sont exprimés sur la réalité de leur statut. Des résultats très contrastés.

Même si toutes les nations du monde sont concernées par le vieillissement de leur population (en 2050, le tiers de la population
des pays industrialisés aura 60 ans et plus), toutes n’ont pas le même rapport social et culturel à la retraite.

D’un point de vue financier, en revanche, toutes les populations interrogées sans exception réalisent qu’elles n’ont pas d’autre choix que de se prendre aussi en charge individuellement.

Il est loin le temps de l’Etat Providence

Plus de 70% des populations interrogées associent la retraite à une baisse de revenu, Français, Allemands et Japonais étant les plus pessimistes (à 85%), en particulier du côté des retraités.

Hors Royaume-Uni et Allemagne, les Européens considèrent à plus de 50% que le montant de leur retraite est ou sera insuffisant. Une situation qui se vérifie quand on compare les revenus de retraite des retraités et les besoins mensuels de leur foyer. En France, en Italie, en Belgique et en Espagne, les retraités estiment qu’il leur manque environ 250 euros pour « boucler les fins de mois ».

Au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne, un tiers des actifs estime que le système de retraite de son pays est en crise.

Vers un équilibre public-privé

Dans tous les pays, les populations s’attendent à une réforme de la retraite ; pour plus de 80% des sondés, elle induira d’abord une augmentation du nombre d’années travaillées, et, pour 70% des personnes interrogées, une réduction du montant de la retraite publique. Sur ces questions, Italiens et Espagnols, qui sont parmi les plus confiants dans le rôle de l’Etat, sont plus optimistes que la moyenne.

Si les Européens restent traditionnellement plus attachés que les Anglo-saxons à la prépondérance de l’Etat sur l’individu dans le financement des retraites, les nouvelles générations tous pays confondus s’accordent à penser que l’avenir des retraites est désormais aussi une question de responsabilité individuelle.

Résultats de l’enquête disponibles sur demande ou sur www.retirement-scope.axa.com

 

Un rapport social à la retraite différencié

AXA publie les résultats de son baromètre annuel sur la retraite. Dans seize pays du monde2, 11 590 personnes actives et retraitées ont été interrogées. Les actifs ont donné leur vision de la retraite et les retraités se sont exprimés sur la réalité de leur statut. Des résultats très contrastés.

Même si toutes les nations du monde sont concernées par le vieillissement de leur population (en 2050, le tiers de la population
des pays industrialisés aura 60 ans et plus), toutes n’ont pas le même rapport social et culturel à la retraite.

D’un point de vue financier, en revanche, toutes les populations interrogées sans exception réalisent qu’elles n’ont pas d’autre choix que de se prendre aussi en charge individuellement.

Un différentiel de 9 ans pour l’âge supposé de départ en retraite

Si les actifs chinois pensent partir à la retraite à 55 ans pour la Chine, les actifs américains s’attendent à prendre leur retraite à 64. En matière d’âge de départ à la retraite, les actifs sont loin d’être logés à la même enseigne. En Europe, c’est en Espagne et en Allemagne que l’on pense devoir travailler le plus longtemps (63 ans) ; en Belgique et en France que l’on suppose devoir travailler le moins longtemps (61 ans).

Aux Etats-Unis, il existe un écart de six années entre l’âge de départ en retraite des retraités et l’âge auquel les actifs pensent réellement pouvoir partir à la retraite. Cet écart est de 4 ans pour l’Italie et l’Australie ; de trois ans pour l’Allemagne et le Royaume-Uni et de 2 ans seulement pour la France et le Canada. Cet écart reflète les politiques plus ou moins interventionnistes développées par les Etats pour minorer les effets du vieillissement des populations et programmer le financement des retraites sur le court terme. La France, le Canada et la Belgique figurent à la marge de cette tendance mondiale.

La retraite avant l’âge minimum légal ?

34% des retraités français sont partis en retraite avant l’âge minimum légal. C’est, avec l’Italie, le plus faible taux de départ par anticipation enregistré. Dans les autres pays du monde, hors Asie, plus d’un retraité sur deux est parti en retraite avant l’heure.

Les plus coutumiers du fait sont les Anglo-saxons, notamment les Canadiens (concernés à 80%), les Américains (68%) et les Australiens (65%).

Un âge limite pour travailler ?

La perception d’un âge limite pour travailler s’échelonne de 56 à 69 ans. En Europe comme en Asie, actifs et retraités pensent que l’on est apte à travailler jusqu’à 63-64 ans en moyenne ; les Anglo-saxons mettent la barre à 67-68 ans en moyenne. En Chine, en Italie et en Allemagne, on est plus critique sur les capacités des plus de 65 ans à fournir un travail de qualité que dans le reste du monde.

Le travail des retraités

Bien que de plus en plus d’actifs envisagent de travailler au cours de leur retraite, c’est en Europe que les retraités travaillent le moins (et que les actifs envisagent le moins de travailler une fois à la retraite), particulièrement en France, où seuls 4% des retraités exercent une activité rémunérée, soit 4 fois moins qu’au Canada, aux Etats-Unis ou encore en Chine. Le Japon détient le record en matière de travail des retraités avec un taux de 50% !

D’ailleurs, c’est également en Europe qu’actifs comme retraités sont le plus farouchement opposés à l’augmentation de l’âge limite de départ en retraite. Sur ce point, les Français sont les plus nuancés avec un taux d’acceptation de 52 %.

La retraite dans le monde ou le choc des cultures

AXA publie les résultats de son baromètre annuel sur la retraite. Dans seize pays du monde2, 11 590 personnes actives et retraitées ont été interrogées. Les actifs ont donné leur vision de la retraite et les retraités se sont exprimés sur la réalité de leur statut. Des résultats très contrastés.

Même si toutes les nations du monde sont concernées par le vieillissement de leur population (en 2050, le tiers de la population
des pays industrialisés aura 60 ans et plus), toutes n’ont pas le même rapport social et culturel à la retraite.

D’un point de vue financier, en revanche, toutes les populations interrogées sans exception réalisent qu’elles n’ont pas d’autre choix que de se prendre aussi en charge individuellement.

UN RAPPORT CULTUREL A LA RETRAITE DIFFÉRENCIÉ

Les actifs prévoyants s’organisent de 28 à 37 ans

Le pourcentage d’actifs ayant déjà commencé à préparer sa retraite varie considérablement d’un pays à l’autre : 85% aux Etats-Unis, 66% en Allemagne, 49% en France, 37% en Italie et seulement 16% au Japon. Chez ces actifs prévoyants, l’âge de préparation de la retraite varie de 28 à 37 ans. Les plus précoces sont les Britanniques qui s’y consacrent dès 28 ans, soit neuf ans plus tôt que les Chinois. Entre ces deux extrêmes, les Anglo-saxons commencent à épargner en moyenne vers 30 ans, les Européens vers 32 ans et les Asiatiques vers 36 ans.

Néanmoins, l’âge de préparation de la retraite est plus homogène chez les actifs d’aujourd’hui qu’il ne l’a été chez leurs aînés (de 30 ans pour les retraités italiens à 55 ans pour les retraités japonais).

Le montant épargné mensuellement par les actifs représente entre 13 et 64% du revenu actuel des retraités

13% pour la France, 64% pour la Chine : le rapport entre l’épargne retraite constituée par les actifs et le revenu actuel des retraités varie très sensiblement d’un pays à l’autre. En Allemagne, le rapport est de 14%. Dans les autres pays, il oscille entre 17% pour la Belgique et 25% pour le Royaume-Uni. Pour l’Australie, le taux s’élève à 37%.

On aborde la retraite de façon plus ou moins sereine

C’est sans conteste dans les pays anglo-saxons et en France que l’on vit le mieux son statut de retraité : 78% à 82% d’images positives associées.

En revanche, un tiers à un quart des retraités chinois, japonais, espagnols et italiens vivent mal leur nouveau statut social.

UN RAPPORT SOCIAL A LA RETRAITE DIFFERENCIÉ

Un différentiel de 9 ans pour l’âge supposé de départ en retraite

Si les actifs chinois pensent partir à la retraite à 55 ans pour la Chine, les actifs américains s’attendent à prendre leur retraite à 64. En matière d’âge de départ à la retraite, les actifs sont loin d’être logés à la même enseigne. En Europe, c’est en Espagne et en Allemagne que l’on pense devoir travailler le plus longtemps (63 ans) ; en Belgique et en France que l’on suppose devoir travailler le moins longtemps (61 ans).

Aux Etats-Unis, il existe un écart de six années entre l’âge de départ en retraite des retraités et l’âge auquel les actifs pensent réellement pouvoir partir à la retraite. Cet écart est de 4 ans pour l’Italie et l’Australie ; de trois ans pour l’Allemagne et le Royaume-Uni et de 2 ans seulement pour la France et le Canada. Cet écart reflète les politiques plus ou moins interventionnistes développées par les Etats pour minorer les effets du vieillissement des populations et programmer le financement des retraites sur le court terme. La France, le Canada et la Belgique figurent à la marge de cette tendance mondiale.

La retraite avant l’âge minimum légal ?

34% des retraités français sont partis en retraite avant l’âge minimum légal. C’est, avec l’Italie, le plus faible taux de départ par anticipation enregistré. Dans les autres pays du monde, hors Asie, plus d’un retraité sur deux est parti en retraite avant l’heure.

Les plus coutumiers du fait sont les Anglo-saxons, notamment les Canadiens (concernés à 80%), les Américains (68%) et les Australiens (65%).

Un âge limite pour travailler ?

La perception d’un âge limite pour travailler s’échelonne de 56 à 69 ans. En Europe comme en Asie, actifs et retraités pensent que l’on est apte à travailler jusqu’à 63-64 ans en moyenne ; les Anglo-saxons mettent la barre à 67-68 ans en moyenne. En Chine, en Italie et en Allemagne, on est plus critique sur les capacités des plus de 65 ans à fournir un travail de qualité que dans le reste du monde.

Le travail des retraités

Bien que de plus en plus d’actifs envisagent de travailler au cours de leur retraite, c’est en Europe que les retraités travaillent le moins (et que les actifs envisagent le moins de travailler une fois à la retraite), particulièrement en France, où seuls 4% des retraités exercent une activité rémunérée, soit 4 fois moins qu’au Canada, aux Etats-Unis ou encore en Chine. Le Japon détient le record en matière de travail des retraités avec un taux de 50% !

D’ailleurs, c’est également en Europe qu’actifs comme retraités sont le plus farouchement opposés à l’augmentation de l’âge limite de départ en retraite. Sur ce point, les Français sont les plus nuancés avec un taux d’acceptation de 52 %.

FINANCEMENT DES RETRAITES : COMMENT LES ACTIFS ANTICIPENT L’AVENIR

Il est loin le temps de l’Etat Providence

Plus de 70% des populations interrogées associent la retraite à une baisse de revenu, Français, Allemands et Japonais étant les plus pessimistes (à 85%), en particulier du côté des retraités.

Hors Royaume-Uni et Allemagne, les Européens considèrent à plus de 50% que le montant de leur retraite est ou sera insuffisant. Une situation qui se vérifie quand on compare les revenus de retraite des retraités et les besoins mensuels de leur foyer. En France, en Italie, en Belgique et en Espagne, les retraités estiment qu’il leur manque environ 250 euros pour « boucler les fins de mois ».

Au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne, un tiers des actifs estime que le système de retraite de son pays est en crise.

Vers un équilibre public-privé

Dans tous les pays, les populations s’attendent à une réforme de la retraite ; pour plus de 80% des sondés, elle induira d’abord une augmentation du nombre d’années travaillées, et, pour 70% des personnes interrogées, une réduction du montant de la retraite publique. Sur ces questions, Italiens et Espagnols, qui sont parmi les plus confiants dans le rôle de l’Etat, sont plus optimistes que la moyenne.

Si les Européens restent traditionnellement plus attachés que les Anglo-saxons à la prépondérance de l’Etat sur l’individu dans le financement des retraites, les nouvelles générations tous pays confondus s’accordent à penser que l’avenir des retraites est désormais aussi une question de responsabilité individuelle.

Résultats de l’enquête disponibles sur demande ou sur www.retirement-scope.axa.com

 

Allemagne: la retraite à 67 ans adoptée par les députés
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La loi sur le relèvement de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans a été adoptée vendredi à une large majorité par les députés du Bundestag (Chambre basse du parlement allemand). Pour entrer définitivement en vigueur, la loi doit encore être votée par le Bundesrat (chambre haute) où la CDU, très favorable au projet, est majoritaire.

Ce projet avait été adopté en novembre dernier par le gouvernement, alors que l'Allemagne est confrontée à un vieillissement dramatique de la population couplé à une natalité en berne, qui met en péril l'actuel système de financement des retraites. A partir de 2012, le seuil pour toucher une retraite à taux plein sera relevé graduellement de 65 ans aujourd'hui pour atteindre 67 ans en 2029.

Source : Geronto http://www.territorial.fr/

 

Baby Boomers – ils suivent la voie du Télétravail
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Ils méritent pourtant cette retraite, mais l’idée de ne plus rien faire de constructif les désoriente. Pour certains le vide peut être comblé par du bénévolat ou de l’humanitaire. Pour d'autres une rémunération est nécessaire pour satisfaire ce sentiment d’accomplissement.


L’objectif de commencer une nouvelle carrière, de se mettre à son compte, ou de s’intéresser à Internet, commence à devenir de plus en plus séduisant pour la génération des baby boomers et pour certains, le rythme du travail domicile représente un alternative afin de continuer à rester actifs pendant la retraite.


Les personnes peuvent sélectionner et choisir le nombre d’heures travaillées par semaine. Ils peuvent décider de l’effort qu’ils sont prêts à fournir. La plupart activités travaillées du domicile donnent l'avantage de pouvoir voyager tout en continuant à travailler grâce aux ordinateurs portables.


La chose la plus importante n'est pas combien d'argent la nouvelle entreprise dégage ou combien d'heures lui sont consacré, mais le sentiment de l'accomplissement obtenu de produire un nouveau business et d'être une force productive.


Cette alternative oblige à avoir confiance en soi-même. La génération des baby boomers en est dotée, elle croit en ses capacités et représente un force de compétence très importante aujourd’hui dans le monde du travail.

"Inciter" les Français à "s'assurer contre le risque dépendance"
"Le nombre de personnes de plus de 85 ans va passer de 1,1 à 1,9 million en dix ans", rappelle M. Bas, qui doit publier ce mardi un rapport sur le financement de la dépendance rédigé par Hélène Gisserot. Or le coût moyen des prix de journée dans les maisons de retraite "représentent en moyenne 1.500 euros par mois, alors que le revenu moyen des plus de 80 ans se situe à 1.200 euros", souligne le ministre. Face au défi du financement de la dépendance, M. Bas propose "de diminuer de 25% le reste à charge des familles". "Il faut concentrer cet effort de solidarité sur les classes moyennes, qui ne bénéficient ni des systèmes d'aide sociale, ni des exonérations fiscales", précise-t-il, à un mois de l'élection présidentielle.

Parallèlement, ajoute le ministre, "en complément des financements solidaires, nous devons inciter davantage nos compatriotes à s'assurer contre le risque dépendance". Selon lui, il faut améliorer les incitations fiscales à l'acquisition de couvertures complémentaires, mais aussi "mobiliser davantage le patrimoine des personnes âgées, via le nouveau mécanisme du viager hypothécaire ou encore via l'assurance-vie pour financer des prestations dépendance".

source : www.agevillage.com

 

Dans tous les pays, les actifs épargnent de plus en plus tôt
Document sans titre Dans toutes les régions du monde, les actifs qui épargnent pour leur retraite commencent de plus en plus tôt, avec toutefois des écarts considérables selon les pays, l'âge moyen de préparation variant entre 28 et 37 ans, relève un baromètre Axa publié jeudi22 mars.

Les actifs britanniques sont les plus prévoyants, l'âge moyen de préparation à la retraite étant de 28 ans, quand la moyenne européenne est de 32 ans.

Les actifs asiatiques commencent, eux, vers 36 ans, précise l'étude. Les retraités actuels avaient commencé à épargner plus tard, l'âge moyen variant selon les pays entre 30 ans (Italie) et 55 ans (Japon).

85% des actifs américains ont déjà commencé à épargner pour leur retraite, contre 66% en Allemagne, 49% en France, 37% en Italie et seulement 16% au Japon.

Le montant épargné mensuellement par les actifs représente 13% en France, 25% au Royaume-Uni, 37% en Australie, et 64% en Chine. L'étude note par ailleurs que "de plus en plus d'actifs envisagent de travailler au cours de leur retraite". Pour l'heure, c'est en Europe qu'ils travaillent le moins, et notamment en France, où seuls 4% des retraités exercent une activité rémunérée, contre 12% aux Etats-Unis et un taux record de 50% au Japon.

En 2050, le tiers de la population des pays industrialisés aura 60 ans et plus, rappelle l'assureur. Ces données sont issues du 3e baromètre Axa de la Retraite, une étude menée par le groupe GFK du 30 août au 8 septembre, dans 16 pays dont huit pays européens, auprès d'un échantillon de 11.590 actifs et retraités.

Elections présidentielles - Le comité national des retraités et personnes âgées s'exprime
Document sans titre Les 16 organisations et associations de retraités et personnes âgées composant le 2ème collège du Comité National des Retraités et Personnes Agées (CNRPA) représentant 13 millions de retraités souhaitent que l’évolution de la société prenne en compte la solidarité intergénérationnelle.

Comme le CNRPA l’a écrit dans son rapport de mai 2005 (« érosion du pouvoir d’achat des retraités et personnes âgées »), « l’allongement de l’espérance de vie en bonne santé n’aurait de sens pour les retraités d’aujourd’hui ou de demain que s’ils peuvent compter sur des ressources stables et pérennes pour bâtir leurs projets de vie ». Les 16 organisations et associations de retraités et personnes âgées vous demandent :

Un niveau de pensions permettant de vivre dignement dans un environnement et un habitat adapté et financièrement accessible,Le maintien de la pension de réversion qui est un droit inscrit dans le cadre de la sécurité sociale qui ne saurait en aucun cas être une allocation différentielle révisable,

Une véritable politique de santé et de prévention accessible à tous, financièrement et géographiquement, permettant à chacun l’accès aux soins afin que disparaissent les inégalités,

La prise en charge de la perte d’autonomie dans le cadre de la sécurité sociale, quel que soit l’âge,Une politique plus ambitieuse de développement des structures d’accueil,

L’attribution au CNRPA des moyens lui permettant d’assumer toutes ses missions et notamment celles de représentation, pour qu’il soit écouté et entendu,

La nécessité d’un échelon régional de représentation passe par la mise en place des « commissions régionales de retraités» dotées des moyens adéquats pour leur fonctionnement.

Source : www.agevillage.com

 

 

Réponse des principaux candidats aux questions des organisations signatiares du manifeste pour tous les âges: Ségolène Royal

Mesdames, Messieurs,


J'ai appris que l’ensemble des fédérations et associations que vous représentez s’était
réuni afin d’élaborer collectivement ce questionnaire à l’attention des candidats à
l’élection présidentielle.


Je tenais à vous féliciter de cette initiative et, dans le même temps, à saluer l’action
que mènent vos organisations au service des personnes âgées.
Plutôt que de répondre point par point aux questions posées, j’ai souhaité en faire la
synthèse et développer à votre intention les grands axes de la politique que je compte
mener en faveur des personnes âgées.


Je commencerai par dire que je suis d’accord avec vous sur un premier point : la
France n’a pas encore tiré toutes les conséquences du vieillissement de sa population.
Au demeurant, plutôt que de parler de vieillissement, j’utiliserai volontiers une autre
notion : celle de l’allongement de la durée de la vie. Car c’est bien là que réside un
des progrès les plus formidables que notre société ait connu au cours du siècle passé.


Il y a 150 ans, un Français vivait en moyenne 40 ans. On vit aujourd’hui en moyenne
80 ans. Or, je refuse que cette évolution, extraordinairement positive, ne se
transforme en autant de sujets d’angoisse pour les personnes âgées et leurs familles.
Je tire de ce constat une première réflexion : il faut que notre société change
profondément le regard qu’elle porte sur la vieillesse et sur le vieillissement.


Je note toutefois un paradoxe : s’il est vrai que notre société véhicule parfois une
image dévalorisante de la vieillesse, nos compatriotes, pris individuellement,
continuent à témoigner une forte solidarité à l’encontre de nos anciens comme l’a
montré le traumatisme qui a suivi le drame de la canicule. C’est aussi sur cette
solidarité intergénérationnelle, vivace dans notre pays, qu’il convient de s’appuyer
pour faire évoluer les mentalités.

Confrontée au vieillissement de la population, notre société est face à plusieurs
attitudes possibles.
- L’indifférence d’abord. Cette tentation est toujours présente notamment en raison
de l’absence d’associations puissantes qui puissent régulièrement rappeler les
pouvoirs publics à leurs obligations.
- Le catastrophisme enfin. Le vieillissement serait alors, selon certains, un signe du
déclin de nos sociétés et un motif de charges nouvelles importantes.
Loin de ces deux discours, je veux au contraire affirmer que le vieillissement
constitue un enrichissement pour la société, une chance pour les individus mais
aussi, avouons-le, un défi pour la puissance publique.


Ce changement de regard sur la vieillesse doit par exemple nous conduire à intégrer
les problématiques liées au vieillissement dans l’ensemble de nos politiques
publiques : politique de santé publique, politique d’aide à domicile, politique
d’accessibilité des transports, politique du logement et de l’adaptation de l’habitat
etc…


Dans cet esprit, j’approuve totalement votre formulation : s’il convient de mener une
politique publique active en faveur du grand âge, il convient parallèlement d’engager
ce que vous appelez vous-même une « politique du vieillissement ». Cela nécessite
non seulement d’appréhender globalement les problématiques liées à l’avancée en âge
mais cela doit nous permettre également de faire prendre conscience à nos
concitoyens que le vieillissement est un processus progressif et qu’en la matière il
existe aussi une politique de prévention.


A ce titre, le départ en retraite ne peut continuer à ressembler dans notre société à une
forme de couperet qui séparerait activité productive et inactivité sociale. Voici encore
quelques dizaines d’années, nous vivions en moyenne une décennie après le départ en
retraite. Aujourd’hui, il n’est plus rare de vivre 20, 30 ans, voire plus après la
cessation de son activité professionnelle. Nous sommes passés d’une époque où la
retraite sonnait le début de la fin de la vie à une époque où la retraite constitue
en réalité le début d’une nouvelle vie. C’est toute notre société qui doit désormais
tirer les conséquences de ce phénomène heureux.


D’ores et déjà, je veux insister sur le rôle crucial que les retraités jouent dans
l’affirmation du lien social. Dans quel état serait notre tissu associatif si les retraités
ne s’y impliquaient autant ? Combien de petites communes seraient en déshérence si
de nombreux retraités ne se consacraient pas aux activités d’élu ? Il convient donc de
valoriser ce qui doit l’être et mener une politique permettant à un plus grand nombre
de retraités de trouver leur place et d’être utiles à une société qui a besoin de leur
expérience, de leur sagesse, de leur expertise. Je veux mettre fin au gâchis social
consistant à se passer de la richesse de nos retraités.


Cette valorisation des retraités passe aussi par la valorisation des organisations les
représentant. Sur ce point, je souhaite repenser le rôle du Comité National des
Retraités et Personnes Agées avec pour objectif que les retraités et personnes âgées
de notre pays soient plus clairement et plus systématiquement entendus.

Pour moi, la démocratie participative n’est pas qu’un slogan de campagne : elle doit
être présente partout dans la société. C’est la raison pour laquelle il conviendra non
seulement d’harmoniser les conditions de fonctionnement et la composition des
CODERPA mais également de redonner vie aux CORERPA qui seront placés auprès
des Conseils Régionaux.


Le CNRPA nourrira ainsi ses réflexions des remontées lui provenant des
départements et des régions. Il n’en sera que de meilleur conseil lorsqu’il sera
consulté par l’Etat. Je sais le poids et la richesse d’organisations comme la C.F.R, la
Fédération Nationale des Aînés Ruraux ou d’autres encore. C’est parce que les
pouvoirs publics donneront aux organisations représentant les retraités et
personnes âgées la voix qui leur revient qu’une politique contractuelle pourra se
mettre en place.


Vous évoquez ensuite ce que vous estimez être les discriminations dont sont victimes
aujourd’hui les personnes âgées. Mon constat sera sur ce point un peu moins alarmant
que celui que vous tirez.


Je pense que le sort des personnes âgées s’est constamment amélioré au cours des
dernières décennies même s’il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Afin d’enclencher une dynamique, j’ai proposé, dans le Pacte Présidentiel, la
revalorisation immédiate des petites pensions de 5%. Je souhaite également que la
place des personnes âgées dans le système de santé fasse l’objet d’une réflexion
collective. Les personnes âgées constituent aujourd’hui la population qui a le plus
recours tant aux soins libéraux qu’aux soins hospitaliers : notre système de santé doit
donc s’adapter aux patients âgés et non l’inverse.


Cela entraîne notamment comme conséquence le développement de la gériatrie à
l'hôpital non seulement par la création de filières gériatriques, de court et de moyen
séjours gériatriques mais également par la diffusion d'une culture gériatrique dans les
services hospitaliers.


Je veux en outre que nous puissions mener une réflexion sur les conséquences du
vieillissement sur l'aménagement du territoire. Car nos territoires ne sont pas égaux
face au vieillissement. Certains départements cumulent une population jeune et un
potentiel fiscal important quand d'autres cumulent un taux important de personnes
âgées et de faibles ressources fiscales.


Alors que l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) devait initialement être
financée à 50% par l’Etat et à 50% par les conseils généraux, la droite a laissé dériver
le système de telle manière depuis 2002 que les conseils généraux financent
aujourd’hui 70% des dépenses d’APA limitant d’autant le champ de la solidarité
nationale et la faculté de péréquation entre départements.


Ce constat m’amène à évoquer la question centrale du financement de la
dépendance.

Alors même que l’APA compte désormais plus d’un million de bénéficiaires, je ne
crois pas utile de supprimer un système qui fonctionne. Je pense en revanche qu’il
convient de l’améliorer. Encore faudrait-il que l’Etat puisse, avec les conseils
généraux et les organisations professionnelles et de personnes âgées, en tirer un bilan
d’application. Or, ce bilan, que la loi prévoyait pourtant, n’a jamais été publié par le
gouvernement depuis 2002. Il conviendra donc dans un premier temps de réunir les
différents partenaires pour mener en toute clarté ce bilan. Nous verrons alors ce qui a
bien fonctionné – et de ce point de vue, je pense que le travail accompli par les
conseils généraux a été globalement bon – et ce qui nécessite d’être amélioré.
Il n’est plus possible qu’à l’angoisse des familles vis-à-vis de la survenance d’une
situation de dépendance d’un parent s’ajoute l’angoisse de ne pas pouvoir trouver une
place en maison de retraite ou une aide à domicile.


Je veux en outre relancer une politique ambitieuse d’amélioration de la qualité
des services.


En établissement, le ratio moyen de personnel devra atteindre sur la durée du
quinquennat le niveau de 8 agents pour 10 résidents. Cette moyenne nous mettra au
même niveau d’encadrement que beaucoup de pays européens comparables et
améliorera sensiblement le temps de présence auprès des personnes âgées.
L’innovation sera encouragée. Entre l’EHPAD classique et le maintien à domicile,
toute une série de formules existent et méritent d’être développées (domicile collectif,
accueil de jour, petites unités de vie…).


Outre la qualité du personnel, la qualité du bâti est essentielle pour le confort des
personnes âgées. La fermeture d’établissements anciens et inadaptés sera d’autant
plus aisée que chaque fermeture sera gagée par une création nouvelle. C’est ainsi que
nous accélérerons la modernisation des lieux d’accueil.


A domicile, une véritable politique contractuelle entre les associations, l’Etat et les
conseils généraux devra s’engager. J’ai dans d’autres domaines évoqué le schéma
« gagnant-gagnant ». Je crois qu’il vaut aussi dans ce domaine.


Enfin, je demanderai au Parlement un rapport d’évaluation sur le fonctionnement des
Centres Locaux d’Information et de Coordination. Voilà encore une belle idée
inventée par la gauche et qui depuis 2002 a été laissée en jachère par la droite. Je
veux là aussi faire la politique par la preuve et établir un cahier des charges des CLIC
sur la base du fonctionnement de ceux qui, aujourd’hui, réussissent.


Je veux lancer par ailleurs un vaste plan de recrutement et de formation afin que
la jeunesse de notre pays embrasse les carrières sanitaires et sociales.
L’aide aux personnes âgées n’est pas quelque chose de théorique. Ce sont, très
concrètement, des salariés qui à domicile ou en établissement mettent leur savoir-faire
et leur humanité au service de nos aînés.

Dans cet esprit, l’urgence commande de lancer un vaste plan de professionnalisation
et de formation qui devra porter tout autant sur la formation initiale que sur la
formation continue.


Concernant la formation initiale, il conviendra de multiplier à la fois les formations en
alternance et de se doter de diplômes intermédiaires (type BTS) permettant de former
des cadres intermédiaires de l’action sociale.


En matière de formation continue, les pouvoirs publics devront avoir à coeur de
soutenir ce que d’aucuns qualifient d’«ascenseur social ». Peut-être faudra-t-il dans ce
but adapter un certain nombre de dispositions en matière de Validation des Acquis de
l’Expérience afin qu’un plus grand nombre de salariés en profite.


En tout état de cause, il n’est plus question d’assimiler, comme ce fut parfois fait dans
le passé, l’aide aux personnes âgées à des « petits boulots ». Ces métiers nécessitent
une formation quand bien même celle-ci serait acquise en cours d’emploi. Mais
l’attractivité de ces métiers passera évidemment également par une politique
dynamique en terme de rémunération et par une baisse des temps partiels souvent
bien plus subis que souhaités.


Espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie d’agréer, Mesdames,
Messieurs, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Ségolène ROYAL


A l’attention des
Organisations signataires
du Manifeste pour tous les âges

 

source: www.agevillage.com

 

Les effets de l'âge affectent ils les pilotes de ligne?
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crédit photo : www.marcolophoto.com banque d'image de plusieurs milliers de photos seniors et baby boomers

Les chercheurs disent les résultats, édités dans le 27 février 2007, montrent que l’expertise peut prendre clairement le dessus sur l'impact de la vieillesse dans quelques métiers.


Les résultats de l'étude arrivent alors que l'administration fédérale d'aviation (FAA) réfléchit sur la reconsidération de l'âge de la retraite obligatoire pour les pilotes de ligne, à 65 ans au lieu de 60 ans.


Pour l'étude, les chercheurs ont travaillé sur 118 pilotes de ligne, de 40 à 69 ans, tous les ans pendant trois années. Tous les pilotes continuaient à exercer leur métier, entre 300 et 15.000 heures de temps de vol total, et ont eu un certificat médical de la FAA. Les pilotes ont été testés sur l'exactitude d'exécuter les communications, la compétence à éviter le trafic, la pertinence et la rapidité balayer du regard les commandes afin de détecter des urgences, et leur compétence à exécuter un atterrissage réussi.


L'étude montre que les pilotes plus âgés mettaient plus de tems à être au pic de leur compétence que les plus jeunes, cependant les pilotes plus âgés montrent moins de signes de déclin durant tout le vol que les plus jeunes pilotes.


« Ces résultats montrent l'effet avantageux d'une expérience antérieure et une expertise des adultes plus âgés, » a affirmé le professeur Joy L. Taylor, auteur de l’étude en partenariat avec le centre clinique de recherches sur le vieillissement de Palo Alto en Californie.


« Notre découverte a de plus larges implications au delà du domaine de l’aviation, sur la question générale du vieillissement dans le lieu de travail et à l'évaluation objective de la compétence des ouvriers plus âgés. »


Les chercheurs proposent que les pilotes puissent continuer à travailler au-delà de l’âge légal car, grâce à leur connaissance, connu sous le nom d'intelligence cristallisée, qui est semblable à ce qui est vu dans la musique ou les jeu d'échecs, ils restent un atout considérable pour la compagnie d’aviation, surtout après 60 ans.

Passeport pour une retraite active
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Le "Passeport pour une retraite active" a été annoncé par Monsieur Philippe BAS, ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille.

Le ministre tient ainsi un engagement de la Conférence de la famille de juillet 2006. Ce document de 16 pages, a notamment pour objectif de fournir des informations sur la retraite, les services à la personne et le bénévolat, ainsi que des conseils pour rester en forme et en bonne santé.

Jusqu'à présent, ces informations étaient dispersées, notamment concernant le bénévolat, alors même que les « seniors actifs » sont de plus en plus nombreux à souhaiter s’engager dans un projet ou une démarche bénévoles, après leur départ à la retraite.

Le "Passeport pour une retraite active" les informe sur les démarches et possibilités d’actions bénévoles. Il les oriente vers les interlocuteurs nationaux et locaux susceptibles de les aider dans cette démarche. Un encart local permet de les renseigner sur les principaux associations et lieux d’information dans leur région.

Le document comporte également :

- des informations générales sur la retraite ;
- un volet pour informer les jeunes retraités sur les bénéfices d’un recours à une alimentation saine et diversifiée (conseils nutritionnels), sur la nécessité de se maintenir en bonne santé physique, dans une perspective de prévention ;
- des informations générales sur les services à la personne ;
- les contacts-clé dans chacun de ces domaines.

Le contenu du Passeport a été élaboré par un groupe comprenant des représentants du ministère en charge des Personnes âgées, de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse, avec le concours du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, de la Haute Autorité de Santé, de l’Assurance Maladie, de la Caisse centrale de mutualité sociale agricole, de l’Agence nationale des services à la personne, de la Caisse nationale des allocations familiales, de la Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie, du GIP Info Retraite, de la Délégation interministérielle à la Famille, et de l’INPES.

La CNAV assurera la diffusion du "Passeport pour une retraite active". Dès cette année, tous les nouveaux retraités se verront remettre le document à l’occasion de l’entretien pour le départ en retraite, dans les agences locales d’assurance vieillesse (tous régimes) et dans les points d’accueil retraite.

650 000 à 700 000 personnes prennent leur retraite chaque année (retraite du régime général).

 

Le COR souhaite simplifier" les dispositifs existants
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Le Conseil d'orientation des retraites (COR) juge "souhaitable de simplifier l'ensemble des dispositifs d'épargne retraite", ainsi que d'évaluer "leurs conséquences sur le financement de la protection sociale", dans un document de travail examiné mercredi 31 janvier en réunion plénière.

En 2003, trois nouveaux dispositifs d'épargne retraite ont été créés : le plan d'épargne retraite populaire (Perp), le plan d'épargne pour la retraite d'entreprise (Pere) et le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco). Ils sont venus compléter d'autre dispositifs antérieurs : contrat "Madelin" pour les professions indépendantes, Prefon pour les fonctionnaires, et divers contrats collectifs d'entreprise.

Il est "souhaitable de simplifier l'ensemble des dispositifs d'épargne retraite pour en accroître la lisibilité", souligne le COR, indiquant également qu'"une certaine stabilité des règles devrait être ensuite recherchée".Fin mars 2006, 1,737 million de Perp avaient été souscrits par des particuliers, selon la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA), et 115.000 salariés avaient souscrit à un Perco, selon l'Association de gestion financière.

"Si l'effort d'épargne en vue de la retraite doit être encouragé, il convient que soient analysées les incitations fiscales et sociales associées à ces dispositifs", ainsi que "leurs conséquences sur le financement de la protection sociale", souligne le COR dans ce document accessible en ligne sur son site Internet (www.cor-retraites.fr).

Près de 12,7 milliards d'euros, soit 3,3% de la masse salariale totale, ont été versés en 2004 au titre de l'épargne salariale, soit une hausse de 9,2% par rapport à 2003, rappelle le COR."Le Conseil s'interroge enfin sur les moyens de favoriser un accès plus large aux dispositifs d'épargne retraite", indique-t-il."L'épargne salariale est surtout développée dans les grandes entreprises et dans l'industrie, les banques et le secteur des assurances", souligne le Conseil.

source: www.agevillage.com

Le babyboum est une bonne nouvelle mais encore insuffisante
Document sans titre Avec 830.900 naissances en 2006, les Françaises ont fait mieux qu'en 2000, année marquée déjà par une forte natalité, avec 808.200 nouveaux-nés. Cet afflux de bébés, après les années 90 «creuses», devrait fatalement allonger les listes d'attente en crèche, mode de garde prvilégié des familles, mais en nombre déjà insuffisant.

Le plan gouvernemental «petite enfance» de novembre 2006 a prévu un coup de pouce, avec 40.000 places nouvelles de crèches sur cinq ans, et encouragé les crèches d'entreprises, alors que le nombre d'enfants sans solution de garde est déjà estimé à 240.000. Le nombre d'assistantes maternelles, dont les besoins sont estimés à 60.000 dans les cinq ans, devrait aussi être revu à la hausse.

La branche famille de la sécu sera sollicitée et déjà la Cnaf (caisse nationale d'allocations familiales) s'est inquiétée mardi du financement de ces crèches.

L'Education nationale va devoir elle aussi s'ajuster, alors que, chaque année, les syndicats protestent contre «l'insuffisance» des postes et brandissent la courbe des naissances pour négocier des ouvertures de classes.

A la rentrée 2006, pour accueillir en primaire les enfants du «baby-boom» de 2000, l'Education nationale a créé 500 postes d'instituteurs, un pour 48 enfants supplémentaires. Du coup, l'accueil des petits de deux ans, non obligatoire, qui concerne 190.000 enfants aujourd'hui, presque autant qu'en crèche (255.000), deviendra sans doute de plus en plus difficile, comme c'est déjà le cas à Paris.

Pour le démographe Hervé Le Bras, l'accroissement des naissances «n'a pas été anticipé». Puisque la fécondité des Françaises, dans les années 90, baissait, «on a pensé», dit-il à l'AFP, «que les familles seraient moins nombreuses, alors qu'en fait, les femmes ne faisaient que retarder le moment de faire les enfants».

Le «baby-boom» est une bonne nouvelle pour les économistes, qui s'accordent à dire que les enfants dopent la consommation. «Faire des bébés, c'est quand même un acte de confiance sur l'avenir», ajoute Jean-Paul Fitoussi, directeur de l'Observatoire français de conjoncture économique (OFCE).«La +production de bébés+ conduit à des besoins supplémentaires qu'il faut satisfaire, il y a un effet sur la consommation». Mais, prévient-il, «si le pouvoir d'achat stagne, alors que les enfants coûtent de plus en plus cher, les Français auront l'impression d'une régression».

Pour l'Etat, c'est «à long terme une bonne affaire», comme pour «les régimes sociaux, et pas seulement les régimes de retraites», estime-t-il, car il y aura «plus de cotisants». Un optimisme que souhaite tempérer Danièle Karniewicz, présidente du conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav).Le bilan démographique de l'Insee «confirme les tendances» dit-elle, mais «il n'est pas de nature à remettre en cause les dernières hypothèses du COR (Conseil d'Orientation des Retraites)».

«Ceux qui naissent aujourd'hui vont commencer à cotiser à 25 ans» renchérit le président du COR, Raphaël Hadas-Lebel selon lequel les bons chiffres de la natalité «ne sauraient remettre en cause les projections actuelles» sur la question du financement des retraites. En revanche, la hausse de l'espérance de vie, plus importante que prévue, pèsera sur le dossier. Idée reprise par Hervé Le Bras: «le problème des retraites, c'est le vieillissement».

source : www.agevillage.com

 

Alors que la population diminue à vue d’oeil, le Japon envisage d’importer des salariés étrangers
Document sans titre . Les ennuis que rencontre cette ville attirent particulièrement l’attention de tout le Japon car le pays se trouve confronté à une bombe à retardement démographique : En 2005, le pays est devenu la première principale économie du monde à souffrir d’un déclin de la population, avec 21.408 décès supplémentaires que de naissances - le début de ce qui peut devenir une pénurie de la main-d'oeuvre alarmante d’ici 2050.

La perspective d'une augmentation rapide de la population vieillissante stimule une vive discussion – les esprits conservateurs et nationalistes qui ont par le passé lutté pour un emploi de salariés prioritairement Japonais - devrait s'ouvrir aux salariés étrangers, par manque de main d’œuvre.


2 millions d’étrangers sont présents sur le sol Japonais, 1.57 % de la population, c’est un record mais une goutte d’eau par rapport aux 12 % des Etats-Unis.
« Je pense que nous arrivons à un stade de changement révolutionnaire, » a dit Hidenori Sakanaka, directeur de l'institut politique d'immigration du Japon et un partisan pour l’emploi des étrangers.


« Nos espérances sur la façon dont la nation devrait être et nos points de vues sur l’arrivée de salariés étrangers doivent changer afin de maintenir la bonne santé de notre société. »


Les étrangers d’Oizumi, soit plus de 6.500 personnes, la plupart du temps Brésilien, fournissent un aperçu de ce à quoi ce changement pourrait ressembler.


Aujourd’hui lorsque l’on descend la rue principale de la ville, on se rend vite compte que cette ville n’est en aucun cas une ville japonaise typique. Parmi les supérettes et les café-restaurants, on y trouve des salons de tatouage et des églises chrétiennes évangéliques. À l'épicerie de Canta Galo, les gens font la queue à un téléphone international pour appeler leurs familles à 10.000 milles de distance.


La seule raison qui explique étrangers que ces étrangers peuvent être ici est leur carte de séjour, qui les autorise par loi à venir au Japon comme travailleurs immigrés.


« Nous sommes un genre de région expérimentale, » a dit Hiroe Kato, de la section internationale de la ville. « Les japonais veulent que les immigrés viennent ici et vivent comme nous. Mais les étrangers sont différents. »


L’école est obligatoire au Japon jusqu'à l'âge de 16 ans, mais seulement pour des citoyens Japonais. Les enfants étrangers peuvent manquer l'école sans aucun problème. Les aménagements, tels que les classes japonaises spéciales pour les immigrés sont surpeuplées. Beaucoup d’étrangers n'ont pas droit aux pensions ou aux mêmes à l’assurance maladie parce qu'ils sont « temporairement » sur le territoire.


Les problèmes démographiques supposent que le Japon ouvre ses portes à l’immigration


La population est de 127 millions aujourd’hui et est prévue de diminuer jusqu’à environ 100 millions d'ici 2050, quand plus d’un tiers des Japonais auront plus de 65 ans, ce qui va engendrer des problèmes de santé et de pensions. Moins de la moitié de la population Japonaise, en attendant, sera en âge de travailler c'est-à-dire aura entre 15 et 64 ans.


L'immigration au est encore un sujet tabou. Même aujourd'hui, la politique semble manquer des modèles logiques. En 2005, par exemple, environ 5.000 ingénieurs sont entrés au Japon.

USA: Les générations se mixent au travail
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Les entreprises veulent que leurs ouvriers plus âgés et plus jeunes se mélangent bien, et ont trouvé quelques nouveaux moyens de les aider à le faire, selon un étude réalisée par ClearRock, entreprise spécialisée dans la réinsertion professionnelle :


- 6 entreprises sur 10 emploient des salariés plus âgés qui occupent une place de « mentors » pour les plus jeunes salariés.


- 1/3 des entreprises soutiennent la « retraite active » et gardent des places pour obliger les employés d’âges différents à continuer à travailler après l’âge de la retraite, avec un temps aménagé.


- 44% des entreprises disent que les relations entre les générations sont excellentes, alors que 46 % les évaluent comme bonnes. Seulement 10% ont déclaré qu’elles étaient « tendues »


- 15 % des entreprises ont l'habitude de sensibiliser les salariés afin d’aider à établir les liens entre générations.
Les « plus jeunes et plus âgés peuvent s'aider mutuellement à se développer professionnellement, » affirme le gérant-associé de Clearclock, Greg Gostanian.


Être prêt pour plus de diversité


Presque un quart de sociétés augmentera son attention sur cette problématique


23 % des employeurs Américains projettent de se pencher encore plus sur ce sujet durant le premier trimestre de cette année:


- 28 pour cent des entreprises ont affirmé qu'ils augmenteraient leur budget d’un quart, et jusqu'à 31% , ce qui était le pourcentage le plus élevé de l’année dernière


- 11 % des compagnies comptent réduire l'emploi durant le premier trimestre, alors que 60 % ne s'attendent à aucun changement. 6% des compagnies sont incertaines de leurs plans.


- Dans le sud, 25 % des compagnies projettent d’augmenter les niveaux de recrutement, contre 30 % l’année dernière.


Il est trop tôt pour indiquer si cet pobjectif se transformera en tendance, a dit Jonas Prising, président de ManPower en Amérique du Nord. Les entreprises dans l'ensemble semblent toujours être stables, a-t-il dit.


« Ils n'ont pas de plans de croissances étendus, mais ils ne s'engagent pas non plus dans des licenciements impromptus » dit Prising.

Le ski cible les boomers

Avec plus de boomers et de seniors qui sont toujours actifs, aucune surprise qu'un tiers des skieurs ont plus de 45 ans, selon l'association nationale de ski régionale.


Si vous regardiez autour de vous sur les pistes, vous constateriez qu’il y a plusieurs clubs qui ne désemplissent pas de seniors et boomers.


C’est pourquoi de nombreux clubs de ski se sont montés et offrent des réductions sur les voyages organisés aux USA et en Europe.


Une adhésion de $50 annuels autorise les skieurs à recevoir des réductions quotidiennes sur le matériel de ski, forfaits et autres dépenses sur le marché du ski.


La « compagnie du Colorado », enrichie de 30 années d’expérience dans ce domaine, offre en tant que sponsor, plusieurs paires de ski par année aux Etats-Unis et en Europe. Les skieurs de tous les niveaux d'expérience sont les bienvenus. Les guides d'excursion font partie du voyage, afin d’aider les débutants.


Les guides s'assurent non seulement que les membres ne manquent de rien, mais s'assurent également que chacun profite et soit en sécurité. « Personne ne doit jamais skier seul » affirme Hughes.
Un séjour à Aspen de six jours de ski, sept nuits d’hôtel dans le centre d’Aspen et deux dîners.
Le prix est d’environ $1.500, sans billet d’avion. Pour information ou pour voir une liste des prochains échanges de ski, aller sur www.othgi.com


Si vous êtes plus indépendant et voulez juste rencontrer des gens semblables, un autre club de ski, GO50, peut être pour vous. Une adhésion de $50 accorde à des skieurs de plus de 50 ans ou d’obtenir des réductions spéciales à beaucoup dans le secteur du ski.


Il est particulièrement adapté pour les retraités, car plusieurs des meilleurs prix de GO50 ont lieu aux heures creuses comme les jours de la semaine.

Estimer le montant de votre rachat au titre des années d’études ou années incomplètes
Document sans titre La réforme des retraites d’août 2003 permet de racheter des trimestres (dans la limite de 12) pour les années d’études supérieures validées par un diplôme ou pour les années totalisant moins de 4 trimestres.

Depuis le 1er janvier 2006, ces rachats appelés « versements pour la retraite » sont ouverts aux personnes âgées de 20 à 59 ans.

Le coût du versement pour la retraite varie en fonction de l’option choisie « taux seul » ou « taux et durée d'assurance », de l’âge du demandeur et de ses ressources au cours des 3 années précédant sa demande. Ainsi, le montant pour un trimestre racheté en 2007 peut varier de 949 euros à 6 860 euros.

Sur www.retraite.cnav.fr l’internaute peut obtenir une estimation en cliquant dans la rubrique « chiffrer vos versements pour la retraite ». Cette estimation n’est cependant pas considérée comme une demande légale et n’a pas de valeur contractuelle.

La demande de versement pour la retraite devra ensuite être formulée sur un imprimé réglementaire que les demandeurs peuvent télécharger sur www.retraite.cnav.fr ou réclamer auprès de leur caisse régionale.

www.retraite.cnav.fr propose également différents services comme la visualisation du relevé de carrière quel que soit l’âge, l’estimation de la retraite à partir de 54 ans ou le dépôt de la demande de retraite à partir de 59 ans et demi.

Augmentation maximale des tarifs 2007 des établissements d'accueil et services à domicile agréés "qualité"
Document sans titre Pour les nouveaux entrants, les prix sont libres.

Les établissements visés ne sont pas habilités à l'aide sociale et ne sont pas conventionnés APL (Aide personnalisée au logement).
Cette augmentation peut néanmoins s'appliquer, à leur demande, aux établissements qui ont accueillis depuis 3 ans, moins de 50% de bénéficiaires de l'aide sociale.

Pour les services à domicile ayant obtenu un agrément "qualité" destiné aux populations fragiles (petite enfance, personnes âgées, handicapées), les prix sont librement fixés au début du contrat d'accompagnement.
Une fois ce contrat signé, en 2007, les tarifs ne pourront pas augmenter de plus de 2.5 %.
Seul le préfet du département pourra augmenter ce tarif en cas d'augmentation importante des coûts d'exploitation suite à l'amélioration des prestations ou la modification des conditions de gestion.

Les textes de référence sont des arrêtés du 12 décembre 2006 parus le (*)

source : www.agevillage.com

 

France Retraite soutient les résultats du rapport du COR
Document sans titre

France Retraite, tiers objectif en matière d’information individuelle sur la retraite, souhaite mobiliser tous les acteurs du marché du travail sur la nécessité de l’emploi des seniors en s’appuyant sur les résultats présentés au Gouvernement par le Conseil d’Orientation des Retraites (COR).

Le COR a remis jeudi 11 janvier au Premier ministre un rapport préparatoire à l'échéance 2008 sur les régimes de retraites. Le conseil évalue entre 30 et 80 milliards d'euros le besoin de financement du système en 2050. Pour plus d'"équité", il propose par ailleurs d'allonger les durées d'activités et d'assurance requises pour la plupart des régimes spéciaux. En conclusion, la gestion de l’emploi des seniors devient une nécessité.

En effet, la population française vieillit sous l'effet conjugué de l'amélioration des conditions de vie et du vieillissement des générations du baby-boom. La proportion de personnes âgées de plus de 60 ans devrait passer de 21 % en 2005 à 27,3 % en 2020 et celle des plus de 65 ans de 16,6 % à 21 %. En 2050, plus d'un tiers de la population aura plus de 60 ans. Par conséquent, le poids des actifs au sein de la population totale est appelé à décroître.

Actuellement, l'âge moyen de cessation définitive d'activité est de 58 ans, soit deux ans de moins que l'âge légal de 60 ans de liquidation de la pension de retraite et le taux d'emploi des seniors est particulièrement faible.

Selon la déclaration de Raphaël Hadas-Lebel, Président du COR : l'équilibre pourrait être atteint en 2020 par l'effet combiné d'actions modérées portant à la fois sur l'âge de la retraite, le montant des cotisations et le ratio pension moyenne nette sur revenu d'activité moyen net.

Mais comment mettre en place cette politique quand de récentes études annoncent que plus d’un Français sur deux déclarent, par manque d’information, qu’ils ignorent quel sera le montant de leur retraite ?

Dans ce contexte, France Retraite se positionne comme l’outil incontournable des Français mais aussi des Dirigeants d’entreprise et DRH dans la mise en place d’une politique de gestion de l’emploi des seniors. Via son Bilan Retraite, la société permet un meilleur suivi de fin de carrière. Grâce aux bilans prévisionnels, chacun peut connaître, entre autres : - l’âge estimé pour l’obtention des droits à taux plein, - le montant annuel de la future pension, et surtout, il peut prendre connaissance des effets de surcôte, s’il souhaite prolonger son activité.

« Il faut savoir qu’un salarié ayant atteint l’âge de 60 ans et ayant validé 160 trimestres de cotisations peut, s’il continue à travailler au-delà de son âge dit de « taux plein », acquérir des droits qui améliorent son taux de remplacement, donc le montant de sa pension. Dés le 1 er janvier 2007, le montant de la surcôte augmente de 3% pour la 1 ère année travaillée en plus, puis de 4% par années travaillées supplémentaires et de 5% par années travaillées à partir de 65 ans. Cette mesure est celle qui illustre le mieux le deal « win – win » des réformes récentes : le salarié cotise plus au régime de retraite, et gagne plus ensuite. Ce dispositif serait alors réellement incitatif pour que les seniors continuent à travailler avec engouement, sans pour autant que l’équilibre de notre régime de retraite n’en soit affecté. » indique Pierre Péchery, Président de France Retraite.

 

Recul de l'âge de départ à la retraite : 3 raisons
Document sans titre Le recul de l’âge de départ s’explique par la hausse des âges de fin d’études, ...

Plusieurs phénomènes, en partie liés, expliquent ce décalage de 11 mois de l’âge de départ. Les âges de départ reculeront de 5 mois sous le seul effet de la progression des âges moyens de fin d’études. Entre les générations partant en 2000 et celles qui partiront à l’horizon 2015, l’âge moyen de fin d’études aura augmenté de près de 2 ans.

Cette évolution est particulièrement nette pour la génération née en 1953 qui a connu le passage de la scolarité obligatoire de 14 à 16 ans. Mais cet âge de fin d’études plus élevé n’entraîne un recul du départ en fin de carrière que pour les personnes encore en emploi ayant démarré dans la vie active après 20 ans, notamment du fait des règles d’âge minimal pour bénéficier d’une pension à taux plein.

Or, l’âge moyen de fin d’études des générations qui partiront en fin de carrière d’ici à 2015 est inférieur à 19 ans.

... par une diminution du recours aux mesures d’âge, ...

Si le chômage diminue, l’âge de départ pourrait reculer. En effet, en cas de d’amélioration de la situation de l’emploi, les entreprises auront moins besoin de réduire leur masse salariale et donc de recourir à des dispositifs comme les préretraites et le chômage avec dispense de recherche d’emploi, certains salariés restant alors plus longtemps en emploi. La forte amélioration de la conjoncture de la fin des années 1990 avait ainsi permis une remontée de près de 3 mois de l’âge moyen de départ. Elle s’était traduite en particulier par la possibilité de limiter progressivement l’accès aux dispositifs publics de préretraites, malgré le maintien de dispositifs maison financés par les entreprises. En retenant une hypothèse de baisse du chômage à 7,5 % à l’horizon 2015, les départs anticipés avant l’âge de la retraite pourraient ainsi diminuer, entraînant un recul de l’âge de départ de 3 mois supplémentaires.

Cet effet est toutefois limité, car les dispositifs de préretraite, mais aussi de dispense de recherche d’emploi, sont aussi utilisés pour permettre à des personnes en mauvaise santé de quitter leur emploi. Les préretraites ont été un moyen socialement accepté de réduire les effectifs dans certains secteurs. Elles ont aussi été l’occasion de faire partir des salariés usés qui, en l’absence de
mesures de préretraites, auraient quitté leur emploi pour raisons de santé. Cette situation a d’ailleursété institutionnalisée avec la mise en place des CATS. Le recours aux dispositifs d’invalidité est moins fréquent que dans d’autres pays, notamment parce les taux de remplacement et les droits attachés sont faibles. Mais ce recours pourrait fortement augmenter s’il existe des restrictions pour l’accès aux dispositifs des politiques de l’emploi (Barnay et Jeger, 2006). Une telle évolution est manifeste à la fin des années 1990, où la baisse des entrées en préretraite est en partie compensée par des entrées en dispense de recherche d’emploi et surtout par des départs pour raisons de santé. Les données provisoires établies à partir des enquêtes Emploi en continu de l’INSEE, pour les années 2003 à 2005, montrent une prolongation de ces évolutions.

… et par les possibilités de décaler l’âge de liquidation de la retraite.

Les réformes des retraites de 1993 et 2003 pourraient entraîner un recul de 3 mois de l’âge de départ entre 2000 et 2015, soit de 7 mois pour les fonctionnaires et de 2 mois pour le régime général. Ce décalage peut apparaître très faible quand on le compare aux évolutions du nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une pension à taux plein, cette durée devant atteindre un peu plus de 41 ans en 2015 pour le régime général et pour celui de la fonction publique. Plusieurs éléments peuvent jouer pour limiter ce décalage des âges de départ. Tout d’abord, l’augmentation de la durée d’assurance concerne l’âge de liquidation et non l’âge de départ en fin de carrière, une part importante des départs étant à destination d’un autre statut que la retraite. L’impact sur l’âge de départ de la hausse du nombre de trimestres nécessaires concerne essentiellement les personnes qui seront restées en emploi jusqu’au moment où elles pourront bénéficier d’une pension à taux plein.

Par ailleurs, il est possible qu’une part des personnes choisissent de ne pas prolonger leur activité, parce qu’elles n’y trouvent pas d’intérêt. D’une part, la réforme de 2003 a conduit à un assouplissement des règles de décote dans le régime général, la sanction financière en cas de durée d’assurance insuffisante étant devenue moindre. D’autre part, l’allongement de la durée d’assurance ne joue que faiblement pour les personnes ayant peu cotisé au cours de leur carrière, car elles auront la possibilité de liquider leur pension à taux plein à l’âge de 65 ans, quelle que soit la durée d’assurance cotisée.

Il est aussi vraisemblable que de nombreuses personnes ne sont pas en mesure de choisir leur date de départ. Les marges de manoeuvre pour choisir un âge de départ plus élevé pourraient être limitées par un « effet santé » (Tessier et Wolff, 2005) conduisant les personnes à prendre leur retraite dès que possible au prix d’une éventuelle baisse de leur pension. Les possibilités de choix pourraient aussi être restreintes par l’employeur. Il existe ainsi des âges limites dans la fonction publique ; dans le secteur privé, l’employeur, sous certaines conditions d’âge, peut mettre à la retraite d’office un salarié si sa durée d’assurance lui permet de bénéficier d’une retraite à taux plein. De manière plus générale, seuls 39 % des salariés du secteur privé et 54 % des fonctionnaires ont le sentiment qu’ils pourront choisir le moment de leur départ en retraite, les raisons de cette contrainte
pouvant être multiples (employeur, raisons de santé, pénibilité du travail, etc.). Enfin, la mise en place par la réforme de 2003 du dispositif de départs anticipés à la retraite pour carrière longue permet à des actifs ayant commencé à travailler jeunes de liquider leur retraite plus tôt. Même si une partie de ces départs anticipés aurait de toute façon eu lieu dans le cadre d’un autre dispositif, cette mesure contribue nettement à augmenter les flux de départs jusque dans les années 2010, expliquant la baisse relative de l’âge de départ dans ces années-là. La très forte hausse des départs de l’emploi vers la retraite avant 60 ans, observée en 2005, traduit la mise en place de ce dispositif.

Source : Les métiers en 2015 - Dares

Les départs en fin de carrière augmentent fortement
Document sans titre Cette longue période de natalité élevée alimente déjà et continuera à alimenter dans les années qui viennent une forte augmentation du nombre de personnes de 55 ans et plus, puis une stabilisation de ce nombre à un niveau élevé. Elle se traduira mécaniquement par une augmentation parallèle des flux de départs en fin de carrière.

En effet, chaque année, entre 8 % et 10 % des personnes de 50 ans et plus quittent, volontairement ou non, leur emploi pour des motifs qui indiquent a priori une fin de carrière (retraite, préretraite, mais aussi dispense de recherche d’emploi, invalidité ou maladie de longue durée). Cette proportion devrait diminuer dans les années qui viennent avec un recul d’environ 11 mois de l’âge de départ.

Mais elle s’appliquera à un nombre de cinquantenaires en emploi qui va continuer à augmenter. Au total, d’ici 2015, plus de 6 millions de personnes quitteront leur emploi en fin de carrière, soit environ le quart des effectifs actuels des personnes en emploi. Ce nombre n’a été que de 4,5 millions entre 1995 et 2005.

Source : Les métiers en 2015 - Dares

Les travailleurs Japonais de plus de 60 ans deviennent la cible n°1 des entreprises
Document sans titre

Pourtant, les « meilleurs » ingénieurs et techniciens Japonais, les plus qualifiés, abandonnent usines et bureaux à l’heure de la retraite » affirme Hirano.


Les entreprises sont en train de réaliser que la maintien de personnes en âge de partir à la retraite est la seule manière de maintenir les niveaux élevés des qualifications et d'expertise, » ajoute Hirano, lui-même âgé de 63 ans.


Les craintes d'un déficit des ouvriers habiles se développent au Japon depuis le début de l’arrivée des baby boomers à l'âge de la retraite cette année, les médias mettent l’accent sur « le problème 2007 ».


Le déclin du nombre des jeunes ouvriers au Japon aggrave encore plus le problème.


La proportion de personnes au-dessus de l'âge de 65 ans est déjà supérieure à 20 % de la population Japonaise, soit 127 millions de personnes. Les prévisions annoncent un chiffre de 40 % d'ici 2055 !


Les compagnies s’intéressent donc de plus en plus près au moyens à mettre ne œuvre pour garder les personnes de plus de 60 ans.

Corée : la Population active va diminuer dès 2010
Document sans titre

Le nombre s'élève à 23.74 millions cette année, et on s'attend à ce qu'il atteigne 23.96 millions en 2007 et 24.11 millions en 2008. Après avoir atteint son sommet en 2009, la figure diminuera peu à peu, affirme l’Office National des Statistiques.


Cette année, ceux les personnes pagées entre 25-64 ans représente 49.2 ù de la population totale. On s'attend à ce que la figure atteigne 49.6 % en 2008 mais commence à diminuer en 2009.


L'office des statistiques a indiqué que la population âgée entre 15-64 ans diminuerait en 2016 après avoir atteint son pic à 36.19 millions. Cette année, le nombre s'est élevé à 34.72 millions.


Ces prévisions signifient que la Corée du Sud perdra une partie de sa vitalité économique à partir de 2010 en raison d’une trop forte croissance d’une population vieillissante et du faible taux de natalité.


Le gouvernement avait envisagé de prolonger l'âge de départ à la retraite afin de pouvoir lutter contre la pénurie de la main-d'oeuvre. Si le pays prolonge l'âge de retraite de cinq ans, il peut prolonger l’activité jusqu'à 4 millions d'ouvriers chaque année jusqu'en 2030, a indiqué le NSO.


L'année dernière, le taux d'emploi de la Corée était de 63.7 %, inférieur à la moyenne. Le taux d'emploi moyen de l’OCDE est de 65.5 %.


Le taux de participation économique du pays de 66.3 % était également inférieur à la moyenne de l’OCDE de 70.3 % l'année dernière. De plus, fin novembre, le taux s'est élevé à 62.3 %, selon le bureau.

Swiss Life met désormais à disposition un outil de simulation pour préparer sa retraite
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Près de la moitié des Belges épargnent pour leur retraite
Quand on interroge le citoyen belge sur son comportement en tant qu’épargnant, 47 % d’entre eux déclarent épargner consciemment, dans le cadre d’un plan d’épargne pour sa pension, afin de se constituer un capital pension complémentaire. Seuls 5 % n’épargnent pas. Les autres épargnent soit à des fins spécifiques, telles que pour son logement, l’achat d’une voiture, un voyage (27 %) soit sans but précis, pour « avoir une poire pour la soif » (36 %).

Le Belge songe à sa pension de plus en plus tôt…
Le débat médiatique et publicitaire sur les conséquences du vieillissement, et en particulier sur le financement des pensions, commence à porter clairement ses fruits : plus d’un tiers des répondants signale commencer un plan d’épargne pour sa pension entre 20 et 30 ans et un autre tiers entre 30 et 40 ans. En corollaire, plus le Belge avance en âge, plus il déclare avoir commencé tard à se préoccuper de sa pension. Quand on détaille les réponses par catégorie professionnelle, on constate que ce sont les indépendants et les cadres qui s’y préparent le plus tôt.

… sur base de différents critères
Seuls 21 % des Belges estiment qu’avoir une estimation précise de sa pension légale est indispensable. Près des deux tiers, constitués en grande partie des plus jeunes, déclarent que c’est important mais que d’autres paramètres sont également importants.
Pour 28 %, l’élément le plus important pour établir un plan d’épargne pour sa pension est une estimation de ses besoins financiers une fois retraité ; 27 % considèrent que l’élément le plus important est une estimation globale de ses revenus une fois pensionné (y compris assurance de groupe, épargne-pension, etc.).

Estimation et simulation nécessaires
La moitié des répondants signalent que c’est auprès des autorités fédérales qu’ils s’adresseraient pour leur fournir une estimation de la pension légale. Néanmoins, 36 % s’adresseraient en priorité à leur partenaire en assurance (19 % à leur courtier en assurance et 17 % à leur compagnie d’assurance) contre 29 % à leur banquier.


Quant à l’estimation des revenus une fois pensionnés, le banquier est pour 45 % des Belges la personne qui peut les aider le mieux ; les courtiers en assurances et les compagnies d’assurances arrivent ensuite avec 27 % chacun.
Près de 80 % des Belges sont intéressés par une simulation qui leur permettrait de déterminer si leur niveau de vie actuel pourra être maintenu une fois retraité. Cette simulation peut également leur permettre d’estimer, le cas échéant, l’effort d’épargne supplémentaire pour garder le pouvoir d’achat souhaité.

Swiss Life PensionGapSimulator
Pour répondre à ce besoin et sensibiliser ses clients à la constitution de leurs plans de pension, Swiss Life a développé un outil de simulation, le « Swiss Life PensionGapSimulator ». Ce module de simulation permet d’estimer ses ressources une fois retraité et la différence, souvent importante entre ses ressources et les souhaits affichés par chaque citoyen par rapport à son standard de vie. Les résultats obtenus ont pour objectif de montrer clairement si ce qui est prévu sera effectivement suffisant.
Cet outil est accessible à tous sur le site internet de Swiss Life, via la page http://www.swisslife.be/slbe/fr/home/individual/needs/pensiongap.html La personne qui souhaite faire cette simulation introduit, de la manière la plus objective possible, les paramètres en fonction de sa situation et de ses attentes personnelles. Ces données peuvent évoluer avec le temps ; c’est la raison pour laquelle Swiss Life conseille une mise à jour régulière des données.
Afin de pouvoir effectuer cette simulation, il est conseillé d’avoir sous la main sa dernière fiche de salaire, sa dernière fiche individuelle de son assurance de groupe et son dernier état de cotisation pour sa pension complémentaire (épargne-pension ou autre).


« En quelques clics, chacun peut ainsi estimer la différence qu’il y aura entre son dernier revenu et ce dont il disposera une fois retraité. Ceci lui permettra de planifier, le cas échéant, des solutions supplémentaires pour lui permettre d’envisager sereinement son avenir », explique Tanguy Polet, Chief Market Officer.
Préparer sa retraite ne se fait pas au hasard ; cela se planifie, avec l’aide des conseillers Swiss Life qui aideront chacun à bâtir un plan de pension adéquat. Un plan qui tient compte des souhaits et des capacités de chacun.

 

Environ 71% des Japonais envisagent de continuer à travailler après 60 ans
Document sans titre

De ces personnes disposées à continuer de travailler, 64.4 % ont indiqué qu’ils souhaitaient continuer à travailler aussi longtemps que possible, 20.8 qu'ils étaient disposés à travailler jusqu'à 65 ans, et 5.6 % ont indiqué qu'ils voudraient continuer jusqu'à 70 ans.


Le ministère de la santé, du travail et du bien-être a choisi au hasard environ 40.000 personnes âgées entre 50 et 59 ans pour l'étude et a reçu en Novembre des réponses de 33.000 d'entre eux.


51.6 % des répondants ont indiqué qu'ils vivront de leurs revenus complémentaires jusqu’à 65 ans, alors que 32.1 % ont indiqué qu’ils se contenteraient de la pension de retraite.


Selon le ministère, « nous voudrions vérifier s'ils sont anxieux à l’idée de dépendre d’une pension de retraite et de leur futur état de santé. »


A cela, les répondants ont exprimé une certitude de compter sur la pension de retraite, avec 69.5 % pour ceux qui travailleront jusqu’à 65 / 69 ans, et 71.9 % pour ceux qui continueront jusqu’à 70 ans et plus.

Nouveaux projets d’avancée technologique pour le vieillissement
Document sans titre Cette année, les premiers boomers ont fêté leurs 60 ans, représentant ainsi plus de 75 millions d'Américains qui passeront ce cap dans les 15 prochaines années. Les entreprises sur le marché des produits et services pour le vieillissement notent déjà que cette génération est plus saine, plus riche, et profite de plus de confort que les générations précédentes.

« Les baby Boomers vont représenter la première génération qui a grandi autour de la technologie, » annonce Russell Bodoff, directeur du centre pour les technologies au service du vieillissement (FONTE, agingtech.org), une organisation nationale établie en 2003. La FONTE se compose de plus de 400 compagnies dans le secteur des technologies, des organismes d’aide à domicile, des universités, et des représentants du gouvernement. « C'est également une génération exigeante pour laquelle il est primordiale de rester jeune le plus longtemps possible et ils comptent sur la technologie pour satisfaire leurs besoins. »
Bodoff indique que les entreprises de la FONTE se préparent à une vague d'innovation au cours des 10 à 20 années à venir pour satisfaire les besoins croissants de ce marché.


« Les Boomers ne resteront pas pacifistes face au vieillissement, ils se tiendrons informés des avancées technologiques en faisonst jouer la concurrence » affirme le directeur Joseph Coughlin d'AgeLab. « Ils veulent rester actifs dans la société, continuer à travailler même dans l’avancée de l’âge. »


Coughlin ajoute que la technologie peut favoriser l’indépendance et une meilleure santé pour les personnes âgées. Pour se faire, il est essentiel de stimuler un lien social et les émotions: par exemple, laboratoire spécialisé a mis au un système d’animal virtuel qui rappelle à son propriétaires l’heure de prendre une pilule ou d'aller chez le docteur. Si la personne âgée ne s’exécute pas dans un laps de temps donné, l’animal simulera la maladie ou la mort, incitant une réponse émotive.


Les technologies des voitures sont également une grande priorité pour AgeLab, parce que les seniors associent la conduite à la notion de liberté et d'indépendance.


Le prototype fabriqué par le laboratoire est équipé de systèmes d'avertissement liés à la vitesse qu’atteint la voiture et pour anticiper des embouteillages. Elle aide également des conducteurs à tourner le volant, et les sièges se règlent de façon très avancée et précise pour les personnes qui peuvent souffrir d'ostéoporose. Pour cela, AgeLab a travaillé avec Toyota Nissan, Volkswagen, Ford, DaimlerChrysler, et Fiat afin de trouver les meilleurs moyens d'incorporer ces innovations aux véhicules dans les chaînes de production dans un avenir proche.

Être retraité : quelle identité après le travail ?
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Le changement que représente le départ à la retraite semble avoir été bien vécu par une majorité des retraités. Deux retraités sur trois estiment qu’ils sont partis au bon moment et un sur dix serait même bien parti plus tôt. La majorité d’entre eux considèrent la période du passage à la retraite comme n’étant ni bonne ni mauvaise et près de 40 % d’entre eux pensent même que le départ à la retraite s’inscrit dans une période plutôt positive de leur vie.

Quitter la vie professionnelle défi nitivement n’empêche pas les retraités de se trouver une nouvelle place dans la société. L’identifi cation à la vie professionnelle disparaît pour une majorité d’entre eux. Être retraité a un sens propre suffi sant pour que sept retraités sur dix se sentent retraités, tout simplement, les trois quarts d’entre eux ne citant plus leur profession pour dire ce qu’ils sont aujourd’hui. Le fait qu’ils aient travaillé en moyenne 36 années de leur vie leur donne un lien avec le travail particulier qui explique en partie que les retraités ne pensent pas constituer une classe sociale : lorsqu’on parle de classe sociale, les retraités font référence à leur métier, comme les actifs occupés.

L es études quantitatives ont jusqu’ici princi-palement abordé la question de la place des retraités dans la société sous l’angle de la démographie (l’espérance de vie à 60 ans s’est allongée au fi l des générations), du fonctionnement et de l’équilibre des systèmes sociaux (évolution des dispositifs : Cor, 2001 ; Cloarec, 2000 ; Taddéi, 2000 ; Gaullier, 2002 ; âge de liquidation…), de la santé (dépenses médicales, évolution dans le temps de l’âge d’entrée en dépendance : Colin et Coutton, 2000), des revenus (alignement pro-gressif du niveau de vie des retraités sur celui des actifs : Hourriez, Legendre et Le Verre, 2001) et
des modes de vie (engagement associatif, sociabilité : Michaudon, 2001 ; Blanpain et Pan Ké Shon, 1999 ; Michaudon, 2000).

La vie s’allonge, et avec elle, le temps de l’« après travail ». Après le départ à la retraite, les personnes sont valides plus longtemps en raison des arrêts d’activité désormais plus précoces et de l’allongement de la période de vie sans dépendance. Par ailleurs, le niveau de vie des personnes âgées a fortement progressé, et en particulier celui des retraités. Les retraités ont donc les moyens physiques et fi nanciers de pratiquer des activités hors de leur domicile et de rester « actifs » plus longtemps qu’auparavant après leur vie professionnelle.

La retraite correspond donc à une période de la vie qui, tout en marquant la sortie du monde du travail, offre de plus en plus de possibilités d’activités et de participation sociale. Les retraités ne sont cependant pas des inactifs comme les autres.

L’émergence de ce nouvel âge de la vie est susceptible de susciter l’apparition d’une identité sociale propre aux retraités.

Certaines études ont abordé la question de la perception de la retraite, le plus souvent par le biais des souhaits des salariés en terme d’âge de départ à la retraite (Boarini, Caillot et Le Clainche, 2002 ; Molinié et Volkoff, 2003).

Le présent travail vise précisément à aborder l’étude de la retraite par une approche différente, à la fois transversale et subjective : celle de l’insertion sociale telle qu’elle est vécue par les retraités de l’affi rmation de leur identité. L’enquête Histoire de vie apporte en effet des informations sur la façon dont les retraités construisent leur relation aux autres et à la société en général. Elle permet de savoir en particulier l’importance que les retraités accordent au travail parmi les éléments qui permettent
de les défi nir et comment ils se positionnent dans la société par rapport aux actifs et aux autres inactifs. Elle nous renseigne aussi sur la manière dont ils ont vécu le passage à la retraite : auraient-t- ils préféré travailler plus ou moins longtemps et le moment où ils sont devenus retraités a-t-il marqué un changement important dans leur vie ?

Enfin, elle permet de savoir ce que signifi e pour eux « être retraités » dans la société française en 2003 et dans quelle mesure les retraités se reconnaissent dans cette identification. Les évolutions concernant la durée de vie, les revenus et l’état de santé ne touchent pas uni-formément l’ensemble des retraités. Un des objectifs de cette étude est aussi de voir comment ces disparités infl uencent les conceptions de la retraite et dans quelle mesure elles dépendent du parcours et de l’histoire personnelle et professionnelle. Enfin, nous verrons si les différences de comportement qui existent parmi les actifs entre des personnes d’âge, de sexe et de milieux sociaux différents, subsistent une fois la vie professionnelle terminée.

Source : Être retraité : quelle identité après le travail ? Insee www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/es393-394d.pdf

 

 

Partout en Europe, l'âge de la retraîte recule
Document sans titre Confrontés au vieillissement de leur population, plusieurs pays européens s'attachent à rouvrir l'épineux dossier des retraites, avec à la clé l'idée d'un départ plus tardif à la retraite des salariés.
La faillitte programmée des systèmes d’assurance vieillesse un peu partout en Europe amène la plupart des gouvernements à relever l’âge de départ à la retraite.
Allemagne, le gouvernement de grande coalition d'Angela Merkel doit fixer mercredi le relèvement de l'âge légal de la retraite à 67 ans à l'horizon 2029.La mesure est censée désamorcer une bombe à retardement démographique. Selon des données du ministère des Affaires sociales, d'ici 30 ans, l'Allemagne comptera deux actifs pour un retraité, une situation intenable pour l'actuel système de retraites par répartition.


AngleterreLe gouvernement britannique pour sa part a publié mercredi une loi qui prévoit notamment une augmentation progressive à 68 ans de l'âge de la retraite. Par ailleurs, la pension ne sera plus indexée sur l'inflation, comme actuellement, mais sur la progression des revenus, ce qui est plus avantageux.

L'Italie quant à elle doit ouvrir en janvier prochain des négociations pour une nouvelle réforme, à l'issue desquelles un relèvement de l'âge de la retraite est attendu..

La plupart des pays d'Europe de l'Est, confrontés à une quasi faillite des système de retraite hérités de l'ère soviétique, ont mis en place des réformes qui prévoient dans les dix ans à venir l'allongement de la durée du travail jusqu'à 62 ou 63 ans. .

En Pologne, les hommes travaillent jusqu'à 65 ans et les femmes jusqu'à 60 ans. Un débat est engagé sur une éventuelle augmentation de la durée de travail des femmes
Le gouvernement danois a conclu un accord avec la plupart des partis du Parlement prévoyant de reculer de 60 à 62 ans l'âge du départ en préretraite et de 65 à 67 ans celui du départ en retraite, une décision qui s'appliquera à partir de 2019 et s'étalera jusqu'en 2027. ..

Au Portugal, le gouvernement a signé un accord avec les partenaires sociaux sur un projet de réforme qui devrait être voté en janvier. Il est prévu que l'âge de la retraite passe de 65 ans à 65 ans un mois et un jour en 2008, 65 ans deux mois et 15 jours en 2009 et augmente ainsi jusqu'à atteindre 66 ans en 2017.
# Certains n'ont enrayé que les préretraites

La Commission européenne avait appelé en février les 25 à «intensifier leurs efforts de réforme face au vieillissement rapide des populations».Malgré l'impopularité de ces réformes, qui sont souvent dénoncées par les organisations syndicales, de nombreuses capitales se sont déjà engagées sur cette voie.
Certains Etats de l'UE ont décidé de ne toucher qu'aux systèmes de pré-retraite.
La Belgique a décidé de relever de 58 à 60 ans l'âge de la retraite anticipée. Tout en maintenant l'âge légal de la retraite à 65 ans, l'Autriche a également porté à 62 ans l'âge de la retraite anticipée et a allongé la durée de cotisation de 40 à 45 ans.

La France pour sa part a laissé l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, mais augmenté la durée des cotisations (40 ans en 2008, 41 en 2012, 42 en 2020).

Espagne. D'autres Etats membres ont choisi de mettre en place des systèmes de bonification pour pousser les salariés à rester le plus longtemps possible sur le marché du travail, comme en Espagne où la retraite augmente de 2% pour ceux qui partent après l'âge légal de 65 ans.

En Finlande, le système permet également de gagner plus pour un départ entre 63 ans (âge légal) et 68 ans, et pénalise les salariés qui partent avant 63 ans.

Quant à la Suède --citée par la Banque mondiale comme un possible modèle pour les pays confrontés, ou en passe de l'être, à un grave problème de financement des retraites-- l'âge de départ à la retraite y est flexible, à partir de 61 ans. De plus, le montant de la retraite y est calculé selon l'espérance de vie moyenne au moment du départ à la retraite, pour inciter les salariés à travailler le plus longtemps possible.


Malgré ces réformes, l'UE est encore loin de son objectif de 50% d'emploi des 55-64 ans, avec seulement 40,2% en 2003.

Source : www.Agevillage.com

 

Raoul Briet (FRR) : "nous réclamons une feuille de route"
Le Fonds de réserve des retraites (FRR) a besoin d'une "feuille de route quinquennale", prévoyant son financement et ses objectifs, a déclaré jeudi Raoul Briet, président du conseil de surveillance du FRR, faute de quoi il risque de devenir "une cagnotte à tout faire".

Le Fonds de réserve des retraites a été créé en 1999 afin d'accumuler des réserves financières dans le but d'assurer la pérennité des régimes de retraite de base du privé, des commerçants et des artisans à partir de 2020.

L'objectif initialement fixé est de cumuler à cet horizon 150 milliards d'euros, qui seraient débloqués entre 2020 et 2040. "Il faut se mettre d'accord sur un objectif, non en terme d'une somme globale, mais en terme des besoins de financements qui devraient être couverts par le Fonds de réserve entre 2020 et 2040", puis ensuite "s'accorder sur une feuille de route quinquennale prévoyant les financements pour remplir l'objectif fixé", a déclaré M. Briet, lors d'un colloque organisé par le Conseil d'orientation des retraites (COR). S'il n'est pas suffisamment alimenté, ce fonds risque de "devenir une sorte de cagnotte à tout faire", a-t-il mis en garde, en soulignant que "d'ici fin 2006, le fonds devrait disposer de 30 à 31 milliards d'euros, ce qui montre l'ampleur du chemin qui reste à faire".
"Avec 3,7 milliards d'euros versés par an de 2006 à 2020, le FFR disposera de 151 milliards d'euros en 2020, et pourra couvrir 36% des besoins de financement (du déficit, ndlr) des régimes éligibles" (régime de base des
salariés du privé, les retraites des commerçants et des artisans), a-t-il
indiqué.

Cette contribution permettrait aux actifs "d'économiser" de l'ordre de 1,65 point de cotisation de 2020 à 2040, a-t-il précisé, soulignant que "ce sont les générations nées autour de 2000 qui devraient être les grandes gagnantes du FRR".
"Pour couvrir en 2020 50% des besoins de financement, il faudrait verser 6,1 milliards d'euros par an", a ajouté M. Briet.

Les ressources actuelles du FRR proviennent de trois sources: un prélèvement social de 2% sur les revenus du patrimoine et de placement, les excédents éventuels de la Caisse nationale d'assurance vieillesse et des produits de
cessions d'actifs.

Source : www.agevillage.com

 

 

Karniewicz (présidente Cnav) : "Il faut travailler et payer plus"
Dans un entretien accordé à La Croix ce 23 novembre, Karniewicz, présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), estime que "des efforts supplémentaires" sont nécessaires pour les retraites, jugeant inéluctable de "travailler plus longtemps" et "payer plus", "Nous savions tous fort bien que la réforme (des retraites) de 2003 ne réglerait grosso modo que le tiers des besoins de financement", rappelle Mme
Karniewicz (CFE-CGC).

"Les déficits sont aujourd'hui plus forts que prévu, du fait du succès des départs anticipés avant 60 ans, réservés aux salariés ayant commencé à travailler tôt", poursuit-elle.
Le déficit de la branche vieillesse devrait continuer à se creuser en 2007 pour atteindre 3,5 mds d'euros, après 2,4 mds en 2006 et 1,9 md en 2005.
Selon Mme Karniewicz, "cela s'explique non seulement par le fait que les seniors ne se sentent plus à leur place dans les entreprises, mais aussi par la très grande inquiétude qu'une prochaine réforme ne durcisse les conditions de départ".

"Il faut avoir le courage de dire que des efforts supplémentaires sont nécessaires, compte tenu de l'augmentation de l'espérance de vie", explique Mme Karniewicz. "Cela signifie qu'il faudra travailler plus longtemps que les 41 annuités programmées par étapes à partir de 2009. Et d'accepter de payer plus pour nos retraites", précise-t-elle.
"Il est indispensable d'élargir l'assiette des cotisations au-delà des seuls salaires, par exemple en intégrant de nouveaux éléments comme l'intéressement, la participation ou les stock-options", relève la présidente de la Cnav, ajoutant qu'"en contrepartie, il faut impérativement arrêter de baisser le niveau des pensions".

Source : www.agevillage.com

 

 

Selon l’Arrco, les cadres verront leur retraite diminuer de 5% à 10% d'ici 2030
Document sans titre Une étude de la caisse de retraite complémentaire Arrco tente de chiffrer les réductions de revenus des cadres à la retraite
Les cadres devraient voir leur retraite diminuer de 5% à 10% d'ici 2030, en fonction des décisions que prendront les partenaires sociaux en 2008 sur la réforme des régimes complémentaires de retraite, selon une étude qui vient d'être transmise aux partenaires sociaux.

Cette étude de l'Arrco (retraite complémentaire des salariés) et de l'Agirc (cadres), dont fait état jeudi 2 novembre le quotidien la Tribune, calcule l'impact de l'ensemble des réformes intervenues depuis 10 ans (en 1993 et 2003 pour la retraite de base et en 1993, 1996, 2001 et 2003 pour les complémentaires).

Les salariés qui ont liquidé leur retraite en 2005, ont perçu une pension (base + complémentaire) inférieure de 5%, pour les cadres, et de 4% pour les non cadres, à ce qu'elle aurait été sans les réformes. Les salariées au Smic sont les seules à avoir une retraite supérieure de 3% grâce aux réformes. Pour les salariés qui liquideront leur retraite vers 2025/2030, le document présente deux scénarios en fonction de décisions qui seront prises en 2008 sur les complémentaires par les partenaires sociaux. Selon le premier, qui table sur un rendement des retraites complémentaires «décroissant» (renchérissement de la valeur d'achat du point de retraite), les femmes cadres verraient leur retraite diminuer de 9,3%, et les hommes cadres de 10,5%.

Pour les non cadres, cette baisse serait plus limitée: de 8,2% pour les femmes et 6,2% pour les hommes.Si les partenaires sociaux décident en 2008 de rétablir un rendement «constant» pour les retraites complémentaires (stabilité de la valeur d'achat du point), les femmes cadres ne subiraient une perte de leur retraite que de 5,6%, et les hommes cadres de 5,8%. Pour les non cadres, la baisse de retraite des femmes serait de 6,3% et celle des hommes de 4,2%. La différence entre ces deux scénarios, particulièrement forte chez les cadres, s'explique surtout par les difficultés rencontrées par l'Agirc qui, quelles que soient les hypothèses retenues, offrira des pensions en forte baisse (au mieux -8%, et au pire -15%).

Selon l'étude, qui sera examinée le 7 novembre lors d'une réunion entre les partenaires sociaux, l'Agirc sera en déficit à partir de 2009 ou 2010, et l'Arrco à partir de 2014 ou 2015.

Source : www.agevillage.com

 

 

L’unanimité au Conseil de la Cnav
Document sans titre Danièle Karniewicz (CFE-CGC) est réélue, à l’unanimité, Présidente du Conseil d’administration de la Cnav ; tout comme Marcel Lesca (UPA), Vice-Président.

3 défis majeurs pour cette mandature

Le nouveau Conseil s’est fixé 3 défis majeurs à relever au cours de la prochaine mandature :
- préparer le rendez-vous retraite de 2008 et être force de propositions pour assurer la pérennité du système de retraite par répartition ;
- défendre le niveau des pensions, ainsi que la revalorisation des retraites ;
- prévenir la perte d’autonomie et faciliter le maintien à domicile des personnes âgées.

Un conseil largement renouvelé

Pour ce faire, le Conseil est constitué d’une équipe renouvelée intégrant des représentants des jeunes cotisants et témoignant, ainsi, du souci de la solidarité entre les générations. En effet, un tiers des administrateurs titulaires, et la moitié des suppléants, entament un premier mandat.


La Ville de Grenoble et le Département de l'Isère organisent conjointement le colloque InnovaDom®
Document sans titre

Les nouvelles technologies peuvent apporter des solutions pour générer davantage de confort, de sécurité à domicile et pour permettre aux personnes dépendantes de garder une vie sociale. Pour cela il est essentiel d'intéresser les usagers, les familles et les professionnels et de les inscrire dans une démarque tant active que déontologique. L'objectif est de rendre ces services innovants accessibles à toutes les personnes dépendantes, quels que soient leurs revenus, leur lieu de résidence ou leur mobilité: il s'agit pour nous de mettre l'innovation technologique au service de l'innovation sociale.

Ce premier colloque permettra d’ouvrir un espace de réflexion, de rencontres et de projets entre professionnels sanitaires et sociaux, entreprises, chercheurs, décideurs et tous ceux qui s'impliquent dans le maintien à domicile et la qualité de la vie des personnes âgées ou handicapées.

Outre des conférences et des ateliers de travail une grande exposition présentant des produits et services innovants sera ouverte aux participants. La journée sera cloturée par une conférence grand public.

Source : www.grenoble.fr

Cinq mesures pour désamorcer la bombe à retardement démographique
Document sans titre Le vieillissement de la population européenne pose un problème sans précédent à l’ensemble de la société, mais c’est un problème à la résolution duquel il faut s’atteler sans attendre. Telle est la conclusion d’une nouvelle communication de la Commission, intitulée « L'avenir démographique de l'Europe, transformer un défi en opportunité », selon laquelle les États membres sont capables de faire face à l’amenuisement de la main-d’œuvre et, précisément, au vieillissement de la population. Les clés du succès sont, en l’occurrence, l’encouragement au renouvellement démographique, la création d’emplois et l’allongement de la vie professionnelle, l’accroissement de la productivité, l’intégration des immigrés et la viabilité des finances publiques.

Le commissaire à l’emploi, aux affaires sociales et à l’égalité des chances, M. Vladimír Špidla, a déclaré à ce propos : « Les préoccupations engendrées par l’existence d’une bombe à retardement démographique doivent nous conduire à engager immédiatement la réforme qui s’impose. Les dix prochaines années nous offrent un créneau : sachons l’exploiter comme il convient ! »

La nouvelle communication énonce cinq mesures concrètes pour épauler les États membres dans leur adaptation au changement démographique suivant leurs caractéristiques nationales respectives :

* aider les citoyens à équilibrer vie professionnelle et vie privée, de manière qu’ils puissent avoir autant d’enfants qu’ils le désirent ;
* améliorer les perspectives d’emploi pour les personnes plus âgées ;
* accroître le potentiel de productivité et de compétitivité par une valorisation de la contribution des travailleurs âgés comme des plus jeunes ;
* exploiter les avantages inhérents à l’immigration pour le marché de l’emploi ;
* veiller à la viabilité des finances publiques pour contribuer à garantir une protection sociale à long terme.

Pour M. Špidla, « l’Europe de demain commence aujourd’hui. Les pouvoirs publics doivent modeler leurs politiques en fonction du nouvel ordre démographique. Par exemple, les femmes entre 30 et 45 ans se voient de plus en plus fréquemment astreintes à porter un triple fardeau : maternité, carrière et prise en charge des parents, à mesure que ceux-ci avancent en âge. Dans le contexte de la “méthode du cycle de vie”, nous devons assouplir nos systèmes éducatifs et nos schémas professionnels, de manière à aider ceux qui veulent avoir des enfants au moment choisi par eux ». Le commissaire a ajouté : « Il est important que les États membres adressent aux entreprises comme aux particuliers un message convaincant qui soit de nature à inciter les uns comme les autres à modifier leurs attentes et leur comportement, notamment en ce qui concerne le marché du travail. »

La stratégie de l’Union européenne pour la croissance et l’emploi, conçue pour surmonter les problèmes qu’engendre le vieillissement démographique, décrit une réforme en plusieurs étapes concrètes : il est impératif de modifier le fonctionnement des entreprises, notre organisation du travail et notre gestion du changement. La communication ne prône pas l’adoption d’une nouvelle stratégie devant le vieillissement : elle insiste plutôt sur la nécessité pour les États membres d’intensifier leurs efforts et de concrétiser la stratégie pour la croissance et l’emploi. Toutes les politiques doivent prendre en considération le vieillissement de la population européenne.

Les Européens vivent plus longtemps et en meilleure santé et l’accès des femmes au marché du travail est devenu plus équitable. C’est là une évolution dans la bonne direction, mais nous sommes aussi tenus de revoir nos politiques en matière de retraite. Les premiers résultats enregistrés dans les États membres sont encourageants et montrent que l’Europe peut relever le défi.

Aujourd’hui, on compte quatre personnes en âge de travailler pour une personne de plus de 65 ans. Avec la chute des taux de natalité, l’augmentation de l’espérance de vie et le départ à la retraite de la « génération du baby-boom », ils ne seront plus, d’ici à 2050, que deux travailleurs à cotiser pour un retraité. Mais, malgré la contraction de la part de la population européenne en âge de travailler, le taux d’emploi en général devrait continuer de s’élever jusqu’en 2017, conséquence de l’arrivée et du maintien sur le marché du travail d’un nombre accru de femmes et de personnes âgées.

La communication fait suite à une récente consultation publique sur la démographie[1] et au sommet informel de Hampton Court, en octobre 2005. Parallèlement, la Commission lance une consultation des partenaires sociaux sur la conciliation de la vie professionnelle, de la vie privée et de la vie familiale et publie une communication sur la viabilité des finances publiques (voir IP/06/1356).

Lancement de la première phase de la consultation des partenaires sociaux sur la conciliation de la vie professionnelle, de la vie privée et de la vie familiale

Des progrès considérables ont déjà été accomplis à l’échelon de l’Union européenne quant à l’octroi aux travailleurs de droits de maternité et de droits parentaux. Les États membres qui sont allés au-delà des prescriptions de la réglementation communautaire ont démontré les avantages des politiques de conciliation : une combinaison de dispositions souples en matière de congés et d’infrastructures de qualité pour l’accueil des enfants et des personnes à charge permet à un plus grand nombre de femmes de pénétrer sur le marché de l’emploi.

Forum européen sur la démographie

La plupart des questions liées au débat sur la démographie relèvent de la responsabilité des États membres, mais elles concernent l’Union européenne dans son ensemble.

Les 30 et 31 octobre, la Commission accueillera le premier Forum démographique européen semestriel, qui réunira des experts gouvernementaux et qui viendra prolonger la communication. L’objectif visé est de recenser et d’échanger les meilleures pratiques suivies dans le domaine du vieillissement (voir exemples de succès remportés par des États membres dans le MEMO/06/372 ci-joint), de manière à offrir aux États membres des idées neuves et à combattre le sentiment que le vieillissement représente une menace pour notre prospérité économique et sociale.
Link to Communication on Demography:

http://ec.europa.eu/employment_social/news/2006/oct/demography_en.pdf
Link to Communication on First-stage Consultation on reconciliation of professional, private and family life:

http://ec.europa.eu/employment_social/news/2006/oct/consultation_reconciliation_en.pdf
Forum européen sur la démographie :

http://ec.europa.eu/employment_social/emplweb/events/event_fr.cfm?id=625
Pour plus d’informations :

http://ec.europa.eu/employment_social/social_situation/index_fr.htm

[1] Livre vert de 2005 : consultation publique sur la démographie :

http://ec.europa.eu/employment_social/news/2005/mar/comm2005-94_fr.pdf

http://ec.europa.eu/employment_social/news/2005/mar/comm2005-94_en.pdf

http://ec.europa.eu/employment_social/news/2005/mar/comm2005-94_de.pdf

Encore plus de services sur www.retraite.cnav.fr pour préparer et demander sa retraite
Document sans titre Pour préparer et demander sa retraite de la Sécurité sociale, le site de la Cnav propose toute une gamme de services en ligne gratuits, répartis selon les âges et les situations des personnes. A noter que, les services personnalisés sont sécurisés et ne sont accessibles qu’après s’être inscrit en ligne et avoir reçu un code confidentiel.

Les services en ligne offerts aux salariés du secteur privé permettent de :

• Faire le point sur sa future retraite avant 54 ans
- visualiser son relevé de carrière ;
- simuler sa retraite avec M@rel (ma retraite en ligne) pour obtenir un montant approximatif de sa retraite (base et complémentaires), calculée à partir du profil de carrière choisi.

• Préparer sa retraite dès 54 ans
- demander la régularisation de sa carrière ;
- obtenir une estimation précise de sa retraite de base et déterminer la meilleure date de départ en faisant varier les dates et le nombre de trimestres.

• Effectuer les démarches pour demander sa retraite (Attention, la demande de retraite en ligne ne concerne pas les retraites anticipées pour carrière longue)
- demander sa retraite (à condition d’avoir appartenu au seul régime général ou au régime général et à un ou plusieurs régimes spéciaux) ;
- consulter le suivi du traitement de son dossier.

• Disposer d’informations quand on est à la retraite
- consulter le montant à déclarer aux impôts ;
- consulter les trois derniers paiements de sa retraite.

www.retraite.cnav.fr permet également d’accéder à des informations, notamment lorsque l’on débute une carrière, que l’on travaille à l’étranger ou encore en cas de veuvage. Il renvoie par ailleurs sur le site Infoplus seniors, destiné aux retraités souhaitant connaître les services qui peuvent faciliter leur vie à la retraite.

Etude : en Corée du Sud, plus de la moitié des seniors sont dépendants

Selon un rapport publié par l'Office National des Statistiques (NSO) le 1er octobre, les couples seniors ont vécu avec environ $ 1,260 en moyenne par mois l'année dernière, soit seulement 38.7 % du revenu moyen d’une jeune famille.

De plus, 54.6 % de leurs revenus proviennent des fonds gouvernementaux.

Ces couples dépensent environ 1.1 million de Won en moyenne, et peuvent en épargner environ 30.000.
« Les couples seniors » de l’étude sont constitués d’un mari et d’une épouse de plus de 65 ans.

Seule 1 personne sur 10 de cette tranche d’âge se dit être satisfait de son niveau de revenu. Plus de la moitié a postulé pour un travail afin d’arrondir les fins de mois et d’améliorer son niveau de vie.

Environ la moitié des personnes âgées de plus de 65 ans disent connaître des problèmes financiers sérieux. Et il sont de plus en plus dans ce cas là puisque l’étude démontre une augmentation de 10.7 % depuis 2002, suivie des problèmes de santé à 30.1 % et de solitude à 6.4 %.

Alors que la population Coréenne vieillit rapidement, le nombre de citoyens actifs est en régression. En 2006, il y avait 7.6 personnes actives par personne à la retraite. Le schéma était de 11.6 personnes il y a 10 ans. En 2020 et 2030, ce schéma diminuera, passant respectivement de 4.6 et à 2.7personnes par retraité.

Un nombre croissant de personnes âgées vivent seul en raison de leur divorce.
L'année dernière, environ 2.600 hommes et 922 femmes de plus de 65 ans ont divorcé, 4.4 fois plus pour les hommes et 6.7 fois plus pour les femmes que 10 ans plus tôt. Les hommes de plus de 65 ans qui se sont remariés sont au nombre de 1.570, et les femmes de 410, 2 fois plus que 10 ans plus tôt. 18 personnes sur 100 vivent seules.

Au 1er juillet 2006, la population des plus de 65 ans comptait 4.6 millions de personnes, représentant 9.5 % de la population totale. C'est à dire 3.4 % de plus qu’il y a de 10 ans.

les Phillippines ciblent les baby boomers Japonais

Pendant les 30 ans où les Philippines avaient encouragé les japonais à venir dans leur pays, seulement 12.000 visiteurs ont joué le jeu.
En Thaïlande, les Japonaises arrivent à un rythme de 12.000 par mois.

L’avantage de Davao est que les liens culturels et historiques sont forts et déjà bien établis ; c’est pourquoi le maire vise une augmentation touristique qui pourrait aller jusqu’à 25.000 personnes.

Cependant les équipements doivent être développés pour que les investisseurs adhèrent à de tels projets.

Le responsable de l’équipement et du commerce, Mr Lavina, a indiqué que plusieurs quartiers de la ville détiennent un fort potentiel de développement.

« C'est simplement une question de marketing et d’emballage » a-t-il ajouté.

Pendant sa visite au Japon au mois de Septembre, Lavina a insisté sur les priorités de d’investissements de la ville.

Le Président de l’association de tourisme de Davao , Art Boncato, affirme que de très nombreux baby boomers ont déjà réservé dès l'année prochaine leur départ pour les Philippines.

Selon lui, le département Phillipin des retraites, a déjà développé de nombreux services comme les villages de retraite.

Boncato a également placé l’urgence sur les équipements qui doivent être développés comme les hôpitaux ou encore les stations thermales.

« Peut-être que les services pourraient être adaptés à un environnement propice et agréable de façon à ce que les Japonais viennent construire leur maison dans ces endroits conçus pour eux » a-t-il indiqué.

Une fois que l'accès par avion sera mis en place, la prochaine priorité sera de créer des lignes directes ».

USA : développer les « villages de communautés » pour répondre aux besoins d’une population vieillissante
Pour répondre aux besoins des villes dans l’organisation de la population vieillissante, cinq organismes nationaux ont travaillé afin d’évaluer les « niveaux de vieillissement » des communautés Américaines et pour identifier les solutions. L’enquête est réalisée par l’agence de conseil spécialisée sur le vieillissement de la population « Met Life ».

Le projet est mené par l'association nationale des agences du secteur sur le vieillissement (n4a), en association avec le comité de gestion de chaque ville/comté et la ligue nationale des villes Américaines.

« MetLife est heureux de soutenir ce projet, qui, nous croyons, permettra de prendre conscience si nécessaire, des besoins et des évolutions de la population vieillissante et son impact sur les communautés à travers le pays, » a indiqué le Président de Met Life, Sibyl Jacobson.

Dans la première phase du projet, Met Life produira une étude de marché qui sera distribuée à 10.000 gouvernements locaux qui les